Quand les vagues s’allongent
vers l’infini, Que l’horizon ferme les yeux L’onde se fait belle, comme
un rubis Le soleil s’allonge dans son
pieu. Il s’enfonce dans les draps
froissés, Des lèvres que la mer a
fendues Tel un amant fou, passionné, Il offre un baiser à la nue. Dans les profondeurs de la
nuit, J’entends ta voix, qui me
murmure, Des mots d’amour au goût
exquis, Des mots de miel, du miel si
pur. C’est un écho qui s’amplifie, Un hymne à nos âmes blessées, Une romance en symphonie Qui viendrait là pour s’y
percher. Tel un oiseau, aux blanches
ailes, Symbole d’amour, symbole de
paix, Cette colombe, toute en
dentelle, Qui vient ce soir, nous
éclairer. Les ondes sommeillent au gré
des vagues La lune se fond dans ce
miroir, Des reflets argentés
divaguent, Sur un ciel étoilé et noir. Tout est si calme, quiétude
marine, Je perçois seul, ta douce
présence Je ne te vois pas, je
t’imagine… Je t’imagine, je t’imagine,
je t’imagine. Je ferme les yeux, comme des
silences. Alors je rêve, je te sublime. Dans cette étrange harmonie Tu es la brume qui se hisse, Aux cieux d’amour, aux cieux
de vie. Je vois tes yeux, tu vois mes
lèvres, Je sens ta bouche, tu sens ma
fièvre, Tu es ma source, je suis ta
sève, Nos âmes s’envolent, nous
soulèvent. Un léger voile s'évapore Sur ta silhouette presque
nue, Ton corps s’habille en éclats
d’or, Et tes émeraudes me
rassurent. Sur les blancs nuages de
lune, Aux doux éthers magnifiés Notre colombe pose ses
plumes, Juste sur ton bras vient se
dresser.7 Je t’imagine, je t’imagine,
je t’imagine. Elle nous parle d’un temps
d’ailleurs, Un temps d’amour, où les
amants, Se rencontraient, à la lueur, Des nuits d’été, le cœur
flambant. Il pleuvait des pétales de
fleurs Dans ce ciel d’ébène
constellé. Et leurs baisers portaient
bonheur, Aux amoureux d’éternité. Nous étions là, les mains
soudées, Les doigts agrippés,
enserrés, A boire ses paroles rythmées, D’une voix douce et lactée. Notre amour s’incarnait en
nous Plus fort, plus beau,
emprunte de paix Il se nourrissait des bijoux, Que la colombe nous contait. Et, nous valsions, sur cette
magie Seuls, sur la piste de nos
rêves Nos yeux fixes, comme
éblouis, Par la vitesse de ce manège… Nos esprits grisés se mêlant, Dans une immense volupté Nos corps tournoyant,
s’envolant, Dans une tornade endiablée. Soudés par l’absolu désir, Par l’envie suprême d’aimer Par l'irréductible élixir De nos âmes envolées, Unis par la soif de nos
coeurs, Par l’addiction de nos
baisers, Troublés par nos souffles
envoûteurs, Emportés sur les plus hauts
sommets. Là où le calme se fait azur, Au paradis des songes
d’amour, Là où les nuages sont si
purs, Que nos lumières sont des
« toujours ». Nos certitudes sont
immortelles Elles posent leurs empreintes
dans le temps, Nos passions sont éternelles, Elles sont portées au
firmament. Les vents toxiques, n’auront
pas prise Là où les anges se font
rebelles, Sur les terrains de la
traîtrise De leurs pervers mots en
scalpel. Ils finiront tous dans
l’oubli, La mémoire n’en voudra pas, Le mal finira sous la pluie, Enterré comme il se doit. Et, même si le temps fait la
guerre J’irai jusqu’au bout du
voyage, Là où nos âmes bâtissent nos
vers, Loin des barreaux, loin de
nos cages. Le sable humide de nos
pleurs, Porté par l’innocence des
vents. Séchera, bercé par nos cœurs Par nos sourires, par nos
