mardi 5 juin 2018

J’attends le silence pour m’endormir.


(Lettre à une amie…)





Dans mes nuits blanches souvent je pense
A nos années d’adolescence
Quand l’insouciance nous habitait,
Nous rêvions, faisions des projets.
Vouloir partir, sur la planète,
Chanter nos chansons, faire la quête,
Et vivre d’amour et d’amitiés,
Belle innocence que ces années.
Parfois le soir par ton absence
Se déroulent des tas de souvenirs,
Si la mémoire quelques fois flanche
J’attends le silence pour m’endormir.

Je me souviens de cet été,
Où nous rêvions, de liberté,
Nous manifestions pour la paix,
Et nos parents nous engueulaient,
Alors nous sommes partis en stop,
Au bord de mer, près de Saint trop,
Nous chantions des textes de Ferré,
Nos deux voix, nos guitares mêlées.
Parfois le soir par ton absence
Se déroulent des tas de souvenirs,
Si la mémoire quelques fois flanche
J’attends le silence pour m’endormir.

Passé l’été, nous sommes revenus,
Reprendre la fac, et nos études,
Mais la guitare est bien restée,
Chez l’un et l’autre à nos côtés,
C’est vrai qu’il y a toujours la guerre,
Sur la planète et dans nos têtes,
La liberté a reculé,
Nos chansons restent d’actualité
Parfois le soir, je pense à toi,
Et se déroulent mes souvenirs,
Dans mes chansons, j’entends ta voix
J’attends le silence pour m’endormir.

Parfois le soir, je pense à toi,
Et se déroulent mes souvenirs,
Dans mes chansons, j’entends ta voix
J’attends le silence pour m’endormir.

Paroles et musique
Robert Nicollet

lundi 21 mai 2018

Voyage en terre d’Opaline



Je voulais écrire quelque chose pour les cinquante ans de Mai 68...

Alors voilà...

- Le conte en totalité...

Voyage en terre d’Opaline





- Ou bien vous pouvez écouter certaines parties du conte...

Divine rencontre



Terre d'Opaline



Théo, le voyageur



Les souvenirs



Balade en Opaline




- Et, enfin les textes du conte...


L’étang embrumé


Sur l’étang embrumé
A l’aube encore pudique
Un cygne en majesté
Se présente olympique

Blanc comme pureté,
Sous la légère bruine,
Sur l’onde, il nage en paix
Sans un bruit, comme un signe

De longues prêles se dressent,
Comme des baguettes de chine,
Sur la rive, elles caressent
Quelques fleurs d’aubépine.

Au milieu de la mare,
Où le cygne se dirige,
Des feuilles de nénuphar
Humblement s’affichent

Leurs pétales en bourgeon
Aux couleurs divines
S’ouvriront aux chauds rayons
Du soleil du midi.

Dans le silence endolori,
Aux douces vapeurs photographiques,
Un mystère s’épanouit,
Aux aurores chimériques

Divine rencontre


Là, derrière de superbes roseaux
Enveloppée d’un drap de brume
Se dressant au dessus de l’eau,
Comme une étincelle à la lune.
Le regard pâle, vers l’infini
Les cheveux fins en soie de Chine
Sur des épaules frêles et blanchies
Par la fraîcheur qui la patine.
Elle se montre, elle s’expose,
Une lumière dans l’ombre transie,
La révèle à peine éclose,
Comme une grâce épanouie.
Dieu, qu’elle est belle, dans sa parure,
Insigne instant, au bord de grève,
Dans le seul voile de la nature
Céleste réalité d’un rêve.
Elle se pose, au cœur de l’étang,
Nymphe étoilée d’un matin assoupie,
Nue, dans le vertige du moment,
Les lèvres exaltant la folie.
Belle folie si souvent enfouie,
Dans l’ombre de nos réalités,
Cachée, rejetée, interdite.
Mise au fer, pour l’éternité.
Cet Amour trop emprisonné,
Dans nos oubliettes mortifères,
Dans nos prisons de la pensée,
S’échoue-là, dans l’éphémère, l’éphémère.
Dieu que ses lèvres sont belles,
En cette clarté grandissante,
Elle se livre aux matins du soleil,
Merveilleuses et renaissantes.
Philtre aux effluves passionnés,
Porteuses des plus beaux mots d’amour
Baiser suprême, suprême baiser,
Où la flamme s'embrase au grand jour.
Son corps tendu tel un drapeau,
Livré au vent des alizés,
Flottant sur l’onde, charmant tableau,
Affichant une silhouette ambrée.
Devant ces reflets de beauté
Le monde n’est plus, il n’y a qu’elle,
Qu’elle. Une si sublime envolée, une si sublime envolée.


