lundi 21 mai 2018

Voyage en terre d’Opaline



Je voulais écrire quelque chose pour les cinquante ans de Mai 68...

Alors voilà...

- Le conte en totalité...

Voyage en terre d’Opaline





- Ou bien vous pouvez écouter certaines parties du conte...

Divine rencontre



Terre d'Opaline



Théo, le voyageur



Les souvenirs



Balade en Opaline




- Et, enfin les textes du conte...


L’étang embrumé


Sur l’étang embrumé
A l’aube encore pudique
Un cygne en majesté
Se présente olympique

Blanc comme pureté,
Sous la légère bruine,
Sur l’onde, il nage en paix
Sans un bruit, comme un signe

De longues prêles se dressent,
Comme des baguettes de chine,
Sur la rive, elles caressent
Quelques fleurs d’aubépine.

Au milieu de la mare,
Où le cygne se dirige,
Des feuilles de nénuphar
Humblement s’affichent

Leurs pétales en bourgeon
Aux couleurs divines
S’ouvriront aux chauds rayons
Du soleil du midi.

Dans le silence endolori,
Aux douces vapeurs photographiques,
Un mystère s’épanouit,
Aux aurores chimériques

Divine rencontre


Là, derrière de superbes roseaux
Enveloppée d’un drap de brume
Se dressant au dessus de l’eau,
Comme une étincelle à la lune.
Le regard pâle, vers l’infini
Les cheveux fins en soie de Chine
Sur des épaules frêles et blanchies
Par la fraîcheur qui la patine.
Elle se montre, elle s’expose,
Une lumière dans l’ombre transie,
La révèle à peine éclose,
Comme une grâce épanouie.
Dieu, qu’elle est belle, dans sa parure,
Insigne instant, au bord de grève,
Dans le seul voile de la nature
Céleste réalité d’un rêve.
Elle se pose, au cœur de l’étang,
Nymphe étoilée d’un matin assoupie,
Nue, dans le vertige du moment,
Les lèvres exaltant la folie.
Belle folie si souvent enfouie,
Dans l’ombre de nos réalités,
Cachée, rejetée, interdite.
Mise au fer, pour l’éternité.
Cet Amour trop emprisonné,
Dans nos oubliettes mortifères,
Dans nos prisons de la pensée,
S’échoue-là, dans l’éphémère, l’éphémère.
Dieu que ses lèvres sont belles,
En cette clarté grandissante,
Elle se livre aux matins du soleil,
Merveilleuses et renaissantes.
Philtre aux effluves passionnés,
Porteuses des plus beaux mots d’amour
Baiser suprême, suprême baiser,
Où la flamme s'embrase au grand jour.
Son corps tendu tel un drapeau,
Livré au vent des alizés,
Flottant sur l’onde, charmant tableau,
Affichant une silhouette ambrée.
Devant ces reflets de beauté
Le monde n’est plus, il n’y a qu’elle,
Qu’elle. Une si sublime envolée, une si sublime envolée.


Les terres d'Opaline


Ses galbes séraphiques
Aux déesses empourprées
De carmin magnifique,
S’allongent sublimés.

Ses rubis chimériques
Aux rêves enlacés,
S’alignent géométriques,
Éternel magnifié.

Silhouette soyeuse,
Aux reflets de lumière,
Mystique et radieuse,
Libre comme l’éclair.

Ondoyant paysage
Devant l’imaginaire,
Nymphe comme une image,
Nymphe comme l’air.

Le voile cristallin,
Au lever de brume,
S'évapore soudain
Et le matin s’en parfume…

Effluve aux mille sens,
Emportant l’esprit,
Étrange quintessence
Au limite de la vie.

Visage perlé de finesse
Aux regards angéliques
Juste beauté de l’ivresse,
Sculptée dans l’éthylique.

Et, le silence nous parle,
D’esthétique, d’harmonie,
Quand nos sens se cavalent
Dans un cri de folie.