chants. Sous le regard bleu des
étoiles, Nous voguerons sur le grand
large Notre radeau fier de sa
voile, Sous les zéphyrs de nos
adages. La lune pleine, se fera
belle, Illuminera chaque cratère, Des mots d’amour, en aquarelle, Peints sur la soie de nos
« je t’aime ». L’amour est immense, le monde
petit, Rejoins-moi donc sur ce
navire, Les vagues se feront si
fébriles, Et le vent ne pourra que
frémir. Nous partirons loin, dans
notre île, Tu la connais, ma belle, son
nom ? L’île de Marö, l’île de
l’amour, L’île de notre amour, de nos
passions, Celle qui nous protège, nous
entoure. Celle qui s'érige en
citadelle, Pour nos baisers et nos
caresses, S’allongeant sur les nues
vermeilles, De l’innocence de nos
ivresses. Elle porte un manteau de
laine Pour les nuits froides de nos
hivers Elle nous abrite de la haine, De la semence de nos
contraires, Elle sait nous porter la
lumière, Là où le noir se fait
vicieux, C'est un soleil qui nous
éclaire, Qui nous embaume l'esprit
heureux. Portés par le bonheur, la
joie, Le sourire, les éclats de
rire, Par la brillance de nos voix, Et l'insolence de nos
délires. Tes émeraudes seront étoiles, Et ton regard sera magie. Je le boirai dans du cristal Jusqu'à ce que survienne la
nuit. Puis je rêverais, toujours à
toi, Mon bel amour, mon bout de
vie. Nous nous aimerons sur toutes
les lunes, Aux plages où bronze notre
amour Sur le sable fin de la
lagune, En haut des dunes, au plein
du jour. Quand le soleil posera ses
lèvres Sur la mer calmée du désir, Nous unirons les nôtres, mon
Êve, Pour s'endormir dans nos
soupirs. Nos corps aux nuages
enveloppés, De la douceur de l'instant, Nos bras, insignes entrelacés De notre amour, comme le plus
grand. j’imagine… j’imagine…
j’imagine…
Dialogue interne
Serai-je aux limites du
rêve? Aux frontières de l'imaginaire? Dans un fantasme
allégorique? Qui habiterait toute ma sphère... Serai-je dans ma réalité?
Dans le sous vide de mon histoire? Dans un sublime voyage
d'amour? Un pathétique mensonge d'espoir? Une brume levée déjà trop
tard, qu'on aurait mis là par hasard. Un dernier réveil du
soleil, avant qu'il ne soit bien trop tard... Peut être ne le saurai-je
jamais… Peut être ne le saurai-je
jamais… L’amour… La mort L'amour ou la mort, c'est
pareil, ça vous claque fort dans les
doigts, ça vous poignarde, le coeur
ouvert, Chargé d'un sac de désespoir. ça vous défonce au fond du
noir, La tête à l'envers, l'âme
bue L'esprit chavirant, dans le
soir, Titubant jusqu'à l'ultime
mue.... On ne meurt pas, on s'envole... On se libère du poids de la
vie... On ne meurt pas, on caracole, Dans l'entre soi de nos
abîmes On ne meurt pas, on s'endort Le corps couvert de rêves et
d'utopie, Derrière les vagues du
remord, Caché, au monde du soi et du
mépris, De ses agressions systémiques. Des mensonges en traîne
savate, Des images pantagruéliques, Qui vous bouffent, jusqu'à la
cravate. On ne meurt pas, on plane, On survole, on s'illumine..., On rayonne, on se pavane, On aime, on chavire, On s'étourdit, on s'enivre, On se saoule, on se grise, On ne meurt pas... on
s'oublie... Quand les trottoirs
s'habillent d'ébène, Les lampadaires s'allument de
noir! Au fond d'une ruelle, seul,
elle t'enchaîne Te met la gueule dans un
placard. Te met la gueule dans un
placard. Paroles et musique :
Robert Nicollet.
