mardi 8 septembre 2020

Ma solitude.




Ta jupe couleur du vague à l’âme,
Juste aux frontières de l’inconscience
Tes jambes infiniment Paname,
Frottant l’boulevard de tes silences.
Sur les marches grises de ton absence,
Où je tague mes mots d’amour,
Je cherche encore là, ta présence,
Les souvenirs de nos toujours.
La solitude, c’est du chagrin,
Qui dégouline sur ta peau blême
Qui t’emprisonne, et qui te tiens,
Pour que tu ne puisses plus dire je t’aime…

"Espaces perspectives"
Festival d'Avignon
Je marche seul, dans mon désert,
Transparent dans le cœur des gens,
Et, je les croise, je les espère,
Cherchant du r’gard un peu d’printemps.
Les fleurs se fanent, avec le temps,
Leurs pétales aux dentelles brisées,
Tapissent ma vie, qu’emporte le vent
Au dernier soir de notre été.
La solitude, ça te déchire,
Ça t’emmène quand survient le soir,
A caresser les lunes exquises,
D’un peu d’amour sur le trottoir…

Mes jours sont noirs et mes nuits blanches,
Je m’endors, seul dans cette pièce,
Où ton écho, sur moi se penche,
Alors je ferme les yeux, je rêve.
Sur les rondeurs de tes lèvres,
Au doux parfum si délicat,
Ta bouche à peine entre ouverte,
Comme un baiser qui s’poserait là.
La solitude, c’est le naufrage,
De tous les rêves d’amour perdu,
De toutes nos passions mises en cage
Et qui ne se rattrapent plus.

Ma solitude, mon cri d’amour,
Toi qui m’enfermes dans ta prison,
Toi qui m’enchaînes, chaque jour,
Au cas où j’tenterais l’évasion.
Mon arc-en-ciel, couleur sépia,
Va flotter sur le bleu de celle,
Que je serrerai dans mes bras,
Pour s’habiller en aquarelle.
Mes nuits d’pénombre, sans une étoile,
Auront de quoi bien se tenir,
La solitude prise en cavale,
Ira ailleurs faire son empire.

Paroles et musique : Robert Nicollet.

mercredi 26 août 2020

C’est toujours les mêmes qui trinquent






De Brasilia ou de Bankok,
De Moscou ou de New York
De Paris ou de Pékin,
De Varsovie ou de Berlin,
Nous sommes tous les enfants du monde
Pourtant certains se traînent dans l’ombre
C’est toujours les mêmes qui trinquent,
C’est toujours le même bastringue…

Certains shootent dans un ballon,
Et pour le faire, gagnent des millions,
Quand d’autres sauvent des vies humaines,
Et vivent chichement en hlm.
Y’a pas d’justice, dans ce vieux monde,
C’est le bazar, la colère gronde,
C’est toujours les mêmes qui trinquent,
C’est toujours le même bastringue…

Dans un deux pièces à Saint-Denis,
La maladie fait ses petits,
Ils sont six sept, dans la même pièce,
Y’a rien qu’y est fait pour que ça cesse
Les temps sont durs, pour les plus faibles,
Alors que d’autres font la fête,
C’est toujours les mêmes qui trinquent,
C’est toujours le même bastringue…



Chacun de nous sur cette vieille terre
Peut témoigner en solidaire
Y’a pas besoin de statistiques,
Pour se rendre compte du pathétique.
Il suffit d’ouvrir les yeux,
Autour de nous et autour d’eux,
C’est toujours les mêmes qui trinquent,
C’est toujours le même bastringue…

On en parle depuis un siècle,
Mais y’a toujours rien qui se fait,
On attend quoi pour le changement,
Pour qu’on se traite humainement,
Les intérêts de quelques uns,
Sont bien plus forts que d’être humain,
C’est toujours les mêmes qui trinquent,
C’est toujours le même bastringue…

Paroles et musique : Robert Nicollet.

lundi 6 juillet 2020

La dame du bistrot




Tôt le matin, dans ce bistrot,
Elle boit ses verres, juste un peu trop
A boire des coups, jusqu’à plus de sou
A boire l’oubli, jusqu’au dégoût.
Chaque verre, c’est une histoire,
Une romance, goût du hasard,
Une ritournelle en croissant d’lune,
Une aventure dans l’infortune.
Elle parle, des mots, comme des poèmes,
Des drôles de phrase, en quarantaine,
Des vers en plume d’hirondelle,
Qui jailliraient d’un arc en ciel.
J’aime écouter le cœur des gens
Ça m’fait du bien, quand j’les entends.