Les terres d'Opaline


Ses galbes séraphiques
Aux déesses empourprées
De carmin magnifique,
S’allongent sublimés.

Ses rubis chimériques
Aux rêves enlacés,
S’alignent géométriques,
Éternel magnifié.

Silhouette soyeuse,
Aux reflets de lumière,
Mystique et radieuse,
Libre comme l’éclair.

Ondoyant paysage
Devant l’imaginaire,
Nymphe comme une image,
Nymphe comme l’air.

Le voile cristallin,
Au lever de brume,
S'évapore soudain
Et le matin s’en parfume…

Effluve aux mille sens,
Emportant l’esprit,
Étrange quintessence
Au limite de la vie.

Visage perlé de finesse
Aux regards angéliques
Juste beauté de l’ivresse,
Sculptée dans l’éthylique.

Et, le silence nous parle,
D’esthétique, d’harmonie,
Quand nos sens se cavalent
Dans un cri de folie.


Théo, le voyageur


Assis sur un banc au bord de l’étang,
Le visage immobile et absent,
Plongé dans un rêve, tel l’enfant,
Noyé dans l’innocence de l’instant,
Théo se laisse emporter par la magie,
Hypnotisé par cette sublime muse,
Aux éthers exaltants, il divague,
Son esprit charmé, s’en amuse.

Il se libère, s’envole, s’évade,
L’espace, ni le temps n’y font rien,
Cette blanche dame en balade,
A peine voilée, lui tend la main,
Le bras lancé, comme les amarres
D’un bateau ivre qui s’en irait
Aux frontières infinies de l’espoir,
Là où tout est possible, parfait…

La belle fée, un sourire accroché
A la finesse de son minois,
Ses lèvres aux douces voluptés,
Enveloppées d’un parfum délicat.
Si sublimement dessinées,
Sculptées, des mains de l’Amour,
Tel un interminable baiser,
Sur le ciel pur du toujours
Les yeux, cristallins comme l’azur,
Lumineuses topazes de l’étrange,
Serties d’éclats aux multiples augures
Aspirant aux âmes des anges.

Venait-elle, en messagère
Chargée de paroles de paix
Aux Hommes de notre terre.
Annoncer le jour de clarté…
Ce vieil homme, assis sur ce banc,
Contemple ce magnifique mirage
Troublé par la beauté du moment,
Pour ce si mystérieux voyage…

Alors, il se lève, d’un seul trait,
Aux forces des lumières de l’éclair,
A la violence du vent mauvais,
A la toute puissance du tonnerre.
Les bras ouverts au firmament
La tête dressée, vers l’éternel
Debout, élancé, grandissant,
Dans sa folie, il s’émerveille
Théo tend la main, rêve insensé,
La fée, étreignant l’homme fou,
Comme pour l’arracher, l’effacer
Aux temps, le gommer pour toujours.
Perte infinie, réalité sublimée,
Où le vide harponne la vie,
Où rien ne résiste à la folie,
Le vent harcèle son esprit.
Il souffle, tempête, hurle, rugit,
Emmène son âme, à la dérive,
Là où les paradis sont d’artifice,
Où le graal déverse ses délices.
Aspirant l’ultime flamme,
Dans le néant de l’asphyxie,
Un ineffable épigramme,
Où les mots se blottissent, transis.
Où la pensée se dissipe dans l’oubli.
Ne laisse rien de tes souvenirs…
Ne laisse rien de tes souvenirs…