L’amour, c’est vache, ça sert
à rien, Ça me ronge le cœur, toute la
journée Ça me traîne là, sans
lendemain, Quand mon soleil, s’en est
allé. Le noir s’engouffre, comme la
mer Et dégouline, jusqu’à mes
pieds, Y’a une odeur de blues amer, Dans les couloirs de mes
pensées… Y’a d’l’amour qui traîne sa
gueule, Dans les ruelles de mes
faubourgs, Là où l’alcool coule, je
dégueule, Toute ma peine, jusqu’au
p’tit jour… J’ai le cœur des terres
arides, Tout craquelé, tout fissuré, Y’a pas un mot que je puisse
dire, Sans un sanglot dans le
gosier. L’amour ça lézarde, ma vie, Et, puis, ma passion me
dévore Je veux y croire, ma fois
tant pis, Chez moi l’amour, c’est bien
trop fort, Elle est là, au fond d’mes
tripes, Comme un trésor en mal
d’aimer Peut être la peur, peut être elle
flippe Peut être qu’elle croit à nos
étés. Je bois d’l’absinthe c’est tout
mon miel J’ai bien trop peur, qu’elle
ne m’oublie, Elle n’m’a rien dit, mais
c’est pareil, Y’a plus d’mots doux dans ses
écrits, L’amour ça tire une drôle de
gueule, Ça me déchire, ça me crève la
vie, Ma vie, c’est rien, juste un
linceul, Qui m’ fout le spleen de
minuit. Je vois dehors, y’a du
soleil, Des lumières à vouloir aimer, Mais je m’en fous, ce n’est
pas celle, Que je voudrais là embrasser. L’désert avance, comme la
marée, Il va bientôt tout m’engloutir, A quoi ça sert de tant aimer, Si je suis seul, sur le
navire. O mon amour, dis-moi des
mots, Dis-moi que rien là, n’est
fini Que j’me remette sur notre
radeau, A s’aimer fort dans nos
folies, Quand nos lèvres se font
étoiles, Qu’elles illuminent toutes
nos envies, Que je caresse ta peau de
graal, Et que l’on s’aime à
l’infini… Quand nos lèvres se font
étoiles, Qu’elles illuminent toutes
nos envies, Que je caresse ta peau de
graal, Et que l’on s’aime à l’infini… Paroles et musique :
Robert Nicollet.
L’alcoolique (texte
parlé) Au fond de ma nuit, je dors Le coeur dans l’infini, Le vide dans tout mon corps D’alcool, je me remplis. Je crève de sans amour, Du verre plein que l’on boit, Des soirées sans retour, Avec une fille de joie. En haut, dans mon exil, Je cuve, l’âme stérile, J’aboie aux dames comètes J’me cache sur ma planète. J’habite une grande bouteille, Et je m’y noie dedans. Je suis l’ivrogne d’un ciel Qui pleure à chaque instant. J’envoie mes larmes à Dieu, Et à son alambic, Qu’il fasse spiritueux, Ce que je fais tragique. Mes yeux couleur
éthyle Me roulent de rondes billes Et livre mon âme au diable Aux gouffres de l’incurable. Enfin, pouvoir vomir Ma folie, mes délires, Dans un néant sans nom, Pour un ultime plongeon. Je suis un alcoolique Je voyage dans l’éthylique. L’exil Perché tout en haut de ma lune Au fond de mes cratères nocturnes J’envoie des larmes jusqu’au soleil Des perles de pluie, couleur vermeil Je lève mon verre à l’éternel Cette conscience souvent rebelle Je noie ma vie dans ma bouteille Ce triste exil, mon doux sommeil. J’découpe les mirages de mes nuits, Pour les offrir à l’infini, Boire et reboire jusqu’à l’oubli Jusqu’au trou noir, de mon ennui. Je verserai tous mes torrents A la grande gueule des mal pensants, Les engloutir jusqu’au mépris De vins, d’alcool, et d’eau de vie. Y-a-t-il quelqu’un pour me comprendre, Ouvrir son coeur, dire des mots tendres. Y-a-t-il quelqu’un pour prendre ma main, Me dire « je t ’aime » jusqu’au matin... J’crèverai les veines de mes angoisses Ce bateau ivre qui s’envinasse La coque fêlée, la voile basse, Et cette tempête qui me menace Saoul, comme une longue agonie Ancré au cœur de mes habitudes Je n’finis plus mes litanies, Je parle au silence de mes lèvres, J’entends le cri de mes artères De celles que j’mène à l’échafaud Face à mon ombre, qu’on dit bourreau. Je pousse mes rêves jusqu’au délire, Je cherche la nuit dans mes voyages, Au fond du verre, je bois le pire, Au fond du pire, souvent je me cache. Y-a-t-il quelqu’un pour me comprendre, Ouvrir son cœur, dire des mots tendres. Y-a-t-il quelqu’un pour prendre ma main, Me dire « je t ’aime » jusqu’au matin... Texte, paroles et musique: Robert Nicollet
