mardi 15 août 2017

On sera heureux …

On s’dit des mots, couleur azur,
Je te caresse, tu me tendresses,
Nos mains dessinent des arabesques.
Quand vient le soir, sur la dune,
On lorgne les étoiles et la lune,
Vénus et ses petits copains
On se susurre, des mots câlins

Je te regarde, tu me souris,
Tes yeux amandes, éclairent la vie,
Nos regards se croisent, au bout la nuit,
Dans ces draps roses, vers l’infini.
Quand la lune, se fait bien ronde,
Que nos esprits chauds vagabondent,
On écrit du soir au matin
Des lettres d’Amour, sur papier peint.

Je pose mes lèvres, aux creux de ton cou,
Tu t’laisses aller aux petits bisous,
Je veux t’aimer jusqu’à l’aurore,
Quand le soleil te couvre d’or,
Et ne faire qu’un, te serrer fort,
Nos bras rivés, sur nos deux corps,
Dans un moment de grand plaisir,
Où nos deux âmes, comblées soupirent.

Peut être qu’un jour, au septième ciel,
Il y aura une place pour nous, Mamselle,
On restera sur nos nuages,
Nos cœurs amarrés, au grand large,
Et si la vie nous donne des ailes,
On décollera  jusqu’aux Seychelles,
On cueillera des fruits de la passion,
On sera heureux comme des pinsons…


Paroles et musique : Robert Nicollet

mardi 8 août 2017

Hypnose.


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« Aux pensées de cristal… »


Belle hypnose solaire aux blancheurs de l'azur,
Murmurante atmosphère au sublime de l'obscur.
Sous mes balades insolites à l'ébène entaillé,
Aux fissures en orbite, aux ultimes décriés.

Dans mes veines, mes artères, où saigne la mémoire
Je couche sur la mer, mes cris et mes espoirs...
Extrême nostalgie, ancrée, aux mains du vide,
Où le rien, c'est l'histoire, où l'histoire est livide.

Image volatile aux ailes majuscules,
Virée dans le cyanure aux immenses tentacules
Caressant l'entre-moi, ses suprêmes blessures,
Se livrant, inlassable, aux paroles qui torturent.

Un soleil en pépite, panaché de pensées,
Un torrent où les mots, chavirent d'éternité,
Une conscience allongée, sur le sable endormi,
L'inconscient qui me ronge, aux lumières de la nuit.

Ce noir éblouissant, comme un gouffre dans l'espace,
Ce rien de nulle part, qui se cherche, qui me glace,
Fissure mon univers, mon inconnu conté,
Comme une gerbe de vie, aux essences sublimées.

Un geyser en panache, dans mon âme en voyage,
Drague mes chemins, mon histoire, mes naufrages,
Dérange mes secrets, ceux que je ne veux pas voir,
Bien cachés, aux replis des rides de l'espoir.

Elle sait mieux que moi, le silence des paroles
Les murmures indiscrets posés sur les épaules,
Les veilles de solitude, quand je veux faire semblant,
Quand je ne veux plus croire, aux yeux bleus des anges blancs.

Le regard tourné vers ce miroir embué,
Où chaque jour compte, chaque jour a compté.
Libéré, en apnée, porté jusqu'à la cime
Je navigue en moi, naufragé de l'intime.
Aux vitrines lumineuses des ombres de l'esprit,
Aux tourmentes nouées, aux cordes du sursis,
J'erre dans les ténèbres, mon radeau en cavale,
Porté par le courant, d'un déluge infernal.
Où les remous submergent, les chemins du sensible,
Où de violentes écumes, fabriquent leurs possibles,
Leurs bulles, couvertes de remparts transparents,
Explosant la mémoire, déliant les sentiments.

Une cascade de cristal, se couche dans la lumière,
Elle scintille, illumine, la complainte des hiers,
Sur des larmes, aux sueurs froides des regrets,
Sur de douces nappes d'Amour, de caresses brodées,
Sur l'infiniment fin, sur l'ailleurs en suspens,
Sur l'espace explosif, accouchant du néant.
La raison s’est assoupie, dragué par son éclat,
Elle lave mes blessures, cicatrise mes faux pas,
Dans la brume matinale, d’un été maquillé,
La clarté blanchit les âmes aux sentiers égarés…

Je remonte au grand bang, la naissance originelle,
Une mouvance rougeoyante, baignée d'intemporel
Là, où rien n'est vraiment, là, où tout est à naître,
Pas un bruit, pas un souffle, pas d’amour, pas un être,
Rien, rien, c’est déjà trop, le reste est à venir…
On naît de pas grand-chose, (monsieur) on peut naître du pire,
On naît, c’est déjà ça, les mots ça ne veut rien dire,
Les mots ça vous fusille, ça vous ruine un empire…
Les mots ça vous fusille, ça vous ruine un empire…