Elle ouvre son drôle de porte-monnaie,
Une p’tite photo, dans un carnet,
Qu’elle garde secret comme un bijou,
Qu’elle aimerait mettre autour du cou.
Un collier en forme d’éternelle,
Qui f’rait l’amour en violoncelle.
Bercée par la douce rondeur
Des harmonies vibrantes du cœur.
Puis, oublier le temps présent
Celui qui n’a plus d’importance,
Celui qui nous fait perdre d’avance,
Le peu de rêves, et d’innocence.
J’aime écouter le cœur des gens
Ça m’fait du bien, quand j’les entends.



Bonjour, madame dans tes poèmes,
J’entends la brise de tes « je t’aime »,
J’entends aussi cette petite voix,
Celle de tes larmes d’autrefois.
Alors t’es plus celle du bistrot
Celle qu’on montre avec ces poivrots,
T’as un p’tit cœur gros comme la lune,
Et qui se cache derrière la brume…
J’aime écouter le cœur des gens
Ça m’fait du bien, quand j’les entends.


Paroles et musique : Robert Nicollet.


mercredi 10 juin 2020

Je t’aime encore


Elle a des jambes comme des fuseaux,
Qui donneraient l’heure au septième ciel,
Ses talons claquent comme des marteaux,
Sur le boulevard des arcs en ciel.
Elle marche le long des solitudes,
Où le silence nous fait ses gammes,
Les notes s’envolent dans l’habitude,
Sac à néant du vague à l’âme.

Ça claque le soir, comme un écho,
Qu’aurait du mal à s’contenir,
Je ferme ma gueule dans ce bistrot,
Parce que j’n’ai plus rien à te dire.
Laisse moi rêver, encore une fois,
De tes épaules douces de caresses,
Ta peau satin, de nirvana,
M’enivre encore plus que l’ivresse.

Je t’aime, Je t’aime, encore,
 
Souvenir "Théâtre L'Astrolabe" de Sorgues.
J’imagine ici, ton regard,
Tes yeux cristal à peine bleutés,
Aux doux naufrages des hasards,
Que j’ai trop souvent convoité.
Ils ont la fougue des libertés,
Et la lumière de tes pensées,
Ils ont la tendresse d’un baiser,
Qui sur tes lèvres s’est posé.

La brume se couche sur nos années,
Draguant mon cœur encore meurtri,
Tes longs cheveux d’ébène lissés,
Plongent dans le dos nu de l’envie.
J’ai souvent succombé d’amour,
Sur ton lit de soie blanc nacré
Quand nos désirs, s’faisaient la cour,
Dans nos longues soirées d’été.

Je t’aime, Je t’aime, encore,

Tu vois, j’t’écris ces quelques mots,
Sur la nappe papier du bistrot,
Ce que j’ai trop de mal à te dire,
Ces mots d’amour, sans devenir.
Laisse moi rêver à l’infini,
De ton visage qui me sourit
Laisse moi crier, laisse moi pleurer,
Laisse moi ne jamais t’oublier.

Je t’aime, Je t’aime, encore,


Paroles et musique: Robert Nicollet.

lundi 1 juin 2020

Je rêve d'Amour



Parle-moi de désir,
Lorsqu’il te caresse la peau,
Quand la chaleur du plaisir,
T’en fait perdre les mots.
Parles-moi de l’Amour,
Sur le fil de tes lèvres,
Lorsque j’en fais le contour,
Et que la nuit blanche s’achève….
Perché dans un coin de ma lune,
Accroché à ma bulle
Je rêve d'Amour
Espaces perspectives
Festival d'Avignon

Souffle-moi tes silences,
Comme ces brises du matin,
Lorsque le jour se balance,
Entre velours et satin,
Chante-moi ta romance,
Pour que j’en perde l'esprit.
Pour que je sois ta substance
Et que tu deviennes magie…
Perché dans un coin de ma lune,
Accroché à ma bulle
Je rêve d'Amour

Il parait, qu’ça n’se fait plus,
De croire encore en nos rêves
Mieux vaut compter nos écus,
Un peu chaque jour, on en crève.
Moi, je tartine ma vie,
D’une bonne couche d’utopie
Mes rêves sont mes libertés,
Là où je décide d’aller…
Perché dans un coin de ma lune,
Accroché à ma bulle
Je rêve d'Amour.


Paroles et musique: Robert Nicollet.

mardi 12 mai 2020

Vivre!