Souvenirs

Ce parfum boisé, délicat,
La force de cette étreinte,
Le timbre fragile de la voix,
Ce souffle comme une plainte,
La douceur de sa peau…
Rien ne lui semble étranger,
Il connaît cette femme Théo,
Ce vieil homme, à la peau bronzée.
Une fine larme vient se loger
Dans le creux de sa joue ridée,
Des frissons submergent son âme,
Il renaît, à nouveau s’enflamme
Mais, oui, Théo, tu te souviens,
Les longues plages de sable sans fin,
Opaline courant, les pieds nus,
Dans le cristal des vagues, ingénue
Sa robe d’été aux belles roses rouges,
Flottant dans la brise des discours.
Amante éclatante de merveilles
Aux doux couchers de nos soleils
Au belvédère de nos utopies,
Les soirs de lune ronde, elles sourient
Ses rires éclatants, son amour,
Théo, tu t’en souviendras toujours,
Cette femme que tu as tant aimée,
Cette femme que tu as tant cherchée,
Elle est là, Théo, dans tes bras,
Comme avant, la première fois,
Tu te souviens, Paris, les pavés,
Les manifs au quartier latin,
Les idées Théo, les idées…
Sur les vitrines des magasins…
Tu écrivais tes Libertés
Dans la foule, vous n’étiez qu’un
Te souviens-tu, Théo? 68?
Le rêve n’est pas une fuite,
Il faut toujours s’y raccrocher,
À la cime de tes nuages, grimper.
Qu’ils t’emportent loin, vers Opaline,
Croire, Théo, croire, et imagine,
C’est plus fort que tout, …
Croire, aimer, rêver, c’est la vie,
C’est l’amour aux couleurs 68.
Ne laisse rien de tes souvenirs…
Gardes tout au fond de ton cœur…
Au fond de toi!...
Personne ne pourra te l’enlever
Personne…
Personne, Théo!

Épilogue

Théo a rejoint Opaline,
Sur une terre lointaine,
Tous deux vivent heureux…
L’éternité est leur seule histoire…
Ils savent plus que tout que rien ne s’efface,
Tout se construit du passé,
Et que leurs souvenirs bordent chaque nuit leurs rêves du futur…

Balade en Opaline

Sur ta peau d’opaline,
A l’ivresse du temps,
A tes mots en sourdine,
Caressés par le vent
Sur tes épaules si fines,
Que la nuit s’est couchée
Aux matins embrumés

Sur tes lunes de sable,
Aux rondeurs exotiques
Aux captivantes flammes,
Aux audaces alambics,
Sur ton dos en épigramme,
Où le soleil s’est jeté,
Si tendrement brûlé.

Sur tes lèvres en suspense,
Aux plus beaux des récifs
Aux frôlements des sens,
Étourdissantes et complices,
Elles se posent, se balancent
Aux plus beaux des étés,
Et enfin te croquer.

Sur les dunes enveloppées
Aux douceurs tentacules
Aux sublimes envolées
Aux vapeurs majuscules,
Elles se couvrent de baisers
Et la mer les emmène,
Aux fragiles des « je t’aime ».