Théo, le voyageur


Assis sur un banc au bord de l’étang,
Le visage immobile et absent,
Plongé dans un rêve, tel l’enfant,
Noyé dans l’innocence de l’instant,
Théo se laisse emporter par la magie,
Hypnotisé par cette sublime muse,
Aux éthers exaltants, il divague,
Son esprit charmé, s’en amuse.

Il se libère, s’envole, s’évade,
L’espace, ni le temps n’y font rien,
Cette blanche dame en balade,
A peine voilée, lui tend la main,
Le bras lancé, comme les amarres
D’un bateau ivre qui s’en irait
Aux frontières infinies de l’espoir,
Là où tout est possible, parfait…

La belle fée, un sourire accroché
A la finesse de son minois,
Ses lèvres aux douces voluptés,
Enveloppées d’un parfum délicat.
Si sublimement dessinées,
Sculptées, des mains de l’Amour,
Tel un interminable baiser,
Sur le ciel pur du toujours
Les yeux, cristallins comme l’azur,
Lumineuses topazes de l’étrange,
Serties d’éclats aux multiples augures
Aspirant aux âmes des anges.

Venait-elle, en messagère
Chargée de paroles de paix
Aux Hommes de notre terre.
Annoncer le jour de clarté…
Ce vieil homme, assis sur ce banc,
Contemple ce magnifique mirage
Troublé par la beauté du moment,
Pour ce si mystérieux voyage…

Alors, il se lève, d’un seul trait,
Aux forces des lumières de l’éclair,
A la violence du vent mauvais,
A la toute puissance du tonnerre.
Les bras ouverts au firmament
La tête dressée, vers l’éternel
Debout, élancé, grandissant,
Dans sa folie, il s’émerveille
Théo tend la main, rêve insensé,
La fée, étreignant l’homme fou,
Comme pour l’arracher, l’effacer
Aux temps, le gommer pour toujours.
Perte infinie, réalité sublimée,
Où le vide harponne la vie,
Où rien ne résiste à la folie,
Le vent harcèle son esprit.
Il souffle, tempête, hurle, rugit,
Emmène son âme, à la dérive,
Là où les paradis sont d’artifice,
Où le graal déverse ses délices.
Aspirant l’ultime flamme,
Dans le néant de l’asphyxie,
Un ineffable épigramme,
Où les mots se blottissent, transis.
Où la pensée se dissipe dans l’oubli.
Ne laisse rien de tes souvenirs…
Ne laisse rien de tes souvenirs…

Souvenirs

Ce parfum boisé, délicat,
La force de cette étreinte,
Le timbre fragile de la voix,
Ce souffle comme une plainte,
La douceur de sa peau…
Rien ne lui semble étranger,
Il connaît cette femme Théo,
Ce vieil homme, à la peau bronzée.
Une fine larme vient se loger
Dans le creux de sa joue ridée,
Des frissons submergent son âme,
Il renaît, à nouveau s’enflamme
Mais, oui, Théo, tu te souviens,
Les longues plages de sable sans fin,
Opaline courant, les pieds nus,
Dans le cristal des vagues, ingénue
Sa robe d’été aux belles roses rouges,
Flottant dans la brise des discours.
Amante éclatante de merveilles
Aux doux couchers de nos soleils
Au belvédère de nos utopies,
Les soirs de lune ronde, elles sourient
Ses rires éclatants, son amour,
Théo, tu t’en souviendras toujours,
Cette femme que tu as tant aimée,
Cette femme que tu as tant cherchée,
Elle est là, Théo, dans tes bras,
Comme avant, la première fois,
Tu te souviens, Paris, les pavés,
Les manifs au quartier latin,
Les idées Théo, les idées…
Sur les vitrines des magasins…
Tu écrivais tes Libertés
Dans la foule, vous n’étiez qu’un
Te souviens-tu, Théo? 68?
Le rêve n’est pas une fuite,
Il faut toujours s’y raccrocher,
À la cime de tes nuages, grimper.
Qu’ils t’emportent loin, vers Opaline,
Croire, Théo, croire, et imagine,
C’est plus fort que tout, …
Croire, aimer, rêver, c’est la vie,
C’est l’amour aux couleurs 68.
Ne laisse rien de tes souvenirs…
Gardes tout au fond de ton cœur…
Au fond de toi!...
Personne ne pourra te l’enlever
Personne…
Personne, Théo!

