jeudi 15 février 2018

Quand on n’aime plus






Quand on n’aime plus, on a l’cœur en sommeil
L’âme suspendue, aux nuits sans étincelle
Quand on n’aime plus, on vit en noir et blanc,
On ne rêve plus, tristement, on attend…
On attend du jour, où le soleil luira
Qui dans son toujours, nous emportera,
Quand on n’aime plus, le temps est souvent lourd
Lourd de sans issue, lourd du manque d’Amour.

Quand on n’aime plus, il reste les souvenirs,
Du temps qui n’est plus, celui du désir…
Quand on n’aime plus, la vie est un soupir,
On perd l’envie d’aimer et celui de séduire.

Quand on n’aime plus, les jours nous font grise mine
Et dans cette inconnue, souvent nos nuits blanchissent,
Mais la vie continue, cachée dans le déni,
Chargée de convenu, comme de vieux gestes appris.
Quand on n’aime plus, le monde est étranger,
Il ne nous parle plus, on s’est bien trop lassé
On ferme les paupières, on s'endort lentement
Sur le chemin du peut être, on s’accroche souvent

Quand on n’aime plus, il reste les souvenirs,
Du temps qui n’est plus, celui du désir…
Quand on n’aime plus, la vie est un soupir,
On perd l’envie d’aimer et celui de séduire.

Quand l’amour n’est plus, sans qu’on veille renaître
On l’voit suspendu, au bord d’une fenêtre,
Un regard qui sourit, un geste, un mot gentil,
Et l’envie nous revient, l’envie d’avoir envie
De cueillir les étoiles, de monter dans les nues,
D’hisser la grand’voile, conquérir l’absolu
Et quand l’amour renaît, qu’importe le temps perdu,
On s’envole dans le ciel pour embrasser la lune



Paroles et musique : Robert Nicollet.

mercredi 7 février 2018

Nus,






Nus, comme le silence des statues
Comme un amour perdu
Comme une larme dans les nues
Nus, comme nos corps en naufrage.
Nos deux vies sous les nuages
Enfermés, dans une cage.
Nus, éternellement, nus
Mais guettant la décrue
Comme urgence absolue.
Je t’appelle, si tu m’entends,
Là où le fleuve est si grand
Qu’nos maisons baignent dedans.

Nus, comme la force du vent,
Des mers, des océans,
Et la rage du temps
Nus, la tempête s’est tue,
Le fleuve est encore en crue,
Désolante, et têtue.
Nus, il pleut comme je n’en peux plus
Sur nos souvenirs disparus
Emportés, je n’sais plus.
Je t’appelle, si tu m’entends,
Là où le fleuve est si grand
Qu’nos maisons baignent dedans.

Nus, mon amour en colère,
Solitude arbitraire
Pourquoi donc se taire ?
Seul, en souffrance, mais unis,
La France n’est pas Paris,
Alors, pourquoi l’oubli…

Je t’appelle, si tu m’entends,
Là où le fleuve est si grand
Qu’nos maisons baignent dedans.


Paroles et musique : Robert Nicollet

lundi 29 janvier 2018

Mon jardin secret.






Quand je me réveille le matin à 7 heures
Il y a des mésanges bleues, qui me chantent en chœur
De belles ballades, qui me font voyager
Dans le jardin, où le soleil s’est levé.
Viens donc rêver, dans mon jardin secret,
Fermes les yeux, et laisses toi aller.

Il y a des clowns, acrobates, et jongleurs,
Le rire aux lèvres, et la main sur le cœur.
Un cracheur de feu, et un briseur de chaîne,
Un ours géant, qui fredonne des rengaines
Viens donc rêver, dans mon jardin secret,
Fermes les yeux, et laisses toi aller.

Les tulipes jouent de la clarinette
Et les narcisses se la joue à Yépès,
La guitare écoute de douces mélodies
Que les roses jouent à l’orgue de Barbarie
Viens donc rêver, dans mon jardin secret,
Fermes les yeux, et laisses toi aller.

Accroches-toi aux ailes des verdiers,
Ils t’amèneront aux parcs des Libertés,
Là où la vie souffle comme un éclat de rires,
Où le soleil brille que pour le plaisir.
Viens donc rêver, dans mon jardin secret,
Fermes les yeux, et laisses toi aller.

Viens déguster du muscat de Hambourg
Juste arrosé par la rosée du jour,
Puis, respirer, près d’un piano à queue,
Ecouter du Chopin en fermant les yeux.
Viens donc rêver, dans mon jardin secret,
Fermes les yeux, et laisses toi aller.
Aller viens.