Vivre là où mes idées me viennent,
Vivre où les chemins me mènent,
Libre, comme le vent et la pluie,
Libre, jusqu’au bout de ma vie.
Vivre le cœur en bandoulière,
Vivre, comme des nuits de lumière,
Libre, au dessus des volcans,
Libre, et qu’importe le temps!...
Je connais des mots si forts,
A la vie à la mort,
Ma liberté, ma vie…

Vivre oubliant mes déchirures
Vivre jusqu’à l’ultime blessure.
Libre, sans chaîne et sans serment,
Libre, jusqu’au dernier jugement.
Vivre, comme l’amour infini,
Vivre, ta lune comme compagnie,
Mais ivre, à embrasser le ciel
Libre à chanter tes soleils…
Je connais des mots si forts,
A la vie à la mort,
Ma liberté, ma vie…
        
Vivre, mon amour et ma vie,
Vivre, en voyage, c’est parti,
Libre au sommet de nos rêves,
Libre sans halte et sans trêve.
Vivre mon amour, toi et moi,
Vivre, nos cœurs en porte-voix
Libre, ma liberté chérie,
Toi, tu n’as pas de prix.
Je connais des mots si forts,
A la vie à la mort,
Ma liberté, ma vie…ma vie…

Paroles et musique : Robert Nicollet.


mardi 5 mai 2020

Petite étoile brisée





Assis dans un café, rue Carreterie, je regardais une dame, mystérieuse et solitaire… l’imagination a fait le reste, en voici une chanson… merci à elle d’avoir, sans le savoir, permis d’écrire cette ballade…


Elle buvait tous ses chagrins,
Au p’tit bar du père Machin,
Elle vidait ses verres d’absinthe,
En écoutant ce vieux Chopin.
Alors, elle fermait les yeux,
Et ses souvenirs, la rendaient… heureuse…


Elle parlait du temps passé,
Où, sur les planches, elle dansait
Devant son public, charmé,
Par sa grâce et sa beauté,
Alors, elle fermait les yeux,
Sa vie d’artiste, la rendait… heureuse…

Elle a longtemps bourlingué,
De festivals en longues tournées,
Danseuse étoile en plein succès,
La voilà seule, dans c’troquet…
Alors je ferme les yeux
Pour qu’elle se r’mette à danser…là… heureuse…

Danse… Vas-y danse… Oui…petite étoile… aller, danse….

Le temps c’n’est rien, ça va, ça vient,
On peut toujours se r’faire un chemin,
Tu sais, j’connais des terres d’Eden,
Où l’on pourra soigner nos peines…
Et on fermera les yeux,
Et nous danserons tous les deux… heureux…
Paroles et musique : Robert Nicollet

dimanche 26 avril 2020

J’en ai marre !




Ce matin, je me suis levé
Entre ces quatre murs
Juste pour prendre un café,
Du pain d’la confiture.
Regarder par la fenêtre,
Mais y’a rien qui s’y passe
Pas une vie, pas un être,
Dans le jardin d’en face.
J’en ai marre !

J’ai ouvert mon bouquin,
« Transparence du mal »,
Baudrillard, j’aime bien,
Mais c’est trop cérébral,
Je vais lire un machin,
Qui dit rien, et qui s’tait,
Quelque chose d’aérien
Et, qui me foutra la paix !
J’en ai marre !

Puis, j’allume la télé,
Ils radotent, elle m’épuise,
Y’a pas grand-chose à r’garder,
À part peut être la mire,
Je zappe comme un niais,
Mon index s’est crispé,
Et je cherche, sans trouver,
Quelque chose à regarder.
J’en ai marre !

Alors, je tourne en rond,
Autour de ces quatre chaises
j’déclame des vers d’Villon,
Mais ma mémoire se sèche.
Il reste ma guitare,
Ma belle, tu es là !
Mais dans ce grand bazar,
Je n’sais plus, je n’sais pas !
J’en ai marre !


Je rêve du grand jour,
Quand mes murs ne s’ront plus,
Quand on fera l’amour,
Libre, sans garde à vue.
Qu’on pourra embrasser,
Le soleil, et la vie,
Jusqu’à c’que nos jours
Ne soient plus que folies
J’en ai marre !

J’irai, enfin j’l’espère,
Au bistrot d’chez Elise,
Boire son rosé et sa bière
Avec des moules et des frites.
Le soir, devant la lune,
On criera nos passions,
Sans perdre une minute,
Au cas d’une récession…

J’en ai marre !

Paroles et musique
Robert Nicollet.

dimanche 5 avril 2020

Comme un long souffle de vie,


Je voulais remercier, donner du courage à toutes les blouses blanches qui œuvrent pour sauver des vies… je ne sais pas le dire… alors voici cette chanson pour eux.. pour leur courage, leur détermination et leur humanité… 
Merci à eux…





Un curieux matin se lève,
Sur la plaine déserte en brume,
Le soleil qui s’fait la grève,
Sur nos nuages de l’amertume.
Puis, ce temps gris qui s’étire,
Comme des drôles de jours sans fin,
Et, nos regards qui s’devinent,
Un sourire comme un câlin.