Épilogue

Théo a rejoint Opaline,
Sur une terre lointaine,
Tous deux vivent heureux…
L’éternité est leur seule histoire…
Ils savent plus que tout que rien ne s’efface,
Tout se construit du passé,
Et que leurs souvenirs bordent chaque nuit leurs rêves du futur…

Balade en Opaline

Sur ta peau d’opaline,
A l’ivresse du temps,
A tes mots en sourdine,
Caressés par le vent
Sur tes épaules si fines,
Que la nuit s’est couchée
Aux matins embrumés

Sur tes lunes de sable,
Aux rondeurs exotiques
Aux captivantes flammes,
Aux audaces alambics,
Sur ton dos en épigramme,
Où le soleil s’est jeté,
Si tendrement brûlé.

Sur tes lèvres en suspense,
Aux plus beaux des récifs
Aux frôlements des sens,
Étourdissantes et complices,
Elles se posent, se balancent
Aux plus beaux des étés,
Et enfin te croquer.

Sur les dunes enveloppées
Aux douceurs tentacules
Aux sublimes envolées
Aux vapeurs majuscules,
Elles se couvrent de baisers
Et la mer les emmène,
Aux fragiles des « je t’aime ».

Sur la soie constellée,
Aux délicieuses froissures,
Où ton corps apaisé
Au démon d’Épicure
S’embellit, dévoilé
Exposant ses velours
Aux regards de l’amour,


Textes et musique de Robert Nicollet.



vendredi 13 avril 2018

Je ne t’attends plus





A l’horizon où le ciel se couche
Des rougeurs sublimes du soleil,
Où les nuages souvent accouchent
De l’ombre obscure, du sommeil.
Quand le vent calme ses folies
Dans la naissance grisante des nuits,
J’entends le silence, j’entends l’oubli,
Je reste là, et je t’attends.
Je t’attends là, jusqu’à plus tard,
Je t’attends là comme tous les soirs,
Là, dans cette chambre, chargée d’espoir
Eternellement, je t’attends.

Pour nos hivers, d’or, d’étincelles
Pour nos printemps, de fleurs pastelles
Pour nos étés au clair de miel
Quand nous draguions le septième ciel
Pour cet automne, mal en point,
Pour ce fichu train qui t’emmène,
Vers une autre gare, un autre destin,
Comme je crie, comme je t’aime,
Je t’attends là, jusqu’à plus tard,
Je t’attends là comme tous les soirs,
Là, dans cette chambre chargée d’espoir
Eternellement, je t’attends.

Tu as fermé nos portes secrètes,
Caché nos photos, jeté nos lettres
Tu as claqué dix ans de bonheur
D’un revers de manche, en deux heures.
Sur les cachots sombres de l’oubli
S’enfuient nos passions, s’enfuie l’envies
Nos écorchures nous font si mal
Que la rupture semble banale
Mais, je t’attends là, jusqu’à plus tard,
Je t’attends là comme tous les soirs,
Là, dans cette chambre pleine d’espoir
Eternellement, je t’attends.

Tu sais la vie est éphémère,
Il faut savoir taire nos guerres,
Il faut savoir aller plus loin,
Là où les étoiles tracent nos chemins
Là où la vie s’enflamme d’amour,
Là où nos cœurs sont sans détours,
Et qu’ils nous offrent l’infini,
Pour s’aimer là, toute une vie…
Je t’attendais, mais c’est trop tard,
Je t’attendais comme chaque soir,
Las de t’attendre, on s’est perdu
Et cette fois-ci, je n’t’attends plus


Paroles et musique : Robert Nicollet.

mercredi 21 mars 2018

Y’a un peu d’toi, dans ce que j’suis.




Ça fait longtemps, que j’suis parti,
De ton école, tout près d’Annecy,
C’est toi qui m’as appris à lire
Toutes ces merveilles à découvrir.
Sur ton tableau vert, à la craie,
La date du jour, tu inscrivais
J’trempais ma plume dans l’encrier
Et, je recopiais sur mon cahier…
Alors, Maîtresse, je te remercie,
Des mots tendresse, des mots gentils,
Y’a un peu d’toi, dans ce que j’suis.