Sur les rampes du temps, et les marches des secondes,
Mon esprit dans mes veines, en silence vagabonde,
Découvrant les mystères, les douleurs rencontrées
Les plaisirs ensevelis par des vagues sublimées.
De déceptions d’amour, à l'amertume étouffée,
Des joies et des rencontres, des soleils éclatés,
Tissant sa toile, ses liens, révélant ses faiblesses
Explosion de tendresse, de moments d’allégresse.

Un bouquet d’émotions, aux couleurs en folie
Drague les étoiles, enveloppe la galaxie
L’amour se dévoile aux creux d’une larme
Et l’on entend ses cris au silence du vacarme.

Ma belle je t’entends, aux draps des anathèmes,
Dans ce lit si froissé, par nos envies "bohème",
Lorsque nous caressions, nos plages de solitude,
Sur le grand frisson gorgé de plénitude.
Nous étions éternels aux bras de l’aventure,
La douceur de ta peau sur la mienne en parure,
Ô ma céleste amante, quand le soir mes baisers,
S’éclairent sur ton corps, d’amour et de beauté.
Et l’envie nous effleure d’atteindre les sommets
S’emparer des planètes, aux perles de voie lactée
Et le souffle en vadrouille, sur ta bouche satinée
Aux zéphyrs malicieux, aux rives du verbe rêver.

Et vivre, et vivre, vivre, vivre....


Texte et musique: Robert Nicollet.

jeudi 20 juillet 2017

"Je n'ai plus vingt ans" et "Rêve à Nathalie" en public au Centre Européen de la poésie.




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Je n’ai plus vingt ans.

La peau des années qui se ride,
Comme les vagues de la mer
Quand la tempête hurlante vide,
Les cris tonnants, les gros éclairs.
Sur l’horizon, la lune quitte,
Le temps voilé par l’éphémère.
Et ce chrono météorite,
Me vend des années aux enchères.
Et, les années qui s’accélèrent,
Elles passent plus vite que les premières
Elles m’font la gueule, elles m’font leur guerre,
De se faire vieux, à quoi ça sert?
J’préfère m’asseoir sur l’air du temps,
Les fesses sur le bois froid du banc,
A regarder passer l’passant,
Lui faire sourire de temps en temps.
J’n’ai plus vingt ans, tu sais, j’n’ai plus vingt ans .
C’est comme une plume qui s’étire,
Sur le corps nu d’un bout de papier,
J’ai envie d’caresser Elvire,
Elle a vingt ans, j’ai mes années.
Elle a des jambes comme des pinceaux,
Des doigts à t’offrir les étoiles,
Mon rêve, c’est d’en faire un tableau,
sur les rondeurs qu’elle me dévoile.
Se rappeler le temps passé,
Quand les filles, se cueillaient en mai
Quand leurs jupons, de fleurs d’été,
Aux doux regards se soulevaient,
Puis l’air de rien, le cœur en fête,
J’allais draguer la plus coquine,
Celle qui s’laissait conter fleurette,
Le soir, au frais, près d’la roubine.
Y’a plus de vingt ans, tu sais, y’a plus de vingt ans.
Souvent le soir dans mes poèmes,
L’envers d’mes vers parle d’amour,
Ils se cachent derrière tes “ je t’aime ”,
Parce qu’ils ont peur, de te faire la cour.
Tu sais, mes mots souvent se glissent,
Le long d’ton corps pour que t’ai chaud,
Avec ces mots, mes rêves fleurissent,
J’imagine ma peau sur ta peau.
Je n’suis qu’un rire qui s’fait pleurer,
Un clown de cirque démaquillé.
Mon âge dépasse mes années,
Ma vie s’dégonfle au verbe aimer,
Est-ce le trop vieux qui s’écoute,
Ou le vivant qui est fatigué,
J’connais l’vertige de mes doutes,
Et j’ai trop peur de t ’aimer.
J’n’ai plus vingt ans, tu sais, j’n’ai plus vingt ans .

L'entrée au CEP


Rêve à Nathalie

Je m'allongerais bien
Sur les plages de ton corps.
Pouvoir prendre un bain,
Dans tes yeux que j'adore.
Frôler puis inonder
De rivière de baisers
Tes lèvres magiciennes
Aux allures comédiennes
Qu'est-ce que t'es belle dans tes vingt ans,
T'as plein de merveilles,que j'aime tant.

