vendredi 2 avril 2021

Alcoolique blues

 


Pour les téléphones portables, cliquez sur ce lien

En rangeant mes anciens 33 tours, il y a quelques semaines, je suis tombé sur un disque de Sonny terry... il y avait un titre que je jouait à l'harmonica à 16 ans... sur le trottoir en faisant la manche... "alcoholic blues". je me suis posé la question, que serait le thème de ce morceau dans la tradition chansonnière française. j'avais oublié cette chanson dans le fond de mon disque dur... la voici...

 
Sur les trottoirs de mes nuits blanches,
Quelque fois, j’m’y vois balader
Lorsque le spleen, prend sa revanche
Que sur ma gueule, j’en ai assez.
Sur les entrailles de mes blessures,
Quand les fissures deviennent béantes
Que mon sang se fait gerçure,
Que mes idées noires me hantent.
 
Je bois des coups, je lève le coude,
Je vide mes verres, jusqu’à plus d’goutte.
Tôt le matin je rentre, bourré,
Et j’oublie tout, j’m’en vais m’coucher…
 
Lorsque le vide sort sa sale gueule,
Qu’il déambule la clop au bec,
Dans ses traquenards, souvent, il beugle,
Alors, l’pichet se vide cul sec.
Souvent, l’alcool devient rapace,
Il vous encombre les méninges,
Mais il faut bien qu’le spleen se passe,
Si l’on veut reprendre son chemin.
 
Je bois des coups, je lève le coude,
Je vide mes verres, jusqu’à plus d’goutte.
Tôt le matin je rentre, bourré,
Et j’oublie tout, j’m’en vais m’coucher…
 
Quand j’aurais épuisé toute ma cave,
Qu’il ne restera plus que des bouts d’verre,
J’aurais toujours, mes idées noires,
Mais, plus rien, pour me mettre à l’envers.
Alors, j’irais au bistrot du coin,
S’il ne peut pas me faire crédit,
Pour quelques bouteilles de vin,
Que j’puisse m’enivrer, cette nuit.
 
Je bois des coups, je lève le coude,
Je vide mes verres, jusqu’à plus d’goutte.
Tôt le matin je rentre, bourré,
Et j’oublie tout, j’m’en vais m’coucher…
 
J’aime bien noyer, ma solitude,
Dans du pinard, à quatre balles,
A quoi ça sert, de payer plus,
La différence est marginale…
Pour inonder, tous mes chagrins…
Dans cette maudite bouteille de vin,
Et, puis ne plus penser à rien…
Ne plus penser quand s’ra demain…
 
Je bois des coups, je lève le coude,
Je vide mes verres, jusqu’à plus d’goutte.
Tôt le matin je rentre, bourré,
Et j’oublie tout, j’m’en vais m’coucher…
 
Paroles et musique
Robert Nicollet.

mardi 16 mars 2021

Je t'adore...

 

 Pour les téléphones portables, cliquez sur ce lien



Dans le froid de mes nuits blanches,
Dans les glaciers de mes couvertures
Dans les torrents, mes avalanches
Et sur le lac de mes gerçures.
Sur la neige vierge éternelle
J'écris ton nom en lettres d'amour
Pour qu’elles s'envolent au bout du ciel,
Et te retrouvent chaque jour.
Je t’adore… Je t’adore…
 
Sur les longues dunes de sable ambré,
Sur la plage où nos vagues prolongent
Les ondes bleues éclaboussées
Par l’écume blême qui s’allonge.
Sur le ciel noir, comblé d’étoiles,
Où même la lune, cherche sa moitié,
Sur l’horizon, où se dévoile,
Un tôt matin, trop embrumé.
Je t’adore… Je t’adore…
 
Sur mes sentiers très torturés,
Où tu es là comme une lumière,
Où ton amour est sublimé,
Par tes yeux des plus beaux verts.
Tu es la belle, en majuscule
Et tu rayonnes comme une étoile,
Ma vie s'éveille et se bouscule
Elle a tant de choses en bataille.
Je t’adore… Je t’adore…
 