Laisse-moi Laisse moi t’embrasser. Laisse-moi te caresser, Laisse-moi t’aimer Laisse-moi, Laisse-moi te dire « je
t’aime », Laisse-moi briser tes
chaînes, Laisse-moi t’emmener Te crier mon amour, jusqu’à
la fin des jours, Ne m’oublie pas, Te crier mon amour, Ne m’oublie pas, non ne
m’oublie pas… Donne-moi, Tes lèvres sur les miennes, Dans un baiser qu’adviennent De fous frissons d’amour. Donne-moi, tes mains, Là sur ma peau, Que je sente ton chaud, Et ton amour, Te crier mon amour, jusqu’à
la fin des jours, Ne m’oublie pas, Te crier mon amour, Ne m’oublie pas, non ne
m’oublie pas… Pose ton cœur Sur le mien là, c’est bien Je saurai le choyer, Je saurai t’aimer… Briser les tempêtes, Même si le monde s’entête, A vouloir séparer Nos cœurs tant déchirés Te crier mon amour, jusqu’à
la fin des jours, Ne m’oublie pas, Te crier mon amour, Ne m’oublies pas, non ne
m’oublie pas… Viens, Viens dans mes bras, Te serrer contre moi, Poser ta tête, là, Le souffle de ta voix, Nos verts et nos bleus Nos regards amoureux, Mes mains dans tes cheveux, Et, nos baisers fougueux, Te crier mon amour, jusqu’à
la fin des jours, Ne m’oublie pas, Te crier mon amour, Ne m’oublie pas, non ne
m’oublie pas… Et même si le temps nous
fait la guerre J’irai jusqu’au bout du
voyage, Là où nos cœurs bâtissent nos
rêves, Loin des barreaux, loin de
nos cages… Mais ne m’oublie pas… Non, ne m’oublie pas…
Ils ont dans le cœur, des
envies de bohème, Sur le visage du bonheur,
l’innocence de l’amour, Une âme qui sent bon, et des
sacs de je t’aime, Des chemins dans les nuages,
et du rêve en retour. Ils ont le cœur arraché aux
étoiles de la nuit, Leur amour sur un nuage
au-dessus d’l’infini. On les retrouve souvent, à
caresser la lune, A s’aimer follement, dans une
chambre d’infortune. Les amants du soir, Se fondent dans le noir, Ils doivent se cacher, Pour pouvoir s’aimer. Nous nous cachons le jour, Nous nous cachons la nuit, Nous cachons notre amour Pour qu’éclate à grands cris Notre bel amour… Ils ont le cœur en chamade
dès qu’ils se retrouvent ici, Dans leurs belles escapades,
un nid en bout de nuit, Alors, ils se serrent fort,
se blottissent dans leur lit S’embrassent avec passion, et
s’aiment à l’infini. On les retrouve au matin, les yeux dans leur île, Comme s’ils avaient vécu leur
nuit comme un exil, Ils ont toujours l’esprit
dans leurs rêves étoilés, Et n’atterriront peut-être qu’en
fin de journée. Les amants du soir, Se fondent dans le noir, Ils doivent se cacher, Pour pouvoir s’aimer. Nous nous cachons le jour, Nous nous cachons la nuit, Nous cachons notre amour Pour qu’éclate à grands cris Notre bel amour… Ils sont souvent distraits,
parce qu’ils rêvent toujours, Du matin, au lever, jusqu’à
la fin du jour, La nuit peut chialer, ils
s’en foutent car ils sèment Des soleils dans le noir,
pour embraser leur « Je t’aime ». Quand ils se retrouvent, le
soir, la lune s’embellit, Elle s’éclaire de leurs
flammes, dans les bras de la nuit, Leurs lèvres se font miel,
leurs caresses folies, Le monde est à eux, et ils
s’aiment d’infini. Les amants du soir, Se fondent dans le noir, Ils doivent se cacher, Pour pouvoir s’aimer. Nous nous cachons le jour, Nous nous cachons la nuit, Nous cachons notre amour Pour qu’éclate à grands cris Notre bel amour… Paroles et musique :
Robert Nicollet.
