mercredi 18 octobre 2017

Madame Christelle






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C’était au bar de mon quartier,
Que la bouteille la caressait.
Une clop au bec, son mec barré,
Un verre dans l’autre elle s’enivrait.
C’était au bar, un beau matin
Entre un bonjour, et beaucoup de vin
Madame Christelle m’tendait la main,
Du fond d’mon verre, je buvais ses seins.
C’était au bar, comme un bordel,
Comme un polar en jarretelles,
Une blague à vin, mais combien belle,
La poitrine de Madame Christelle.

Ronde comme une boule de billard
Saoul comme un ivrogne de marin
Ca tanguait fort jusqu’au grand large
Y’avait d’la houle, y’avait du chien.
J’voulais la boire jusqu’au matin.
Nos gueules à gober les étoiles,
De la grande ours aux cuves à vin
A s’en noyer les amygdales.
C’était au bar, comme un bordel,
Comme un polar en jarretelles,
Une blague à vin, mais combien belle,
La poitrine de Madame Christelle.

Nos coudes accrochés au comptoir
A s’raconter nos comédies
A s’embarquer pour un nulle part
Une chambre en haut, dans un grand lit.
Les mains à effleurer nos sens,
La gorge sèche comme un désert.
Et sa poitrine qui se balance
Deux belles cerises sur mon dessert.
C’était au bar, comme un bordel,
Comme un polar en jarretelles,
Une blague à vin, mais combien belle
La poitrine de Madame Christelle.

Paroles et musique: Robert Nicollet.

mardi 3 octobre 2017

Prenons le temps d’nous aimer…





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Tu murmurais dans le creux d’mon oreille,
Des mots sympas, comme des rayons de soleil,
Des mots qui parlent aux matins embrumés,
Lorsque le froid a du mal à réchauffer.
Et si le temps ne vaut pas qu’on s’réveille,
Alors restons là coucher
Et si nous n’avons pas sommeil,
Prenons le temps d’nous aimer…

Il reste dans notre sac, que d’la petite monnaie
Il y a plus un billet, on a tout dépensé
Ca n’sert à rien de chercher dans le buffet
Les quelques sous, qui pourraient s’y loger
Et si le temps ne vaut pas qu’on s’réveille,
Alors restons là coucher
Et si nous n’avons pas trop sommeil,
Prenons le temps d’nous aimer…

Le frigo est vide, depuis hier matin,
Il y a plus d’conserves, pas même un quinion d’pain
Rien dans l’congèle, les voisins sont partis,
Il ne nous reste, qu’à rêver d’raviolis,
Et si le temps ne vaut pas qu’on s’réveille,
Alors restons là coucher
Et si nous n’avons pas sommeil,
Prenons le temps d’nous aimer…

La box est en panne, la télé dans le déni,
Il y a plus un mail, plus d’google, plus d’amis,
Qu’est-ce qu’on peut faire ce dimanche à Paris,
Peut être qu’il vaut mieux qu’nous restions ici….
Puisque le temps ne vaut pas qu’on s’réveille,
Alors restons là coucher
Et si nous n’avons pas sommeil,

Prenons le temps d’nous aimer…

Paroles et musique: Robert Nicollet.

mardi 19 septembre 2017

Jour de clarté...



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Le soir se lève d’un jour fané
Les fleurs se courbent, du mal aimer
Le sol est dur, il a séché,
Il s’est ridé…
Il se fissure, trop de blessures
De sans amour, de déchirures,
La terre craquelle, les larmes usées,
De trop pleurer…
Fais nous encore rêver, des lumières de l’été
Des arbres de tes forêts, des mers et des marées,
Ma belle ronde bleue, fais nous encore danser
La valse des saisons, pour le jour de clarté.