Partir en vadrouille,
Sur des montagnes de décor
Découvrir si je fouille
Des milliers de trésors.
Goûter partout en toi,
La douceur de ton miel,
Puis promener mes doigts,
Sur ton corps en sommeil.
Qu'est-ce que t'es belle dans tes vingt ans,
T'as plein de merveilles,que j'aime tant.

J'aimerais te dire aussi,
Des  choses pleines de follies,
De celles qu'on imagine
Dans les nuits blanches de Justine.
Ce n'est pas dans cette ballade
Ni dans toutes mes salades?
Que je pourrais te raconter,
Tous mes délires éveillés.
Qu'est-ce que t'es belle dans tes vingt ans,
T'as plein de merveilles,que j'aime tant.

J'aimerais avant de finir,
Pouvoir te séduire,
Coller mes sentiments
Sur tous mes dépliants,
Ceux que tu distribues
A tous les gens venus
Voir le théâtre joué,
Par des artistes sous-payés.
Qu'est-ce que t'es belle dans tes vingt ans,
T'as plein de merveilles,que j'aime tant.

Tu sais ne fais pas gaffes,
Aux conneries que je déballent.
Avant de mettre dans ma poche,
Mon moulin à paroles
Merci pour ton sourire,
Et tous ces bons moments.
J'aimerais pour en finir
Te dire tout simplement,
Qu'est-ce que t'es belle dans tes vingt ans,
T'as plein de merveilles,que j'aime tant.

Paroles et musique: Robert Nicollet.




jeudi 15 juin 2017

Les bourgeoises en public


Un petit souvenir du Festival "Le pont des arts", avec Serge Largeron à l'accordéon...

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Les bourgeoises se faufilent
Dans les rues animées des villes
Leurs beaux tailleurs, talons aiguilles
Et leur sac noir en crocodile.
Elles promènent leur derrière
La tête haute, le regard fier,
Devant les yeux souvent blasés
De leurs amants trop fortunés

Les bourgeoises s’abandonnent
Dans les draps de leur journée
Parce qu’elles ont eu de leurs hommes
Leurs doux plaisirs non satisfaits.
Ces belles dames souffrent en silence
De peur d’ébruiter leur détresse
Elles vont d’amour en abstinence
De leur salon jusqu’à confesse.

Les bourgeoises s’enfrivolent
Aux lueurs des petits matins,
On les retrouve dans leur bol
Le cœur tartiné sur du pain.
Elles ont l’sourire des grands regrets,
Et quelques larmes pour noyer,
Cette belle vie, qu’elles ont rêvée,
Et, n’ont pas su en profiter.

Les bourgeoises enfin s’éteignent,
A l’ombre froide de leur grand lit,
Elles ont encore le cœur qui saigne
Sur les photos, de leur pauvre vie.
Elles referment leurs souvenirs,
Dans cet album des années
Puis, elles versent un dernier soupir
Enfin, finissent par s’en aller.

Les bourgeoises se faufilent
Dans les rues animées des villes
Leurs beaux tailleurs, talons aiguilles
Et leur sac noir en crocodile.
Elles promènent leur derrière
La tête haute, le regard fier,
Devant les yeux souvent blasés
De leurs amants trop fortunés.

Paroles et musique: Robert Nicollet.

vendredi 9 juin 2017

Parenthèse

…Dans cet océan tout drapé
De leurs ébats, comme une marée
Musclée par la lune crachée
Au milieu de l’éternité,
Ils s’aimaient; en toute transparence,
Plantés là en plein cœur du monde.
Ils s’aimaient; en toute dépendance
Dans une chaleur si vagabonde…



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Je suis parti au petit matin
Sans connaître le bout du chemin,
J’ai marché toute la journée,
Sans savoir où j’voulais aller,
La tempête a souvent soufflé,
Dans ma tête, il n’y a plus d’été,
Pour chanter de doux mots d’amour…

Il fallait qu’j’entende mes silences,
Au milieu de ces turbulences
Résonner au souffle du vent,
Souffler au dessus des volcans,
Il fallait qu’je parle à la lune,
Aux étoiles, de leur infortune,
Pour chanter de doux mots d’amour…

Si le temps rapace nous sépare,
Par je ne sais quel jeu du hasard,
Si l’histoire ne veut plus s’écrire,
Qu’à la plume de nos souvenirs
Quand l’encre rouge de nos soupirs
Ne porte plus le parfum du désir,
Pour chanter nos doux mots d’amour…