Je te dis je t’aime Avec les mots que j’emmène, Sur nos rêves les plus fous, Nos images en bohème. Je te dis je t’aime Et mon Amour t’emmène Là où le monde se fout Des gens qui nous enchainent. Là où le monde se fout Des gens qui nous enchainent. Là où nos cœurs vaincront De tant et tant de haine. Je te dis je t’aime Avec les mots que j’emmène, Pas même un canon, Fera taire mes « je t’aime ». Je te dis je t’aime Avec les mots que je promène, Sur nos éclats de rire, Et nos moments de délires. Je te dis je t’aime A ton corps de Reine, L’amour triomphera Sur leur scène de haine. L’amour triomphera Sur leur scène de haine. Et que la honte fasse taire, Leur langage mercenaire. Et, je te dis je t’aime Avec les mots que je promène, Notre amour est plus fort, Que ses redresseurs de tort. Je te dis je t’aime Nos larmes ne sont pas veines Elles se posent sur ta joue Pour te laver tes peines. Je te dis je t’aime Il est tant que reviennent Nos instants de plaisir Qu’ils ont voulu détruire, Nos instants de plaisir Qu’ils ont voulu détruire, Ces fous, ces bandits Qui ont pillé nos vies, Ces sinistres vautours Ces briseurs d’amour, Ces soldats du pire, N’ont qu’à bien se tenir. Paroles et musique: Robert Nicollet.
A la lueur des blancs matins, Lorsque nos draps se font
tapis, A la douceur de nos câlins, En plume d’or et en rubis. Aux délicieux baisers
passion, Lorsque nos lèvres se frôlent Sur les contours en unisson, Chuchotant, nos mots doux
s’affolent. Ils effleurent la lumière des
nuits. Aux jaillissantes splendeurs
dorées, S'abreuvant jusqu'à la lie, Du vin de nos accords
parfaits. Dégustant jusqu'à l'ivresse, Les fous frissons voluptueux, Verre après verre, nos coeurs
en liesse, Aux fins parfums spiritueux. Inhalant le souffle brûlant, De nos vapeurs consumées Du désir fort et endiablant, De nos étreintes emportées. S'enivrant de nos purs
alcools, Sur nos deux corps embrasés Là où nos arômes s’envolent Aux plaisirs les plus
poivrés. Grisé et saoul, ivre d'amour, Nos esprits embrumés et
libres, Nous nous enlaçons comme le
jour, Nos corps blottis dans leur
coquille. Dans cet écrin, où nos
volcans, Font souvent de belles
éruptions Nous vivons là, heureux,
amants, Nos convoitises en pleine
fusion. Quand le murmure de nos
songes, Se fera encore plus présent, Alors nous fermerons les
yeux, Nous nous endormirons
ensemble. Nos rêves aux tableaux
flamboyants, Nos désirs aux tendres
voluptés, Dans ce sommeil encore
naissant, Nous saurons là, nous
retrouver. Nos nuits, recouverts de
soies, S'illumineront de leur
clarté, Nous savons nos chemins, nos
voies, A nos deux âmes tourmentées, Puis, notre amour deviendra
roi, Dans le royaume de nous deux, Qu'importe les écrits et les
lois, Si notre amour nous rend
heureux. A la couleur de tes yeux, Aux traits sublimes de ton
regard, Je rajouterai les miens en
bleu, Pour t’admirer au tard du
soir. Au contour de tes lèvres
ouvertes, Où se dessine, les plus beaux
baisers, Je poserai ma bouche offerte, Pour en déguster ta rosée. A l’abri secret de ton cou, Que tes longs cheveux blonds
cachent, J'abandonne quelques bisous Aux pourtours de ta nuque en
grâce Sur la douceur de ta peau
d’or, Où mes caresses s'aventurent Aux doigts agiles qui
t’adorent Qui t’effleurent jusqu’à
l’épure. J'écris mes mots et quelques
vers, Pour te les offrir en
bouquet, Comme les pivoines que tu
préfères. Mon amour infini, mon bel
amour, Ma plus belle histoire
d’amour… Aux étoiles de lumière, Semées du flot de nos
baisers, Qui s’aventurent, qui se
libèrent, Dans le céleste de nos rêvés. Aux francs soupirs qui
s'évadent, De nos bouches encore mêlées, De nos emportées escapades, Là où nos corps se sont
trouvés. Quand nos fougueux torrents
se jettent Dans le fleuve béant de
l'ivresse, Là, où le flot devient
rebelle, Et, s'abandonne à nos
caresses Comme des lueurs épanouies, Aux destinées de nos levants, Là, où nos horizons se
figent, Nos âmes se lient jusqu'au
sang. Sur notre radeau de
l’infortune. Enlacés l'un à l'autre,
heureux, Nous voguons seuls, à
l’aventure Unis, l'un pour l'autre,
amoureux. Nos coeurs bercés par
l'infini, Par cette quête, comme un
soleil, Par une immense graine de
vie, Qui nous emmène, nous
ensoleille. La mer peut se mettre en
colère, Les vagues saigner nos
destinées Le vent maudit cracher
misère, Le chant des sirènes
résonner, Comme de puissants
acouphènes. Nous porterons notre amour, Bien plus haut que nos
chaînes, Nous dépasserons la lune
pourpre, Pour nous blottir dans notre
Eden. Loin des lunettes de
conscience, De l’œil guerrier des
cyclopes Loin des jalousies en démence Des paranoïas de corridors… Notre nid sera de blanc
satin, Night in white satin…
67... ? Comme elle, nos nuits seront
sans fin, C’est le jardin de notre
quête. Là-bas, le temps n’existe pas C’est un artifice de la
mémoire, Se souvenir, connais pas, Une farce, on sculpte nos
trous noirs, On les arrange, comme ça nous
va. Il n’y a qu’un temps, le
présent, Volatile, fragile, éphémère, Le futur ? du rêve en
errance, Le passé ? Une histoire
en jachère. Mon Amour, Laissons nous porter par la
mer, Elle sait où notre île se
plante, Là où la paix couchera la
guerre, Au fond de crevasses béantes. Notre amour lui, est éternel, Parce qu’il est fort, parce
qu’il est grand, Nos fous baisers seront nos
ailes, Et notre amour, un beau
roman. Paroles et musique :
Robert Nicollet.