Le temps se gâte, les glaces fondent,
Les mers inondent, des terres fécondes,
Les hommes ont faim, les guerres grondent,
Sur toi, ma belle…
Entends le vent, il sait crier,
Il sait hurler, sur les sorciers,
Qui t’ont violée, qui t’ont pillée,
Ma belle bleue.
Fais nous encore rêver, des lumières de l’été
Des arbres de tes forêts, des mers et des marées,
Ma belle ronde bleue, fais nous encore danser
La valse des saisons, pour le jour de clarté.

J’ai pris ma plume, ce soir d’été,
Quand les étoiles ont défilées,
Sur le trou noir d’humanité
Que l’Homme a créé.
Trop de pouvoir, et trop d’argent,
De tout vouloir, au prix du sang,
L’amour se meurt, au fil des ans.
Ma belle bleue.
Fais nous encore rêver, des lumières de l’été
Des arbres de tes forêts, des mers et des marées,
Ma belle ronde bleue, fais nous encore danser
La valse des saisons, pour le jour de clarté.

Quand notre folie sera calmée,
Et tes blessures, cicatrisées,
Nous feras-tu encore rêver ?
Ma tendre bleue…
Serons nous là à tes côtés,
Pour admirer tous tes étés,
Tes belles caresses
Au vent secret,
Ma douce aimée…
Nous feras-tu rêver, des lumières de l’été
Des arbres de tes forêts, des mers et des marées,
Ma belle ronde bleue, nous feras-tu danser
La valse des saisons, pour ce jour de clarté.


Paroles et musique : Robert Nicollet.

lundi 28 août 2017

Mam'selle Lili





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Mam'selle Lili, sort de son lit
Il est à peine midi et demie,
Le temps de prendre un café crème,
Une petite douche, Lili est prête,
Elle tracte du soir au matin
Pour son spectacle de 20 heures vingt
Une magnifique histoire d’amour,
Sur fond de guerre en ville de bourges
Lili est libre, comme le vent
Elle est heureuse, elle a vingt ans
Elle joue son rôle avec passion
Au festival des illusions,
Mam'selle Lili

Elle parle de son art, avec amour,
Aux gens qu’elle croise dans la cour,
Devant la salle où elle va jouer,
Au théâtre, rue des teinturiers,
Ses yeux brillent, Lili s’enflamme,
Cette émotion, au bord des larmes
Elle n’a jamais tant ressenti,
Cet immense feu, qui fait la vie
Lili est libre, comme le vent
Elle est heureuse, elle a vingt ans
Elle joue son rôle avec passion
Au festival des illusions,
Mam'selle Lili

Dans sa loge grande, comme un placard,
Elle se motive, elle se prépare,
Lili va monter sur les planches,
Seule, vêtue de sa robe blanche.
Elle a le trac qui la panique,
Elle joue son rôle si magnifique
Elle articule, elle gesticule,
Enfin Lili, est majuscule…
Lili est libre, comme le vent
Elle est heureuse, elle a vingt ans
Elle joue son rôle avec passion
Au festival des illusions,
Mam'selle Lili

Au bout d’ trois semaines sans relâche,
Lili termine avec panache
Elle est émue, ses jambes tremblent
Aux derniers des applaudissements.
Elle aimerait bien toujours que ça dure,
Cette belle histoire, cette aventure,
Va falloir rentrer au logis,
Et atterrir dans la vraie vie.
Lili s’en va, sous ses frisettes,
Elle a des souvenirs plein la tête
T’en fais pas trop, ma p’tite Mam'selle
T’as plein talent dans l’escarcelle,
Mam'selle Lili


Paroles et musique : Robert Nicollet.

mardi 15 août 2017

On sera heureux …

On s’dit des mots, couleur azur,
Je te caresse, tu me tendresses,
Nos mains dessinent des arabesques.
Quand vient le soir, sur la dune,
On lorgne les étoiles et la lune,
Vénus et ses petits copains
On se susurre, des mots câlins

Je te regarde, tu me souris,
Tes yeux amandes, éclairent la vie,
Nos regards se croisent, au bout la nuit,
Dans ces draps roses, vers l’infini.
Quand la lune, se fait bien ronde,
Que nos esprits chauds vagabondent,
On écrit du soir au matin
Des lettres d’Amour, sur papier peint.