Paroles et musique : Robert Nicollet

mardi 23 janvier 2018

Sur les dunes de l’Espiguette






Le vent souffle, c’est la tempête,
Sur les dunes de l’Espiguette,
Le sable s’envole, fait des pirouettes
Devant le r’gard, inquiet des mouettes
Le ciel s’emporte, noir de gris,
Jusqu’au bout, vers l’infini,
Le jour, la nuit, je n’sais plus trop,
Il n’y a pas d’heures, pour s’lever tôt.
Il n’y a plus d’heures, pour s’lever tôt.

Il pleut sur la mer, jusqu’au ciel,
Ce sont les larmes de l’éternelle
Donnes-moi ton souffle, comme un sourire
Comme une caresse, sans devenir
Le phare s’accroche, aux solitudes,
Il a la force et l’habitude,
La pluie, le vent, les vagues hurlent
Et sur la peau, le sable brûle
Et sur ma peau, le sable brûle

Les vagues se lassent, sur cette plage,
Elles ont la couleur, des nuages,
Un peu d’écume qui s’illumine,
Sur la grisaille qui l’égratigne,
Et dans le ciel, je vois tes yeux,
Une lumière, aux mille feux,
J’imagine le son de ta voix,
Je rêve du jour où t’étais là…
Je rêve du jour où t’étais là…

Le jour s’éclaircit, ô ma vie,
Je t’sens tout prêt, tout prêt, ici,
Le vent se calme, le ciel s’éclaire,
La mer est belle comme nos hiers,
Quand tu me manques, je reviens là,
Sur cette plage, du toi et moi,
Sur le sable, j’lis ton prénom,
Ça me fait du bien, dans ma prison.
Ça me fait du bien, dans ma prison.


 Paroles et musique: Robert Nicollet

vendredi 19 janvier 2018

Un peu d’Amour et des souvenirs.






Dis-moi des mots qui nous ressemblent,
Des sentiers écrits ensemble,
Sur les pavés de l’université
A passer de folles années,
A croire, à espérer,
Que le monde allait changer
Qu’est-ce qu’il nous reste aujourd’hui,
Un peu d’Amour, et des souvenirs.

On a souvent rêvé d’ailleurs,
Pris des chemins voyageurs,
A construire nos vérités.
Et, si l’histoire en a fait autre,
Fête de l'huma 2000
Ce n’est même pas de notre faute,
Mais, nos idées ont dérangé
Qu’est-ce qu’il nous reste aujourd’hui,
Un peu d’Amour, et des souvenirs.

Parles-moi des années passées,
Du temps où l’on s’était aimé,
Dans la lumière pure de l’été,
Tu sais, c’est drôle de se souvenir
Ces tendres moments, ces doux sourires
Et cette jeune complicité
Qu’est-ce qu’il nous reste aujourd’hui,
Un peu d’Amour, et des souvenirs.

Je ne sais même plus où tu es partie,
Tu voulais voir d’autres pays
D’autres cultures, d’autres envies,
Je t’ai retrouvée, dans cette boîte,
Sur cette photographie qui date
Qui a réveillé ma mémoire.
Qu’est-ce qu’il nous reste aujourd’hui,
Un peu d’Amour, et des souvenirs.



Paroles et musique : Robert Nicollet.

samedi 13 janvier 2018

Toute petite histoire




L'histoire de deux présidents et de bombes atomiques....

Petite Maison
Petit à petit bâtie
Petite voiture
Pourvu qu’elle dure, aussi
Petite famille,
Un garçon, une fille et puis ?
Petit bout de vie,
Qui se tient tranquille, ici.
Ce n’est pourtant pas facile,
Quand on est là, tout petit.

Tout petit jardin,
Petites fleurs en main, coupées
Tout petit cliché
D’un instant exquis, pris.
Une petite histoire
Vue dans ce tiroir, là,
Et toutes ces images,
Enfermées en cage, chut,
Ce n’est pourtant pas facile,
Quand on est là, tout petit.

Petit film banni
Petite censure, aussi,
Petits commentaires,
Qui s’en vont dans l’air, pschitt !
Petite entreprise,
Petit à petit partie,
Tout petit sinistre,
Pour nos chers ministres, tristes,
Ce n’est pourtant pas facile,
Quand on est là, tout petit.

Un petit bouton,
Il appuie dessus, paf.
Un petit champignon,
D’une toute petite bombe, boum
Une petite réplique,
Ça a l’air comique, clic,
Et pour qu’on finisse,
Dans le tout petit, petit,
A ça y est, on est géant,
On est devenu des grands.