Bonjour ma belle, j’t’écris
de loin, Ici, y’a pas de quoi
s’marrer, C’est triste du soir au
matin, Et c’est pareil dans la
journée. Bien sûr, j’t’écris de doux
poèmes, Des petits vers comme des
chansons, Le verre se remplit de
« je t’aime » Sans que j’y fasse très
attention. Alors j’te rêve, sur notre
belle île, Où nous sommes bien, loin du
monde, Je sais, ma belle c’n’est pas
facile J’n’veux te perdre pour rien
au monde. Dis-moi bien vite quand tu
reviendras, Sur notre belle île à mes côtés, Sur cette plage, j’t’attends
là, Il fait soleil, on va
bronzer. Jusqu’à très tard, on
chantera, Dans un bistrot de
chansonnier, Enfin, on écoutera du jazz, Un verre de bière à déguster. Puis, nous rêverons sur notre
belle île, Où nous sommes bien, loin du
monde, Je sais, ma belle c’n’est pas
facile J’n’veux te perdre pour rien
au monde Cette nuit d’été se fera
belle, La lune saura nous inspirer, Et, dans ce lit, aux draps
rebelles, Nous nous aimerons, sans nous
cacher. Nos baisers, seront papillons, Nos caresses en plume de
paon, Et sur ta peau, mes doigts
feront, Des cœurs d’amour comme des
frissons. Puis nous rêverons sur notre
belle île, Où nous sommes bien, loin du
monde, Je sais, ma belle c’n’est pas
facile J’n’veux te perdre pour rien
au monde. Je te cueillerai des étoiles, Pour t’les offrir en gage
d’amour, Et qu’elles éclairent ton
doux visage, De beaux sourires, comme des
toujours. Je te serrerai dans mes bras, Nos parfums se mélangeront, Nos souffles deviendront nos
flammes, Et, nos deux cœurs
s’emballeront. Puis nous rêverons sur notre
belle île, Où nous sommes bien, loin du
monde, Je sais, ma belle c’n’est pas
facile J’n’veux te perdre pour rien
au monde. Paroles et musique :
Robert Nicollet.