Des douces voyelles aux dures consonnes,
Qui  finissent par des mots qui sonnent,
Des mots, des phrases, puis des idées,
Un beau cadeau de liberté.
Combien de fois, tu m’as aidé,
T’as trouvé les mots qui fallaient,
J’étais têtu, et très craintif,
J’rentrais mon cœur, bien trop à vif.
Alors, Maîtresse, je te remercie,
Des mots tendresse, des mots gentils,
Y’a un peu d’toi, dans ce que j’suis.

Bien sûr, j’aimais trop la récré,
Je jouais aux billes, ou au piquet,
Mais quand la cloche retentissait,
Un grand sourire, m’accueillait.
T’as semé des graines, dans mon jardin,
Un peu d’engrais, un bon coup d’main,
T’as su m’donner, l’envie d’apprendre
D’ouvrir les yeux, d’savoir entendre.
Alors, Maîtresse, je te remercie,
Des mots tendresse, des mots gentils,
Y’a un peu d’toi, dans ce que j’suis.

Paroles et musique: Robert Nicollet

lundi 12 mars 2018

Quand je s’rai vieux…








Quand je serai vieux, je raconterai des blagues,
Pour rigoler le soir d’vant le bruit des vagues
Un verre à la main, de je ne sais quoi,
Qui chauffe le cœur, d’amitiés et de joie.
Devant la cheminée, près du feu de bois,
Je referai le monde, je rêverai, tu verras
D’une terre si belle, qu’on vivra heureux,
Tout ça, bien sûr, parce que j’s’rai vieux.

Quand je serai vieux, après 75 ans,
Je dirai aux jeunes et à leurs parents,
Qu’il faut se battre pour nos libertés,
Et à ce jour, bien, c’n’est pas gagné.
La vie est belle, quand elle parle d’amour,
Et qu’il vaut mieux la paix au grand discours,
Que l’argent n’est rien, le pouvoir n’vaut pas mieux,
Tout ça, bien sûr, parc’que je s’rai vieux.

Quand je s’rai vieux, j’chanterai des ballades,
Les lunettes sur le nez, ma guitare en bataille
La voix tremblante, mais le cœur battant
Pour faire le jeune que j’étais à vingt ans.
Quand je serai vieux, je vivrai de mes rêves,
La tête dans les étoiles, jusqu’à c’que la nuit s’achève,
Puis au p’tit matin, le regard vaporeux,
Je me dirai, qu’est-ce que j’suis vieux.

Paroles et musique : Robert Nicollet.


mardi 6 mars 2018

Le vol des corbeaux









Quand le matin se lève,
Sur la terre de Syrie
Quand le matin s’éclaire
Sous les ruines endormies
Quand la nuit s’achève
Et que le monde se déchire,
Que même une trêve,
On ne sait pas la suivre.
J’entends le vol des corbeaux,
Déchirer l’horizon,
J’entends les bombes, les canons
J’entends la terreur qui gronde,

Quand il ne restera rien,
Que des corps de poussière,
Que même les chiens,
Seront victimes de ta guerre.
Quand le silence de l’enfer
Hurlera au néant
Qu’il n’y aura que des pierres
Pour seul testament
Entendras-tu ta conscience,
Roder au bord de ces ruines
De ton propre pays,
Que tu auras détruit.

Verras-tu un seul jour,
Les larmes de sang
Versées pour toujours,
De tes propres enfants.
Entends-tu donc leurs cris
Ils sont plus forts que tes bombes,
Plus forts que ton mépris,
Que ta haine la plus sombre,
J’entends toujours tes corbeaux,
Déchirer l’horizon,
J’entends toujours les bombes,
Et la terreur qui gronde,


Paroles et musique : Robert Nicollet

jeudi 22 février 2018

Si...






Si tu m’aimes un peu,
Dis-moi le dans les yeux,
Et caresses moi le cœur,
Pour que sèchent nos pleurs.