Paroles et musique : Robert Nicollet.

mercredi 3 janvier 2018

Entends donc leurs cris








Ils ont marchés des jours dans un froid d’hiver
La faim pour compagne et la main au cœur,
Au péril de leur vie, ils ont fui la guerre
Les bombardements, ce monde de terreur,
Ce sont des familles, hommes, femmes et enfants,
Qui ont pris la route, un soir au gré du vent
Ô âmes citoyennes, ô cœurs solidaires
Entends donc leurs cris, comprends ma colère

Aux marches des palais, on entend des voix,
Des gens qui ont peur, des gens qui ont froid
Qui dorment sous des tentes, tout près de nos villes
Ayant pour tout bagage, le sac de l’exil.
Ils ont tout perdu leur pays, leurs racines,
Il n’leur reste plus, qu’un futur fragile
Ô âmes citoyennes, ô cœurs solidaires
Entends donc leurs cris, comprends ma colère

Ils ont tracé leur route et franchi des frontières,
Certains ont navigué et traversé la mer,
Dans des chaloupes bondées, miroirs aux alouettes,
D'aucuns sont morts, noyés, une nuit de tempête
On les retrouve chez nous, sur une place de parking,
Ou sur un bout de trottoir, pour seul domicile
Ô âmes citoyennes, ô cœurs solidaires
Entends donc leurs cris, comprends ma colère

Ce soir, je prends ma plume, pour parler d’Amour,
Assis sur ce banc, j’entends les tambours,
Des discours de haine et de xénophobie
Contre des êtres humains à qui on a tout pris
Nos cœurs sont-ils si durs, qu’ils ne s’ouvrent plus,
Leur misère est si grande, tendons leur nos mains
Ô âmes citoyennes, ô cœurs solidaires
Entends donc leurs cris, comprends ma colère


Paroles et musique : Robert Nicollet.

lundi 25 décembre 2017

Les Larmes de Julia (épilogue)





Où sont les limites du rêve, où sont les contours de la réalité, sommes-nous toujours dans le réel? Ne teinte-t-on pas nos visions, nos pensées de ce que nous sommes?

Nous sommes souvent sur la carte, et peu sur le territoire. Qu'est-ce qui importe dans notre vision des réalités. N'est-ce pas le filtre de notre pensée, et n'est-ce pas là l'essentiel? C'est ce qui crée l'espérance, la force de vie, l'intuition, la création, l'Amour dans tous les sens du terme...



Je te donnerai mon cœur



A tout ceux qui sont seuls, aux blessés, aux meurtris,
A tous les oubliés de l’amour, de la vie,
Aux cœurs arrachés, aux âmes déchirées,
Quand le silence est lourd, qu’il noie l’immensité.
A tous les mal d’amour, aux chagrins des regrets
A ceux qui sont partis, qui ne reviendront jamais,
Aux larmes du souvenir difficiles à sécher
Aux peines écorchées, d’un amour avorté.
Je tendrai la main à qui souffre et qui pleure,
Je t’donnerai mon amour, je te donnerai ma chaleur,
Toi qui part sur la route sans abri sans secours,
Toi le grand naufragé, aux tempêtes des discours,
Toi qui n’écoute que, ton écran à mensonges
En quête de sens, en recherche d’attention,
Je crèverai les étoiles, pour t’en donner la lumière,
Les nuages de la vie sublimeront au soleil,
Les fleurs seront si belles, les oiseaux chanteront,
La liberté d’aimer et de vivre ses passions.
Je tendrai la main à qui souffre et qui pleure,
Je t’donnerai mon amour, je te donnerai ma chaleur,
Ami, redresses-toi, l’Amour est en danger,
Si on ne peut plus croire, à la force de nous aimer :
Réinventons nos guerres, rallumons les bûchers,
Explosons notre terre, gommons l’humanité.
Mais je tendrai la main à qui souffre et qui pleure,
Je t’donnerai mon amour, je te donnerai mon cœur.

Textes, paroles et musiques: Robert Nicollet.




mercredi 20 décembre 2017

Délires chansonniers








Sur mon nuage, dans ma lorgnette,
Je regarde le monde bouger,
Je m’amuse dans ma cachette,
A espionner, à rigoler.

Il y a de drôles de bêtes,
En costume gris et cravates
Qui profitent et qui s’entêtent,
A nous raconter des salades.

Ils récitent de beaux discours,
Des mots qui flattent, des mots qui brillent,
Des maudites chasses à cour,
Où le gibier est bien facile.

Armés de leur beau fusil,
Ils peuvent tirer sur tout c’qui bouge,
Comme la cible est très fragile,
A chaque fois, ils savent faire mouche.