Peut être qu’un jour on finira
Par mettre les pieds dans le même drap,
Peut être qu’enfin au dernier soir
Lorsque pour vivre, c’est un peu tard,
On chantera aux portes des cieux
Des ballades à nos tendres aïeuls…

Et chanter des doux mots d’amour…


Paroles et musique: Robert Nicollet.

samedi 27 mai 2017

Les oubliés des tours en public




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La tête dans son manteau, le col noir relevé
Errant incognito, dans les rues de sa cité.
Il s’isole, il se cache, le cœur comme une béquille
La main comme une hache, à bâtir son exil.
Il tague sa souffrance, au mur de ses problèmes
Crie son indifférence, pour évacuer sa haine
Et, si l’on dit parfois, qu’il n’est que peu de chose,
C’est au bout d’ses dix doigts, qu’il met nos vers en prose.
Je crie aux cœurs des gens, aux parents, aux passants,
Je crie pour ses enfants, je crie pour qu’on n’entende
Ses oubliés de l’amour, ses condamnés des tours
Qui comptent chaque jour, mais qui comptent à rebours,
Et qui comptent à rebours.

Il sommeille en plein jour, mais se réveille la nuit
Ses rêves sont des velours, où s’allonge son ennui.
Il drape son plumard, de couvertures miteuses,
S’inventant un hasard, à jouir de ses berceuses.
Il est seul, en péril, dans ce monde qui l’entoure,
Dans cet amas stérile, de tours et de contours
La tête à chavirer, réfugié Don Quichotte,
Dans cette immensité, où son amour grelotte.
Je crie aux cœurs des gens, aux parents, aux passants,
Je crie pour ses enfants, je crie pour qu’on n’entende
Ses oubliés de l’amour, ses condamnés des tours
Qui comptent chaque jour, mais qui comptent à rebours,
Et qui comptent à rebours.

On peut le voir partout, son corps tout en lambeaux
Dans des cités-faubourg, aux airs de ghettos,
On peut le voir aussi, ses bras comme la misère
Au fond de ses soucis, à ne plus savoir que faire
Si un jour vous croisez, son regard de l’ailleurs,
Ses yeux à ne plus chialer, tant ils ont eu de pleurs,
Si vous reconnaissez, cet arraché du cœur
Offrez lui un sourire, un p’tit bout d’votre bonheur.
Je crie aux coeurs des gens, aux parents, aux passants,
Je crie pour ses enfants, je crie pour qu’on n’entende
Ses oubliés de l’amour, ses condamnés des tours
Qui comptent chaque jour, mais qui comptent à rebours,
Et qui comptent à rebours.


Paroles et musique: Robert Nicollet.

jeudi 11 mai 2017

La chanson de rue


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J’ai perdu des amis, poètes et musiciens
Des gens qui dans la vie, savaient tendre la main,
Des sourires malicieux, qui ne doutaient de rien.
A l’esprit si modeste, se foutaient des lendemains.
Leur belle âme rebelle, leurs guitares comme un poing,
Ils chantaient dans la rue, pour une bouchée de pain.
J’ai le coeur dans les étoiles, tu sais,
En entendant leurs voix, chantées, chantées, chantées.

Certains ont disparu, d’autres ont changé de voie,
Cherchant un idéal, un amour je ne sais quoi,
Où sont-ils tous partis, ces copains, ces amis.
Où sont ces grands moments, où la vie c’n’était pas rien…
On prenait du bon temps, sur nos années de chien
On refaisait le monde, même si ça ne changeait rien
J’ai le coeur dans les étoiles, tu sais,
En entendant leurs voix, chantées, chantées, chantées.

Quand le soir se couchait, on rentrait sans fortune,
Dans la brume du matin, recherchant une lune,
Cet amour qui nous tient, quand la vie est trop brune.
Cette dame aux croisés des chemins du hasard
Qui deviennent des chansons, des poèmes du trop tard,
Aux murmures des « je t’aime », aux froideurs du départ.
J’ai le coeur dans les étoiles, tu sais,
En entendant leurs voix, chantées, chantées, chantées.

Puis, le temps est passé, les années envolées,
On se retrouve seul, un silence s’est posé
Au bord des souvenirs, sur nos rêves emportés.
Ils ne chantent plus pour vous, la rue n’les accueille plus,
Dans le coeur des centres villes, les trottoirs se sont tus,
Interdits de chansonniers, leurs chansons censurées,
J’ai le coeur dans les étoiles, tu sais,
En entendant leurs voix, chantées, chantées, chantées.



Chantes, Chantes, c’est ta liberté, ta liberté …

Paroles et musique: Robert Nicollet