Si tu m’aimes un peu,
J’aimerais sentir tes lèvres
Ton souffle amoureux
Avant que le jour se lève.

Si tu m’aimes un peu
Regardes, au loin, il pleut,
Tu sais, j’ai tant d’amour à te dire,
Tant d’amour à t’offrir.

Si tu m’aimes un peu,
Laisse-moi sécher tes larmes,
Te regarder dans les yeux,
Pour te réchauffer l’âme,

Si on s’aime tous les deux,
On a le droit d’être amant et heureux
De croiser le monde dans les yeux
Et, de se dire amoureux.

Si, tu m’aimes un peu,
Laisses-moi t’embrasser mon amour,
Laisses mes mains dans tes cheveux
Laisser-moi t’aimer au grand jour…

Si, tu m’aimes encore
Saouls de nos chants d’amour
Saouls de l’envie de s’aimer
Saouls sur le chemin du toujours…

Si, la vie, c’est à deux,
Je m’lasserais d’un trop petit peu,
J’préfèrerais m’en aller,
Te quitter, s’envoler…

J’irais, quelque part mais ailleurs,
Tricoter le temps et les heures,
La solitude est bien trop forte,
Que rien ici ne l’emporte…

Paroles et musique

Robert Nicollet

jeudi 15 février 2018

Quand on n’aime plus






Quand on n’aime plus, on a l’cœur en sommeil
L’âme suspendue, aux nuits sans étincelle
Quand on n’aime plus, on vit en noir et blanc,
On ne rêve plus, tristement, on attend…
On attend du jour, où le soleil luira
Qui dans son toujours, nous emportera,
Quand on n’aime plus, le temps est souvent lourd
Lourd de sans issue, lourd du manque d’Amour.

Quand on n’aime plus, il reste les souvenirs,
Du temps qui n’est plus, celui du désir…
Quand on n’aime plus, la vie est un soupir,
On perd l’envie d’aimer et celui de séduire.

Quand on n’aime plus, les jours nous font grise mine
Et dans cette inconnue, souvent nos nuits blanchissent,
Mais la vie continue, cachée dans le déni,
Chargée de convenu, comme de vieux gestes appris.
Quand on n’aime plus, le monde est étranger,
Il ne nous parle plus, on s’est bien trop lassé
On ferme les paupières, on s'endort lentement
Sur le chemin du peut être, on s’accroche souvent

Quand on n’aime plus, il reste les souvenirs,
Du temps qui n’est plus, celui du désir…
Quand on n’aime plus, la vie est un soupir,
On perd l’envie d’aimer et celui de séduire.

Quand l’amour n’est plus, sans qu’on veille renaître
On l’voit suspendu, au bord d’une fenêtre,
Un regard qui sourit, un geste, un mot gentil,
Et l’envie nous revient, l’envie d’avoir envie
De cueillir les étoiles, de monter dans les nues,
D’hisser la grand’voile, conquérir l’absolu
Et quand l’amour renaît, qu’importe le temps perdu,
On s’envole dans le ciel pour embrasser la lune



Paroles et musique : Robert Nicollet.

mercredi 7 février 2018

Nus,






Nus, comme le silence des statues
Comme un amour perdu
Comme une larme dans les nues
Nus, comme nos corps en naufrage.
Nos deux vies sous les nuages
Enfermés, dans une cage.
Nus, éternellement, nus
Mais guettant la décrue
Comme urgence absolue.
Je t’appelle, si tu m’entends,
Là où le fleuve est si grand
Qu’nos maisons baignent dedans.

Nus, comme la force du vent,
Des mers, des océans,
Et la rage du temps
Nus, la tempête s’est tue,
Le fleuve est encore en crue,
Désolante, et têtue.
Nus, il pleut comme je n’en peux plus
Sur nos souvenirs disparus
Emportés, je n’sais plus.
Je t’appelle, si tu m’entends,
Là où le fleuve est si grand
Qu’nos maisons baignent dedans.