Quand leur proie est morte à terre
Ils lâchent leurs plus féroces chiens,
Quand les nantis nous font la guerre
Les plus fragiles n’ont plus d’copains.

Ils boufferont de l’huile de palme,
Ça sera plus académique,
Pourquoi donc verser des larmes,
Sur des profits gastronomiques,

Puis nous mettrons du glyphosate
Dans leurs légumes, dans leur persil,
Dans leurs patates, dans leurs tomates
Puis dans notre drôle de République.

Et dans notre drôle de République,
Pour qu’le chiendent ne repousse pas
Ces  mauvaises herbes, dites politiques.
Qu’on n’les retrouve plus dans nos pattes
Qu’on n’les retrouve plus dans nos pattes

Dans nos pâtes ?

Paroles et musique: Robert Nicollet.

mercredi 6 décembre 2017

Vertiges




Lever du jour

La nuit a lâché ses étoiles,
Libérant leur lumière fleurie,
Sur les jardins, posée en voile,
De belles roses épanouies.

Et, le soleil les arrose,
De timides rayons engourdis,

De pensées à peine écloses,
Que son cœur lui a promises.

L'éther cobalt apparaît sublime,
Derrière une drôle de lune blanchie,
Le jour s'est ouvert jusqu'à la cime,
Comme un vertige en symphonie.

Le rêve dans une clarté limpide,
Dégrafe ses lèvres engourdies,
Pour un long baiser candide
En cette journée, sortie du lit

L'heure où la robe noire abandonne
Ses bijoux d’or et de platine
Où chaque geste déboutonne
De douces minutes en sourdine

Etreintes jusqu'au dernier parfum
Jusqu'à l'ultime note de musique,
Aux mots soupirés de satin,
Aux vapeurs nouées, alambic

Sulfure étoilé de lumières
Halo aux brillances magnifiques
Couvertes de voile, de mystère,
Etrangetés passagères oniriques.

Hissée aux pics des volcans,
Aux laves rougeoyantes de l’esprit,
Aux épices cendrées de l’instant,
Qu’il soit magique et fugitif…
  
Là où les ailes des goélands
Draguent la volupté des nuages,
Où le bleu divin océan,
Achève son vagabondage.

Couché sur l'horizon feutré,
Fardé de rosée matinale,
Couvert d’étincelles magnifiées
Aux splendeurs boréales.

Écume errante, aux spasmes d’argent,
Humeur adoucit par la brise,
Infini d’espace et de temps,
Aux douces caresses exquises

Lumières au foudre flamboyante,
Sorties du ventre des nues,
Comme une délivrance éclatante
Aux froides noirceurs noctambules.

Question…

Est-ce que tu veux faire le grand saut!,
S'embarquer pour la fin du monde.
Se faufiler dans les coulisses
Dans les fissures de la terre
Quand la terre gronde, elle n’entend pas,…
Elle pleure, elle fond, elle souffle, elle hurle,
Ecoute son cri, comprends ses brûlures,
Ton voyage ? La chute
Jusqu’où ? Jusqu’en bas, tout au fond
C’est noir, noir foncé, le néant.
Le néant, continue, t’es bientôt arrivé
Continue, t’es bientôt arrivé, continue


Ultime vertige…

A l’ombre des volcans, les lumières se sont tues,
Les cendres planent au vent, comme nos cœurs disparus.
Nos ombres, et nos vies, ont du mal à vieillir.
Dans ce milieu hostile, où, rien ne peut séduire…

Les mers recouvrent nos terres, les glaces ont toutes fondues
Les larmes d’un ciel austère se couchent sur nos vécus
La chaleur est immense, nos regrets éternels,
Survivants dans l’errance, rescapés mais mortels,

Où se trouve la magie, du lever de soleil,
Le ciel qui bleuit, aux rayons des merveilles,
La mer, les oiseaux, et, cette belle poésie,
Qui parent notre planète, de panache exquis.

Mais où sont nos matins, aux sourires radieux,
Lorsque s’illuminaient, nos cœurs amoureux,
Où tout était bonheur, et nos vies en dentelles,
Explosaient d’allégresse, de consommes en voyelles,
De doux mots, en phrases, de vers en poèmes,
De chapitre en roman, du candide à l’ébène,
Euphonies d’arc en ciel, explosion de musique
Perpétuelle création, à l’univers onirique.