Sur la soie constellée,
Aux délicieuses froissures,
Où ton corps apaisé
Au démon d’Épicure
S’embellit, dévoilé
Exposant ses velours
Aux regards de l’amour,


Textes et musique de Robert Nicollet.



vendredi 13 avril 2018

Je ne t’attends plus





A l’horizon où le ciel se couche
Des rougeurs sublimes du soleil,
Où les nuages souvent accouchent
De l’ombre obscure, du sommeil.
Quand le vent calme ses folies
Dans la naissance grisante des nuits,
J’entends le silence, j’entends l’oubli,
Je reste là, et je t’attends.
Je t’attends là, jusqu’à plus tard,
Je t’attends là comme tous les soirs,
Là, dans cette chambre, chargée d’espoir
Eternellement, je t’attends.

Pour nos hivers, d’or, d’étincelles
Pour nos printemps, de fleurs pastelles
Pour nos étés au clair de miel
Quand nous draguions le septième ciel
Pour cet automne, mal en point,
Pour ce fichu train qui t’emmène,
Vers une autre gare, un autre destin,
Comme je crie, comme je t’aime,
Je t’attends là, jusqu’à plus tard,
Je t’attends là comme tous les soirs,
Là, dans cette chambre chargée d’espoir
Eternellement, je t’attends.

Tu as fermé nos portes secrètes,
Caché nos photos, jeté nos lettres
Tu as claqué dix ans de bonheur
D’un revers de manche, en deux heures.
Sur les cachots sombres de l’oubli
S’enfuient nos passions, s’enfuie l’envies
Nos écorchures nous font si mal
Que la rupture semble banale
Mais, je t’attends là, jusqu’à plus tard,
Je t’attends là comme tous les soirs,
Là, dans cette chambre pleine d’espoir
Eternellement, je t’attends.

Tu sais la vie est éphémère,
Il faut savoir taire nos guerres,
Il faut savoir aller plus loin,
Là où les étoiles tracent nos chemins
Là où la vie s’enflamme d’amour,
Là où nos cœurs sont sans détours,
Et qu’ils nous offrent l’infini,
Pour s’aimer là, toute une vie…
Je t’attendais, mais c’est trop tard,
Je t’attendais comme chaque soir,
Las de t’attendre, on s’est perdu
Et cette fois-ci, je n’t’attends plus


Paroles et musique : Robert Nicollet.

mercredi 21 mars 2018

Y’a un peu d’toi, dans ce que j’suis.




Ça fait longtemps, que j’suis parti,
De ton école, tout près d’Annecy,
C’est toi qui m’as appris à lire
Toutes ces merveilles à découvrir.
Sur ton tableau vert, à la craie,
La date du jour, tu inscrivais
J’trempais ma plume dans l’encrier
Et, je recopiais sur mon cahier…
Alors, Maîtresse, je te remercie,
Des mots tendresse, des mots gentils,
Y’a un peu d’toi, dans ce que j’suis.

Des douces voyelles aux dures consonnes,
Qui  finissent par des mots qui sonnent,
Des mots, des phrases, puis des idées,
Un beau cadeau de liberté.
Combien de fois, tu m’as aidé,
T’as trouvé les mots qui fallaient,
J’étais têtu, et très craintif,
J’rentrais mon cœur, bien trop à vif.
Alors, Maîtresse, je te remercie,
Des mots tendresse, des mots gentils,
Y’a un peu d’toi, dans ce que j’suis.

Bien sûr, j’aimais trop la récré,
Je jouais aux billes, ou au piquet,
Mais quand la cloche retentissait,
Un grand sourire, m’accueillait.
T’as semé des graines, dans mon jardin,
Un peu d’engrais, un bon coup d’main,
T’as su m’donner, l’envie d’apprendre
D’ouvrir les yeux, d’savoir entendre.
Alors, Maîtresse, je te remercie,
Des mots tendresse, des mots gentils,
Y’a un peu d’toi, dans ce que j’suis.

Paroles et musique: Robert Nicollet

lundi 12 mars 2018

Quand je s’rai vieux…








Quand je serai vieux, je raconterai des blagues,
Pour rigoler le soir d’vant le bruit des vagues
Un verre à la main, de je ne sais quoi,
Qui chauffe le cœur, d’amitiés et de joie.
Devant la cheminée, près du feu de bois,
Je referai le monde, je rêverai, tu verras
D’une terre si belle, qu’on vivra heureux,
Tout ça, bien sûr, parce que j’s’rai vieux.