J’erre seul, saoul dans le
silence, Là où le noir se fait bitume, J’entends l’écho de ton
absence, Se mêler à mes pas de brume. Je m’enfonce las, dans cette
nuit, A trop vouloir rattraper le
jour, A s'inventer, jusqu'au déni, Une poésie en mal d'amour. J’ai le blues, j’ai le blues
de toi. A la recherche d’un soleil, Qui éclairerait, mon âme
vide. Vide aux sanglots de la
bouteille A trop crouler, mon cœur se
ride. J’erre seul, grisé de
solitude, La tête absente, de
l’automate, Abandonnant mes certitudes, Aux sacs poubelle de
l'écarlate. J’ai le blues, j’ai le blues
de toi. J'erre seul, sans cartes, ni
boussole, Rien que le pif, le souffle
du vent, Et, la lumière dans la
rigole, Arrosé d'eau par mauvais
temps. Je sais me cacher dans la
foule, Et rester seul, l'âme blottie, J'entends le morne qui
s'écroule, Dans le vacarme des
supplices. J’ai le blues, j’ai le blues
de toi. Et mon esprit, devient
tempête, Mon âme explose aux éclairs. Criant, hurlant dans ma tête, Les grondements du tonnerre. Mes tripes s'agrippent à mes
angoisses, A faire vomir toute ma
détresse, Elles me harcèlent, elles me
fracassent, Elles m'abreuvent jusqu'à
l'ivresse. J’ai le blues, j’ai le blues
de toi. Je sais mourir au manque
d'amour, Je sais les chemins, les raccourcis, Ceux qui vous mènent, aux
petits jours, Dans les méandres de mes
folies. Le temps se cavale, s'étire,
s'effrite, J'en ai perdu toutes les
aiguilles, Seul, solitaire, j'erre en
ermite, Sur ces pavés, dans cette
ville. J’ai le blues, j’ai le blues
de toi. Reviendras-tu à moi, un jour? Dans les sanglots de nos
destins, Ma quête se vêt d'un bel
amour, Il est cristal, pur et serein. La vie, la mort là, n'ont plus
cours Le temps s’est tu, hier matin, Du jour où la tornade fît
court A nos baisers, à nos câlins. J’ai le blues, j’ai le blues
de toi. Paroles et musique :
Robert Nicollet.
J'ai bien trop embrassé tes
lèvres sucrées, Tant caressé ton corps de mes
pensées, J'ai tant voyagé dans tes
dunes dorées. Tant voulu croire, en un
amour parfait. Je t’ai dédié mes poèmes
emportés, Dans des je t’aime, au parfum
de vérité J’ai abrité, dans mon cœur ta
fraîcheur, Ta beauté d’âme, tes sourires
et tes pleurs, Je n’t’oublie pas, je pense à
toi, Tu me manques tout le temps,
j’t’imagine dans mes bras, On s’enlace d’amour, on
s’embrasse sans trêve, Et personne ne pourra,
t’enlever de mes rêves. J’ai tant pensé à toi le jour
et la nuit Pour oublier un seul mot qui
s’est dit. Et me plonger dans tes vers
d’amour, Dans tes poèmes que brodent
tes toujours. J’ai souvent habillé mon
amour de bohème, Parce que sans cesse j’aimais
te dire « je t’aime », Parce qu’avec toi, j’aimerai
finir ma vie, Partir tous les deux sur le
ch’min de l’infini. Je n’t’oublie pas, je pense à
toi, Tu me manques tout le temps,
j’t’imagine dans mes bras, On s’enlace d’amour, on
s’embrasse sans trêve, Et personne ne pourra,
t’enlever de mes rêves. J’ai tant de rêves avec toi
dans ma tête, Que j’attraperai chaque
virgule du peut être. Je resterai là, sur le bord
du trottoir, Sur ce boulevard de ce
« jamais trop tard ». J’attendrai, tes yeux, ton
sourire, et ta voix, J’attendrai mon amour, un
petit signe de toi, Je t’attendrai là, tout au
bout du chemin Pour te dire « je
t’aime », jusqu’au dernier matin Je n’t’oublie pas, je pense à
toi, Tu me manques tout le temps,
j’t’imagine dans mes bras, On s’enlace d’amour, on
s’embrasse sans trêve, Et personne ne pourra,
t’enlever de mes rêves. Alors, enlacés, sous ce vieux
réverbère, On restera figés, de peur de
tout perdre, On portera notre amour, bien
plus hauts que le ciel, Et nos vies deviendront pour
toujours éternelles. On aura dans les mains tes
bouquets de pivoines,
Dans le cœur, des étoiles,
comme des poussières d’arcane, Nous chanterons nos ballades,
déclamant nos poèmes, Le soleil sera là, éclairant
nos « je t’aime ». Je n’t’oublie pas, je pense à
toi, Tu me manques tout le temps,
j’t’imagine dans mes bras, On s’enlace d’amour, on
s’embrasse sans trêve, Et personne ne pourra,
t’enlever de mes rêves. Je n’t’oublie pas, je pense à toi, Tu me manques tout le temps, j’t’imagine dans mes bras, On s’enlace d’amour, on s’embrasse sans trêve, Et personne ne pourra, t’enlever de mes rêves. Paroles et musique :
Robert Nicollet.
