jeudi 15 juin 2017

Les bourgeoises en public


Un petit souvenir du Festival "Le pont des arts", avec Serge Largeron à l'accordéon...







Les bourgeoises se faufilent
Dans les rues animées des villes
Leurs beaux tailleurs, talons aiguilles
Et leur sac noir en crocodile.
Elles promènent leur derrière
La tête haute, le regard fier,
Devant les yeux souvent blasés
De leurs amants trop fortunés

Les bourgeoises s’abandonnent
Dans les draps de leur journée
Parce qu’elles ont eu de leurs hommes
Leurs doux plaisirs non satisfaits.
Ces belles dames souffrent en silence
De peur d’ébruiter leur détresse
Elles vont d’amour en abstinence
De leur salon jusqu’à confesse.

Les bourgeoises s’enfrivolent
Aux lueurs des petits matins,
On les retrouve dans leur bol
Le cœur tartiné sur du pain.
Elles ont l’sourire des grands regrets,
Et quelques larmes pour noyer,
Cette belle vie, qu’elles ont rêvée,
Et, n’ont pas su en profiter.

Les bourgeoises enfin s’éteignent,
A l’ombre froide de leur grand lit,
Elles ont encore le cœur qui saigne
Sur les photos, de leur pauvre vie.
Elles referment leurs souvenirs,
Dans cet album des années
Puis, elles versent un dernier soupir
Enfin, finissent par s’en aller.

Les bourgeoises se faufilent
Dans les rues animées des villes
Leurs beaux tailleurs, talons aiguilles
Et leur sac noir en crocodile.
Elles promènent leur derrière
La tête haute, le regard fier,
Devant les yeux souvent blasés
De leurs amants trop fortunés.

Paroles et musique: Robert Nicollet.

vendredi 9 juin 2017

Parenthèse

…Dans cet océan tout drapé
De leurs ébats, comme une marée
Musclée par la lune crachée
Au milieu de l’éternité,
Ils s’aimaient; en toute transparence,
Plantés là en plein cœur du monde.
Ils s’aimaient; en toute dépendance
Dans une chaleur si vagabonde…








Je suis parti au petit matin
Sans connaître le bout du chemin,
J’ai marché toute la journée,
Sans savoir où j’voulais aller,
La tempête a souvent soufflé,
Dans ma tête, il n’y a plus d’été,
Pour chanter de doux mots d’amour…

Il fallait qu’j’entende mes silences,
Au milieu de ces turbulences
Résonner au souffle du vent,
Souffler au dessus des volcans,
Il fallait qu’je parle à la lune,
Aux étoiles, de leur infortune,
Pour chanter de doux mots d’amour…

Si le temps rapace nous sépare,
Par je ne sais quel jeu du hasard,
Si l’histoire ne veut plus s’écrire,
Qu’à la plume de nos souvenirs
Quand l’encre rouge de nos soupirs
Ne porte plus le parfum du désir,
Pour chanter nos doux mots d’amour…

Peut être qu’un jour on finira
Par mettre les pieds dans le même drap,
Peut être qu’enfin au dernier soir
Lorsque pour vivre, c’est un peu tard,
On chantera aux portes des cieux
Des ballades à nos tendres aïeuls…

Et chanter des doux mots d’amour…


Paroles et musique: Robert Nicollet.