Je pose mes lèvres, aux creux de ton cou,
Tu t’laisses aller aux petits bisous,
Je veux t’aimer jusqu’à l’aurore,
Quand le soleil te couvre d’or,
Et ne faire qu’un, te serrer fort,
Nos bras rivés, sur nos deux corps,
Dans un moment de grand plaisir,
Où nos deux âmes, comblées soupirent.

Peut être qu’un jour, au septième ciel,
Il y aura une place pour nous, Mamselle,
On restera sur nos nuages,
Nos cœurs amarrés, au grand large,
Et si la vie nous donne des ailes,
On décollera  jusqu’aux Seychelles,
On cueillera des fruits de la passion,
On sera heureux comme des pinsons…


Paroles et musique : Robert Nicollet

mardi 8 août 2017

Hypnose.


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« Aux pensées de cristal… »


Belle hypnose solaire aux blancheurs de l'azur,
Murmurante atmosphère au sublime de l'obscur.
Sous mes balades insolites à l'ébène entaillé,
Aux fissures en orbite, aux ultimes décriés.

Dans mes veines, mes artères, où saigne la mémoire
Je couche sur la mer, mes cris et mes espoirs...
Extrême nostalgie, ancrée, aux mains du vide,
Où le rien, c'est l'histoire, où l'histoire est livide.

Image volatile aux ailes majuscules,
Virée dans le cyanure aux immenses tentacules
Caressant l'entre-moi, ses suprêmes blessures,
Se livrant, inlassable, aux paroles qui torturent.

Un soleil en pépite, panaché de pensées,
Un torrent où les mots, chavirent d'éternité,
Une conscience allongée, sur le sable endormi,
L'inconscient qui me ronge, aux lumières de la nuit.

Ce noir éblouissant, comme un gouffre dans l'espace,
Ce rien de nulle part, qui se cherche, qui me glace,
Fissure mon univers, mon inconnu conté,
Comme une gerbe de vie, aux essences sublimées.

Un geyser en panache, dans mon âme en voyage,
Drague mes chemins, mon histoire, mes naufrages,
Dérange mes secrets, ceux que je ne veux pas voir,
Bien cachés, aux replis des rides de l'espoir.

Elle sait mieux que moi, le silence des paroles
Les murmures indiscrets posés sur les épaules,
Les veilles de solitude, quand je veux faire semblant,
Quand je ne veux plus croire, aux yeux bleus des anges blancs.

Le regard tourné vers ce miroir embué,
Où chaque jour compte, chaque jour a compté.
Libéré, en apnée, porté jusqu'à la cime
Je navigue en moi, naufragé de l'intime.
Aux vitrines lumineuses des ombres de l'esprit,
Aux tourmentes nouées, aux cordes du sursis,
J'erre dans les ténèbres, mon radeau en cavale,
Porté par le courant, d'un déluge infernal.
Où les remous submergent, les chemins du sensible,
Où de violentes écumes, fabriquent leurs possibles,
Leurs bulles, couvertes de remparts transparents,
Explosant la mémoire, déliant les sentiments.

Une cascade de cristal, se couche dans la lumière,
Elle scintille, illumine, la complainte des hiers,
Sur des larmes, aux sueurs froides des regrets,
Sur de douces nappes d'Amour, de caresses brodées,
Sur l'infiniment fin, sur l'ailleurs en suspens,
Sur l'espace explosif, accouchant du néant.
La raison s’est assoupie, dragué par son éclat,
Elle lave mes blessures, cicatrise mes faux pas,
Dans la brume matinale, d’un été maquillé,
La clarté blanchit les âmes aux sentiers égarés…