On a tué la beauté, comme on tue le temps
On parle d’Amour pour draguer le néant…
Et son corps dévêtu, où le vide nous éteint,
Nous attire dans l’abîme, une nuit au matin.
Fille ultime d’une nuit, dernier amour puis fin.
Fin de notre histoire, fermé pour inventaire…
Six milliards d’êtres humains, partageant la Terre…


Paroles et musique : Robert Nicollet.

mercredi 29 novembre 2017

Une lumière, un espoir…








...Dans l'oubli de l'évidence,
Le temps s'arrête là,
Suspendu dans sa danse,
Au rythme d'une seule fois...


Le temps est passé,
Les tempêtes calmées,
Le tonnerre s’est tu,
Le calme est revenu,
Et, je vois bien là, dans ton regard,
Une lumière, un espoir…
Puis, un murmure,

Des mots qui rassurent,
La douceur, la tendresse,
Les caresses,
Souvenir d'un moment chansonnier
 à Radio Fréquence Plurielle
(Paris)
Pour la fête de l'huma.
Et, ton souvenir, sur mes tranches de cafard
Une lumière, un espoir…
Laisses-moi te dire des « je t’aime »,
Laisses-moi te parler d’amour,
Ecrire ces mots et qu’on sème,
Ces quelques graines en retour…

Années rebelles
Les manifs, soixante huit,
Nos libertés



Nos paroles enflammées.
Tout est parti, comme les feuilles au vent,
Comme si le temps avait renié ses parents
Le travail, les fins de mois
Sans argent,
Puis nos enfants, leur sourire,
Leurs premières dents…
Tout passe si vite, dans cette drôle d’histoire,
Comme une lumière, un espoir…
Laisses-moi te dire des « je t’aime »,
Laisses-moi te parler d’amour,
Ecrire ces mots et qu’on sème,
Ces quelques graines en retour…



Les années passent
Sur la fin de mon chemin,
Sur mes « hélas »
Et, mes années « chagrin »,
Il reste à faire, juste une dernière balade
Comme une lumière, un espoir…
Dieu qu’il fait vide
Dans le silence de tes mots
Dans mes sommeils
Dans l’ombre de mon piano
Et, ton souvenir, sur mes tranches de cafard
Une lumière, un espoir…
Laisses-moi te dire des « je t’aime »,
Laisses-moi te parler d’amour,
Ecrire ces mots et qu’on sème,
Ces quelques graines en retour…


Paroles et musique: Robert Nicollet

lundi 13 novembre 2017

La valse du peut-être








C’était à peine 6 heures,
J’étais sur l’quai d’la gare,
Et tu n’étais pas là.
Y’avait beaucoup de monde
Les gens étaient pressés
Et je n’te voyais pas.
Ma valise était pleine,
J’l’avais chargée d’Amour,
De tendresse et de joie.
Et je me sentais seul,
Debout, la pluie tombait,
Et je n’te voyais pas…
J’avais rêvé, ma belle,
D’un week end à l’hôtel,
D’une plage au bord de mer
J’avais rêvé, ma belle,
D’un week end à l’hôtel,
Pour te dire  des « je t’aime », des « je t’aime ».

Le train est arrivé,
La pluie n’a pas cessé,
Mais où es-tu donc passée ?
Les gens ont pris leurs places
A l’abri dans ce train,
Assis bagages rangés.
J’ai pris de quoi manger,
Des cannettes de bière
Du pain et du pâté,
Et j’entends le chef de gare,
Souffler dans son sifflet,
Au bout de ce long quai.
J’avais rêvé, ma belle,
D’un week end à l’hôtel,
D’une plage au bord de mer
J’avais rêvé, ma belle,
D’un week end à l’hôtel,
Pour te dire des « je t’aime », des « je t’aime ».

Ça y est, le train s’en va,
Tu n’es toujours pas là,
Sur ce quai du départ,
Les gens s’font des saluts,
Des sourires, des bisous
Le train n’est plus en gare
Mais où es-tu ma belle,
Que s’est-il donc passé,
Et cette pluie est glacée,
Je vais rentrer chez moi,
Je n’sais plus quoi penser
J’ai mal si tu savais
J’avais rêvé, ma belle,
D’un week end à l’hôtel,
D’une plage au bord de mer
J’avais rêvé, ma belle,
D’un week end à l’hôtel,
Pour te dire des « je t’aime », des « je t’aime », des « je t’aime ».

J'aimerais passer chez toi,
Peut être que t’es malade,
Peut-être t’as besoin moi,
Peut être, je ne sais pas,
T’as du louper ton car,
C’est pour ça qu’t’es en r’tard…
C’est pour ça…
Peut-être, peut-être, peut-être…


Paroles et musique: Robert Nicollet.