Nus, mon amour en colère,
Solitude arbitraire
Pourquoi donc se taire ?
Seul, en souffrance, mais unis,
La France n’est pas Paris,
Alors, pourquoi l’oubli…

Je t’appelle, si tu m’entends,
Là où le fleuve est si grand
Qu’nos maisons baignent dedans.


Paroles et musique : Robert Nicollet

lundi 29 janvier 2018

Mon jardin secret.






Quand je me réveille le matin à 7 heures
Il y a des mésanges bleues, qui me chantent en chœur
De belles ballades, qui me font voyager
Dans le jardin, où le soleil s’est levé.
Viens donc rêver, dans mon jardin secret,
Fermes les yeux, et laisses toi aller.

Il y a des clowns, acrobates, et jongleurs,
Le rire aux lèvres, et la main sur le cœur.
Un cracheur de feu, et un briseur de chaîne,
Un ours géant, qui fredonne des rengaines
Viens donc rêver, dans mon jardin secret,
Fermes les yeux, et laisses toi aller.

Les tulipes jouent de la clarinette
Et les narcisses se la joue à Yépès,
La guitare écoute de douces mélodies
Que les roses jouent à l’orgue de Barbarie
Viens donc rêver, dans mon jardin secret,
Fermes les yeux, et laisses toi aller.

Accroches-toi aux ailes des verdiers,
Ils t’amèneront aux parcs des Libertés,
Là où la vie souffle comme un éclat de rires,
Où le soleil brille que pour le plaisir.
Viens donc rêver, dans mon jardin secret,
Fermes les yeux, et laisses toi aller.

Viens déguster du muscat de Hambourg
Juste arrosé par la rosée du jour,
Puis, respirer, près d’un piano à queue,
Ecouter du Chopin en fermant les yeux.
Viens donc rêver, dans mon jardin secret,
Fermes les yeux, et laisses toi aller.
Aller viens.


Paroles et musique : Robert Nicollet

mardi 23 janvier 2018

Sur les dunes de l’Espiguette






Le vent souffle, c’est la tempête,
Sur les dunes de l’Espiguette,
Le sable s’envole, fait des pirouettes
Devant le r’gard, inquiet des mouettes
Le ciel s’emporte, noir de gris,
Jusqu’au bout, vers l’infini,
Le jour, la nuit, je n’sais plus trop,
Il n’y a pas d’heures, pour s’lever tôt.
Il n’y a plus d’heures, pour s’lever tôt.

Il pleut sur la mer, jusqu’au ciel,
Ce sont les larmes de l’éternelle
Donnes-moi ton souffle, comme un sourire
Comme une caresse, sans devenir
Le phare s’accroche, aux solitudes,
Il a la force et l’habitude,
La pluie, le vent, les vagues hurlent
Et sur la peau, le sable brûle
Et sur ma peau, le sable brûle

Les vagues se lassent, sur cette plage,
Elles ont la couleur, des nuages,
Un peu d’écume qui s’illumine,
Sur la grisaille qui l’égratigne,
Et dans le ciel, je vois tes yeux,
Une lumière, aux mille feux,
J’imagine le son de ta voix,
Je rêve du jour où t’étais là…
Je rêve du jour où t’étais là…

Le jour s’éclaircit, ô ma vie,
Je t’sens tout près, tout près ici,
Le vent se calme, le ciel s’éclaire,
La mer est belle comme nos hiers,
Quand tu me manques, je reviens là,
Sur cette plage, du toi et moi,
Sur le sable, j’lis ton prénom,
Ça me fait du bien, dans ma prison.
Ça me fait du bien, dans ma prison.


 Paroles et musique: Robert Nicollet

vendredi 19 janvier 2018

Un peu d’Amour et des souvenirs.






Dis-moi des mots qui nous ressemblent,
Des sentiers écrits ensemble,
Sur les pavés de l’université
A passer de folles années,
A croire, à espérer,
Que le monde allait changer
Qu’est-ce qu’il nous reste aujourd’hui,
Un peu d’Amour, et des souvenirs.