Je remonte au grand bang, la naissance originelle,
Une mouvance rougeoyante, baignée d'intemporel
Là, où rien n'est vraiment, là, où tout est à naître,
Pas un bruit, pas un souffle, pas d’amour, pas un être,
Rien, rien, c’est déjà trop, le reste est à venir…
On naît de pas grand-chose, (monsieur) on peut naître du pire,
On naît, c’est déjà ça, les mots ça ne veut rien dire,
Les mots ça vous fusille, ça vous ruine un empire…
Les mots ça vous fusille, ça vous ruine un empire…

Sur les rampes du temps, et les marches des secondes,
Mon esprit dans mes veines, en silence vagabonde,
Découvrant les mystères, les douleurs rencontrées
Les plaisirs ensevelis par des vagues sublimées.
De déceptions d’amour, à l'amertume étouffée,
Des joies et des rencontres, des soleils éclatés,
Tissant sa toile, ses liens, révélant ses faiblesses
Explosion de tendresse, de moments d’allégresse.

Un bouquet d’émotions, aux couleurs en folie
Drague les étoiles, enveloppe la galaxie
L’amour se dévoile aux creux d’une larme
Et l’on entend ses cris au silence du vacarme.

Ma belle je t’entends, aux draps des anathèmes,
Dans ce lit si froissé, par nos envies "bohème",
Lorsque nous caressions, nos plages de solitude,
Sur le grand frisson gorgé de plénitude.
Nous étions éternels aux bras de l’aventure,
La douceur de ta peau sur la mienne en parure,
Ô ma céleste amante, quand le soir mes baisers,
S’éclairent sur ton corps, d’amour et de beauté.
Et l’envie nous effleure d’atteindre les sommets
S’emparer des planètes, aux perles de voie lactée
Et le souffle en vadrouille, sur ta bouche satinée
Aux zéphyrs malicieux, aux rives du verbe rêver.

Et vivre, et vivre, vivre, vivre....


Texte et musique: Robert Nicollet.

jeudi 20 juillet 2017

"Je n'ai plus vingt ans" et "Rêve à Nathalie" en public au Centre Européen de la poésie.




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Je n’ai plus vingt ans.

La peau des années qui se ride,
Comme les vagues de la mer
Quand la tempête hurlante vide,
Les cris tonnants, les gros éclairs.
Sur l’horizon, la lune quitte,
Le temps voilé par l’éphémère.
Et ce chrono météorite,
Me vend des années aux enchères.
Et, les années qui s’accélèrent,
Elles passent plus vite que les premières
Elles m’font la gueule, elles m’font leur guerre,
De se faire vieux, à quoi ça sert?
J’préfère m’asseoir sur l’air du temps,
Les fesses sur le bois froid du banc,
A regarder passer l’passant,
Lui faire sourire de temps en temps.
J’n’ai plus vingt ans, tu sais, j’n’ai plus vingt ans .
C’est comme une plume qui s’étire,
Sur le corps nu d’un bout de papier,
J’ai envie d’caresser Elvire,
Elle a vingt ans, j’ai mes années.
Elle a des jambes comme des pinceaux,
Des doigts à t’offrir les étoiles,
Mon rêve, c’est d’en faire un tableau,
sur les rondeurs qu’elle me dévoile.
Se rappeler le temps passé,
Quand les filles, se cueillaient en mai
Quand leurs jupons, de fleurs d’été,
Aux doux regards se soulevaient,
Puis l’air de rien, le cœur en fête,
J’allais draguer la plus coquine,
Celle qui s’laissait conter fleurette,
Le soir, au frais, près d’la roubine.
Y’a plus de vingt ans, tu sais, y’a plus de vingt ans.
Souvent le soir dans mes poèmes,
L’envers d’mes vers parle d’amour,
Ils se cachent derrière tes “ je t’aime ”,
Parce qu’ils ont peur, de te faire la cour.
Tu sais, mes mots souvent se glissent,
Le long d’ton corps pour que t’ai chaud,
Avec ces mots, mes rêves fleurissent,
J’imagine ma peau sur ta peau.
Je n’suis qu’un rire qui s’fait pleurer,
Un clown de cirque démaquillé.
Mon âge dépasse mes années,
Ma vie s’dégonfle au verbe aimer,
Est-ce le trop vieux qui s’écoute,
Ou le vivant qui est fatigué,
J’connais l’vertige de mes doutes,
Et j’ai trop peur de t ’aimer.
J’n’ai plus vingt ans, tu sais, j’n’ai plus vingt ans .