Un vent fort souffle à présent,
Sur ma tête, il tourbillonne,
Il emporte mes rêves d’antan
Mes certitudes, il chiffonne.
J’aimerais te dire des « je t’aime »,
J’aimerais entendre tes refrains
Tes mélodies, ta bohème,
Ta voix douce comme un câlin.

La pluie m’enivre ce matin,
Il pleut comme un mauvais trip.
Elle me trouble, elle m’atteint
Jusqu’au plus profond d’mes tripes.
Le poing levé, sur barricade,
Comme une armée en symphonie
Nos blouses blanches près des malades,
Se donnent à fond, et sauvent des vies…

Les rues sont tristes et désertes,
La vie se cache dans ses replis,
De la tourmente, aux cris d’alerte
Il faut faire face à l’ennemi.
Mon amour, je pense à toi,
Je reviendrais dès que possible,
Nous manquons d’arme de combat
Cette drôle de guerre est terrible…

Il est cinq heures du matin,
La nuit se cavale aux urgences,
J’te donne ma vie, entre tes mains,
Y’a tant de monde en résistance.
Comme un long souffle de vie,
Femmes et hommes sont sur le front,
Ils se battent le jour, la nuit,
Face à la tempête qui gronde.


Paroles et musique : Robert Nicollet.

vendredi 3 avril 2020

Rue des teinturiers.







Dans ma rue, rue des teinturiers,
Y’a des théâtres et des petits cafés,
De galeries d’art, des boutiques à chiner,
Et plein d’choses à visiter.
Allez, viens, on va s’balader,
Sous les platanes, et sur les pavés,
Tu verras, tu vas bien t’marrer,
En r’gardant les gens passés.
Et, s’il nous reste encore quelques pièces
T’en fais pas, ma belle, on va faire la fête.

On se retrouvera, au bar à vins,
Hélène et Mario, deux, trois autres copains,
On refera le monde comme à chaque fois,
Tu verras, comme c’est sympa.
On sortira la guitare, les chansons,
Pedro, son violon, Lily l’accordéon,
On chantera heureux, jusqu’à plus d’heure,
Devant quelques verres de liqueur… 
S’il nous reste encore quelques pièces
T’en fais pas, ma belle, on se r’fera la fête.

Viens t’balader «Rue des teinturiers »
Tard en soirée, au bar de l’amitié
Quand le bonheur coule à volonté.
Que tout l’monde a le coeur à chanter.
Puis, Pedro nous lira ses poèmes,
Perché sur une chaise, il criera sa bohème,
Les vers voyageront comme de longs « je t’aime »,
Et Julia, la belle, en fera de même.
S’il nous reste encore quelques pièces
T’en fais pas, ma belle, on se r’fera la fête.

Deux amants tendrement s’embrassent,
Derrière le petit pont du canal d’en face,
Et tous les deux, ça nous donne des idées,
On rentre chez nous, pour s’aimer.
Au p’tit matin, dans la ruelle d’à côté,
On ira se prendre un petit déjeuner,
Un café crème et quelques croissants,
Juste de quoi se prendre du bon temps…
Et, s’il ne nous reste plus qu’une seule pièce,
T’en fais pas, ma belle, on se r’fera la fête.

Paroles et musique: Robert Nicollet

mercredi 11 mars 2020

A toi




Aux sarments consumés de nos nuits,
Sur cette plage, presque endormie,
Quand la lumière frivole se glisse,
Dans les fissures de nos abysses.
Sur le sable nacré du matin,
Là où nos volcans, se font satin,
Les vagues s’habillent de nos ivresses
Pour que le jour nous fasse caresse.
Et, si, la vie, ça n’était qu’ça,
Un peu d’amour, sous un bout d’toit
Et, si enfin on s’y couchait
On pourrait là s’aimer en paix.

J’entends le souffle de ta voix,
Comme un violon, qui s’poserait là,
Le long d’ton corps, près d’moi blotti
Une harmonique, en bout de mi.
Les douces ondes de tes lèvres,
S’illuminant des bleus reflets
Que la mer sème à l’infini,
Pour te jouer, en symphonie.
Et, si, la vie, ça n’était qu’ça,
Un peu d’amour, sous un bout d’toit
Et, si enfin on s’y couchait
On pourrait là s’aimer en paix.