On a souvent rêvé d’ailleurs,
Pris des chemins voyageurs,
A construire nos vérités.
Et, si l’histoire en a fait autre,
Fête de l'huma 2000
Ce n’est même pas de notre faute,
Mais, nos idées ont dérangé
Qu’est-ce qu’il nous reste aujourd’hui,
Un peu d’Amour, et des souvenirs.

Parles-moi des années passées,
Du temps où l’on s’était aimé,
Dans la lumière pure de l’été,
Tu sais, c’est drôle de se souvenir
Ces tendres moments, ces doux sourires
Et cette jeune complicité
Qu’est-ce qu’il nous reste aujourd’hui,
Un peu d’Amour, et des souvenirs.

Je ne sais même plus où tu es partie,
Tu voulais voir d’autres pays
D’autres cultures, d’autres envies,
Je t’ai retrouvée, dans cette boîte,
Sur cette photographie qui date
Qui a réveillé ma mémoire.
Qu’est-ce qu’il nous reste aujourd’hui,
Un peu d’Amour, et des souvenirs.



Paroles et musique : Robert Nicollet.

samedi 13 janvier 2018

Toute petite histoire




L'histoire de deux présidents et de bombes atomiques....

Petite Maison
Petit à petit bâtie
Petite voiture
Pourvu qu’elle dure, aussi
Petite famille,
Un garçon, une fille et puis ?
Petit bout de vie,
Qui se tient tranquille, ici.
Ce n’est pourtant pas facile,
Quand on est là, tout petit.

Tout petit jardin,
Petites fleurs en main, coupées
Tout petit cliché
D’un instant exquis, pris.
Une petite histoire
Vue dans ce tiroir, là,
Et toutes ces images,
Enfermées en cage, chut,
Ce n’est pourtant pas facile,
Quand on est là, tout petit.

Petit film banni
Petite censure, aussi,
Petits commentaires,
Qui s’en vont dans l’air, pschitt !
Petite entreprise,
Petit à petit partie,
Tout petit sinistre,
Pour nos chers ministres, tristes,
Ce n’est pourtant pas facile,
Quand on est là, tout petit.

Un petit bouton,
Il appuie dessus, paf.
Un petit champignon,
D’une toute petite bombe, boum
Une petite réplique,
Ça a l’air comique, clic,
Et pour qu’on finisse,
Dans le tout petit, petit,
A ça y est, on est géant,
On est devenu des grands.


Paroles et musique : Robert Nicollet.

mercredi 3 janvier 2018

Entends donc leurs cris








Ils ont marchés des jours dans un froid d’hiver
La faim pour compagne et la main au cœur,
Au péril de leur vie, ils ont fui la guerre
Les bombardements, ce monde de terreur,
Ce sont des familles, hommes, femmes et enfants,
Qui ont pris la route, un soir au gré du vent
Ô âmes citoyennes, ô cœurs solidaires
Entends donc leurs cris, comprends ma colère

Aux marches des palais, on entend des voix,
Des gens qui ont peur, des gens qui ont froid
Qui dorment sous des tentes, tout près de nos villes
Ayant pour tout bagage, le sac de l’exil.
Ils ont tout perdu leur pays, leurs racines,
Il n’leur reste plus, qu’un futur fragile
Ô âmes citoyennes, ô cœurs solidaires
Entends donc leurs cris, comprends ma colère

Ils ont tracé leur route et franchi des frontières,
Certains ont navigué et traversé la mer,
Dans des chaloupes bondées, miroirs aux alouettes,
D'aucuns sont morts, noyés, une nuit de tempête
On les retrouve chez nous, sur une place de parking,
Ou sur un bout de trottoir, pour seul domicile
Ô âmes citoyennes, ô cœurs solidaires
Entends donc leurs cris, comprends ma colère

Ce soir, je prends ma plume, pour parler d’Amour,
Assis sur ce banc, j’entends les tambours,
Des discours de haine et de xénophobie
Contre des êtres humains à qui on a tout pris
Nos cœurs sont-ils si durs, qu’ils ne s’ouvrent plus,
Leur misère est si grande, tendons leur nos mains
Ô âmes citoyennes, ô cœurs solidaires
Entends donc leurs cris, comprends ma colère


Paroles et musique : Robert Nicollet.