L'entrée au CEP


Rêve à Nathalie

Je m'allongerais bien
Sur les plages de ton corps.
Pouvoir prendre un bain,
Dans tes yeux que j'adore.
Frôler puis inonder
De rivière de baisers
Tes lèvres magiciennes
Aux allures comédiennes
Qu'est-ce que t'es belle dans tes vingt ans,
T'as plein de merveilles,que j'aime tant.

Partir en vadrouille,
Sur des montagnes de décor
Découvrir si je fouille
Des milliers de trésors.
Goûter partout en toi,
La douceur de ton miel,
Puis promener mes doigts,
Sur ton corps en sommeil.
Qu'est-ce que t'es belle dans tes vingt ans,
T'as plein de merveilles,que j'aime tant.

J'aimerais te dire aussi,
Des  choses pleines de follies,
De celles qu'on imagine
Dans les nuits blanches de Justine.
Ce n'est pas dans cette ballade
Ni dans toutes mes salades?
Que je pourrais te raconter,
Tous mes délires éveillés.
Qu'est-ce que t'es belle dans tes vingt ans,
T'as plein de merveilles,que j'aime tant.

J'aimerais avant de finir,
Pouvoir te séduire,
Coller mes sentiments
Sur tous mes dépliants,
Ceux que tu distribues
A tous les gens venus
Voir le théâtre joué,
Par des artistes sous-payés.
Qu'est-ce que t'es belle dans tes vingt ans,
T'as plein de merveilles,que j'aime tant.

Tu sais ne fais pas gaffes,
Aux conneries que je déballent.
Avant de mettre dans ma poche,
Mon moulin à paroles
Merci pour ton sourire,
Et tous ces bons moments.
J'aimerais pour en finir
Te dire tout simplement,
Qu'est-ce que t'es belle dans tes vingt ans,
T'as plein de merveilles,que j'aime tant.

Paroles et musique: Robert Nicollet.




jeudi 15 juin 2017

Les bourgeoises en public


Un petit souvenir du Festival "Le pont des arts", avec Serge Largeron à l'accordéon...

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Les bourgeoises se faufilent
Dans les rues animées des villes
Leurs beaux tailleurs, talons aiguilles
Et leur sac noir en crocodile.
Elles promènent leur derrière
La tête haute, le regard fier,
Devant les yeux souvent blasés
De leurs amants trop fortunés

Les bourgeoises s’abandonnent
Dans les draps de leur journée
Parce qu’elles ont eu de leurs hommes
Leurs doux plaisirs non satisfaits.
Ces belles dames souffrent en silence
De peur d’ébruiter leur détresse
Elles vont d’amour en abstinence
De leur salon jusqu’à confesse.

Les bourgeoises s’enfrivolent
Aux lueurs des petits matins,
On les retrouve dans leur bol
Le cœur tartiné sur du pain.
Elles ont l’sourire des grands regrets,
Et quelques larmes pour noyer,
Cette belle vie, qu’elles ont rêvée,
Et, n’ont pas su en profiter.

Les bourgeoises enfin s’éteignent,
A l’ombre froide de leur grand lit,
Elles ont encore le cœur qui saigne
Sur les photos, de leur pauvre vie.
Elles referment leurs souvenirs,
Dans cet album des années
Puis, elles versent un dernier soupir
Enfin, finissent par s’en aller.

Les bourgeoises se faufilent
Dans les rues animées des villes
Leurs beaux tailleurs, talons aiguilles
Et leur sac noir en crocodile.
Elles promènent leur derrière
La tête haute, le regard fier,
Devant les yeux souvent blasés
De leurs amants trop fortunés.

Paroles et musique: Robert Nicollet.