Tes yeux aux miroirs du ciel,
Brillent comme des perles au soleil,
Et, je voyage, j’explore ton nid,
Couvert de fleurs, couvert d’envies.
Et nos esprits troublés s'inventent,
Dans le silence, des nuits béantes
Le vent se lève, la mer, rebelle,
S’ouvre aux tempêtes de l’éternel.
Et, si, la vie, ça n’était qu’ça,
Un peu d’amour, sous un bout d’toit
Et, si enfin on s’y couchait
On pourrait là s’aimer en paix.

Laisse moi rêver, t’imaginer
Laisse moi te dire, laisse moi t’écrire,
Laisse moi te toucher, t’embrasser,
Et s’faire la vie au verbe « aimer ».
J’ai trop vécu, d’amour déçu,
De larmes en illusions perdues,
J’ai trop d’amour a partagé,
Laisse moi te dire, laisse moi rêver.
Et, si, la vie, ça n’était qu’ça,
Un peu d’amour, sous un bout d’toit
Et, si enfin on s’y couchait
On pourrait là s’aimer en paix.

Accroche-toi mon bel amour,
J’n’ai plus de mots, de grand discours,
J’ne suis qu’une graine dans mon désert,
Un p’tit îlot, une mauvaise pierre.
Serre moi fort, qu’je sente ton corps,
Nos belles étreintes sont nos trésors,
Effleurer ta peau, ton doux visage,
Ne t’avoir toi, pour seul bagage.
Et, si, la vie, ça n’était qu’ça,
Un peu d’amour, sous un bout d’toit
Et, si enfin on s’y couchait
On pourrait là s’aimer en paix.

Et, si, la vie, ça n’était qu’ça,
Un peu d’amour, sous un bout d’toit
Alors j’décrocherai l’infini,
Pour te l’offrir chaque nuit.
Enfin, chanter jusqu’aux étoiles,
Nos cris d’amour, nos tendres escales,
Jusqu’à c’qu’ensemble fous et heureux,
Comme des amants, deux amoureux.
On s’endormira là sur cette plage,
Comme naufragés du grand voyage
Jusqu’à l’ultime instant de vie,
Pour un dernier baiser, ma mie…
Et, si, la vie, ça n’était qu’ça,
Un peu d’amour, sous un bout d’toit

Paroles et musique: Robert Nicollet.

jeudi 20 février 2020

Fait divers


On estime qu'annuellement, 219000 femmes sont victimes de violences physiques ou sexuelles dans notre pays… cette chanson sans prétention, ne relate qu’un fait divers…


Fait quotidien…

Elle marchait sur ce trottoir,
Dans les lueurs de la nuit,
Son pas résonnait dans le soir
Il était déjà plus de minuit.
Elle avait peur, toute seule,
En sortant du cinéma,
Une ombre, un bruit, et cette gueule,
Quelque chose qui ne lui revenait pas.

Elle accéléra le pas,
Mais lui, en fit tout autant,
Elle prit le trottoir d’en face,
Croyant qu’il s’rait moins collant
Elle avait peur, dans le noir,
En sortant du cinéma,
Elle était seule, comme chaque soir
Et lui la collait au pas.

Sans forces et paralysée
Par l’angoisse de l’instant,
Par la crainte d’être agressée
Par lui, qui devenait menaçant
Elle décida de filer,
Pour semer ce triste brigand,
Mais elle tomba sur le pavé,
La tête dans une mare de sang…

La tête dans une mare de sang…
Lui, pris son sac et s’enfuie,
Elle resta seule trop longtemps,
Sans soin, elle mourut dans la nuit.

Paroles et musique : Robert Nicollet.

samedi 1 février 2020

Amour de jeunesse






Dans les ruelles étroites d’Uzès,
Nous promenions tous les deux, amoureux,
Entre vieilles pierres, et pavés usés
Entre nos rêves, et la réalité
C’est ici qu’on s’est trouvé, là,
Et, qu’on s’est aimé…

Tu écrivais des poèmes d’amour,
Nous vivions notre bohème, tous les jours.
Qu’importe demain, il est déjà si loin,
La vie, ça s’écrit sur les chemins.
On vivait en liberté, là,
Sous la chaleur de l’été.

Fin août arriva, les études, la rentrée,
Et partir chacun de son côté
Nos cœurs déchirés à l’idée de s’quitter
On s’était promis de se r’trouver
Mais, on s’est aimé tout l’été, là,
Puis on s’est oublié…

Quand j’me balade dans les ruelles d’Uzès,
Je revois nos moments de tendresse,
Notre insouciance, notre soif de vie,
Notre jeunesse, et nos douces folies,
Je me souviens de ces instants si rares,
Que j’voulais t’les chanter.

Paroles et musique: Robert Nicollet.