J’ai du sang bleu dans mes
veines, Il coule aux fissures de mon
cœur, Il en surgit des mots, des
peines, Comme un torrent fou
fossoyeur. Je pousse toujours comme la
misère, Sur le flanc escarpé du vent, Là où l’espace n’apprécie
guère, Qu’on vienne lui prendre ses
moments. Il fait si froid, dans mon
silence, Souvent le soir, je m’y
égare, Tremblant, rêvant d’une
présence Que j’attends là, jusqu’à
plus tard. Les heures ont la figure de
l'ombre, Car le soleil les ignore, Elles se noircissent, et
deviennent sombres Jusqu'à ce que le jour, les
dévore. Mon oreille guette, chaque
murmure, Chaque frisson, qui se
poserait là Sur mon épaule, sur mon
armure, Un grain d'amour, comme un
éclat... Une lueur grande comme un
rêve, Qui me sortirait de l'abysse, Qui m'emmènerai, au bord de
grève, Pour m'emporter, loin d'mes
supplices. J'ai tout perdu de ma belle
lune, En regardant trop les
étoiles, J'en ai oublié, la fortune, Que j'avais là, devant la
toile. Ce beau bijou, au cœur exquis, Aussi fragile que le cristal, Cette belle âme de poésie, Semant ses vers, comme des
pétales. Ils viennent toujours tomber
aux pieds, D’mon drôle de cœur si mal,
souvent, Que je ne sais plus, le verbe
aimer, Alors que je l’aime
passionnément. O, mon amour, comme je
saigne, De t'avoir fait, tant de
tourments La honte dans l'âme en moi
s'imprègne Comme la lave des volcans. Elle en parcourt mes fêlures, Pour en signifier, mes
erreurs, Elle me les jette à la
figure, En révélant toutes mes
horreurs. Des larmes s'écrivent sur mon
visage, Ce sont toujours des mots
d'amour Que le vent du sud dans ses
bagages, Te les promène chaque jour... J'ai le sang bleu du manque
d'aimer, Dans mes artères, j'ai de
l'acide, Il coule, bouillonne, il a
brûlé, Toute la lumière de ses
splendides. Tous les mots doux, tous nos
baisers. Il a rayé de notre belle île L'émeraude sertie d'or et
d'amour, Qui nourrissait nos âmes
d’argile Sur les songes de nos
toujours. Un cyclone sur l'île de Marö, A tout détruit de nos
soleils, A poignardé ce qui est de
plus beau. Notre belle histoire, ses
merveilles. Voudront-ils s'allumer
encore ? Il tient de toi, il tient de
moi Il tient aussi des vents si
forts, Qu’ils détruisent tout à nos
endroits. J’ai l’esprit mat et noir de
blues De la douleur en majuscule, J’ai le regret, qui
m’éclabousse, De sa souillure, de ridicule, Au fond d’mes tripes, je sens
l’angoisse, Celle qui me ronge, celle qui
me blesse, Celle qui me déchire, me
fracasse Contre ce sale mur qui
m’agresse… Dans les immenses couloirs
obscurs, Où le silence hurle ma
douleur, J’entends le vide, siffler
torture, J’entends le néant, porter
clameur. La honte chiale son noir
venin. Sur mon cœur aux rides
meurtries, Sur mon âme, tremblante de
faim, Faim d’amour pour toi, ma
mie. Je te décrocherai les
étoiles. Que je déposerai à tes pieds, Pour qu’elles t’éclairent de
leurs pétales, Ton doux visage, tes yeux
sacrés. Tes émeraudes
resplendissantes, Au vert de lumière, de
clarté, A cette sublime transparence, Qui éblouit toutes mes
pensées. On partira sur notre radeau, Sur la mer calme, rejoindre
notre île, Cette île si belle, celle de
Marö, Cher à nos rêves, rêves
fertiles. Là où les graines qu’on a
semées, Pourront alors s’épanouir, Comme notre amour, nos doux
baisers, Comme nos caresses, et nos
désirs. Nos âmes s’enivreront de feu Aux élixirs de nos envies Nous viderons nos graals
précieux, De leurs parfums d’alcool de
vie. Puis, on s’envolera si haut, Qu’on atteindra,
l’inaccessible, Enchaînés l’un à l’autre, au
chaud, De nos câlins invincibles. Et notre amour sera si grand, Que l’univers explosera Alors, la face vers l’océan, Nous chanterons à bout de
voix. Toutes les ballades que
portent nos rêves, Sur les sentiers de nos
étreintes, Là où nos âmes blanches
s’élèvent, Jusqu’à l’horizon des matins… Paroles et musique :
Robert Nicollet.