Quand je serai vieux, après 75 ans,
Je dirai aux jeunes et à leurs parents,
Qu’il faut se battre pour nos libertés,
Et à ce jour, bien, c’n’est pas gagné.
La vie est belle, quand elle parle d’amour,
Et qu’il vaut mieux la paix au grand discours,
Que l’argent n’est rien, le pouvoir n’vaut pas mieux,
Tout ça, bien sûr, parc’que je s’rai vieux.

Quand je s’rai vieux, j’chanterai des ballades,
Les lunettes sur le nez, ma guitare en bataille
La voix tremblante, mais le cœur battant
Pour faire le jeune que j’étais à vingt ans.
Quand je serai vieux, je vivrai de mes rêves,
La tête dans les étoiles, jusqu’à c’que la nuit s’achève,
Puis au p’tit matin, le regard vaporeux,
Je me dirai, qu’est-ce que j’suis vieux.

Paroles et musique : Robert Nicollet.


mardi 6 mars 2018

Le vol des corbeaux









Quand le matin se lève,
Sur la terre de Syrie
Quand le matin s’éclaire
Sous les ruines endormies
Quand la nuit s’achève
Et que le monde se déchire,
Que même une trêve,
On ne sait pas la suivre.
J’entends le vol des corbeaux,
Déchirer l’horizon,
J’entends les bombes, les canons
J’entends la terreur qui gronde,

Quand il ne restera rien,
Que des corps de poussière,
Que même les chiens,
Seront victimes de ta guerre.
Quand le silence de l’enfer
Hurlera au néant
Qu’il n’y aura que des pierres
Pour seul testament
Entendras-tu ta conscience,
Roder au bord de ces ruines
De ton propre pays,
Que tu auras détruit.

Verras-tu un seul jour,
Les larmes de sang
Versées pour toujours,
De tes propres enfants.
Entends-tu donc leurs cris
Ils sont plus forts que tes bombes,
Plus forts que ton mépris,
Que ta haine la plus sombre,
J’entends toujours tes corbeaux,
Déchirer l’horizon,
J’entends toujours les bombes,
Et la terreur qui gronde,


Paroles et musique : Robert Nicollet

jeudi 22 février 2018

Si...






Si tu m’aimes un peu,
Dis-moi le dans les yeux,
Et caresses moi le cœur,
Pour que sèchent nos pleurs.

Si tu m’aimes un peu,
J’aimerais sentir tes lèvres
Ton souffle amoureux
Avant que le jour se lève.

Si tu m’aimes un peu
Regardes, au loin, il pleut,
Tu sais, j’ai tant d’amour à te dire,
Tant d’amour à t’offrir.

Si tu m’aimes un peu,
Laisse-moi sécher tes larmes,
Te regarder dans les yeux,
Pour te réchauffer l’âme,

Si on s’aime tous les deux,
On a le droit d’être amant et heureux
De croiser le monde dans les yeux
Et, de se dire amoureux.

Si, tu m’aimes un peu,
Laisses-moi t’embrasser mon amour,
Laisses mes mains dans tes cheveux
Laisser-moi t’aimer au grand jour…

Si, tu m’aimes encore
Saouls de nos chants d’amour
Saouls de l’envie de s’aimer
Saouls sur le chemin du toujours…

Si, la vie, c’est à deux,
Je m’lasserais d’un trop petit peu,
J’préfèrerais m’en aller,
Te quitter, s’envoler…

J’irais, quelque part mais ailleurs,
Tricoter le temps et les heures,
La solitude est bien trop forte,
Que rien ici ne l’emporte…

Paroles et musique

Robert Nicollet