Sur cet arc-en-ciel, qui m’explose,
Comme un feu d'artifice d'amour,
Sur tes lèvres où, je dépose
Les plus fougueux baisers du jour...
Sur la fusion de nos deux corps,
Entrelacés, de nos caresses,
Soudés par nos désirs si forts,
Grisé du graal de nos ivresses.
Je t’adore… Je t’adore…
 
Sur tes gorges en symphonie,
Où ton souffle se libère,
Sur tes murmures de poésie,
Quand nos deux âmes se désaltèrent.
L’alcool exquis de nos baisers,
Le doux parfum de nos mélanges,
De nos étreintes, en volupté,
Nous enrichissent de nos vendanges.
Je t’adore… Je t’adore… Je t’adore… Je t’adore…
 
Paroles et musique : Robert Nicollet.


dimanche 14 mars 2021

Dis

 


 Pour les téléphones portables, cliquez sur ce lien
https://youtu.be/JRLuzA2hjTo


Dis, que restera-t-il de nous deux,
Quand on sera devenu vieux,
M’aimeras-tu encore, dis ?
Dis, est-ce que nous nous embrasserons,
Avec folie et passion,
M’aimeras-tu encore, dis ?
L’amour, c’est plus fort que le temps,
Ça s’accroche dans l’cœur des gens
Et quand ils rêvent sur leurs nuages,
L’amour tu sais n’a pas d’âge…
 
Dis, nos désirs seront-ils forts
Nos mains posées sur nos corps
Nous nous aimerons encore, dis ?
Dis, dormirons nous enlacés,
Nos corps dans la nuit, noués,
Jusqu’à notre dernier baiser ?
L’amour, c’est plus fort que le temps,
Ça s’accroche dans l’cœur des gens
Et quand ils rêvent sur leurs nuages,
L’amour tu sais n’a pas d’âge…
 
Dis, est-ce que je te plairais toujours ?
Est-ce qu’on aimera faire l’amour ?
Au lueur du tout petit jour…
Dis, est-ce que nos corps auront faim,
Des caresses douces du matin,
Dis moi, qu’on s’aimera toujours…
L’amour, c’est plus fort que le temps,
Ça s’accroche dans l’cœur des gens
Et quand ils rêvent sur leurs nuages,
L’amour tu sais n’a pas d’âge…
Dis, n’aies pas peur, mon Amour,
Si je t’aime, c’est pour toujours,
Tu es ma plus belle histoire d’amour,
Alors, le temps… c’est du discours…
 
Paroles et musique : Robert Nicollet.


mardi 9 mars 2021

Chambre 322

 


Pour les téléphones portables, cliquez sur ce lien
https://youtu.be/g_iPcX6Hh0s


Dans cette chambre 322,
Qui s’allonge d’un beau ciel bleu,
Où l’horizon nous fait la coure,
Devant l’soleil de nos amours.
Dans cette chambre, on s’est aimé,
Toute la nuit, nos lunes brillaient,
Jusqu’au matin, nos yeux ouverts,
Verts contre bleus, bleus contre verts.
Mais quel beau rêve, ce soir d’été,
J’ai senti tes lèvres, et nos doux baisers.
Dans cette mer nous nous sommes baignés
Puis, sur cette plage, nous nous sommes aimés, aimés, aimés.
 
Ce nid d’amour, où nos corps s'étreignent,
Où la raison s’endort, où notre amour se baigne
Sous une pluie étoiles, aux lueurs d’arc en ciel,
Je sens ton parfum, m’enivrer d’étincelles.
Mon bateau chavire, noyé de tes vagues,
Nos mains s’agrippent, nos esprits divaguent,
Dans cette grande chambre, juste pour nous deux,
Etre juste heureux, être juste amoureux.
Mais quel beau rêve, ce soir d’été,
J’ai senti tes lèvres, et nos doux baisers.
Dans cette mer nous nous sommes baignés
Puis, sur cette plage, nous nous sommes aimés, aimés, aimés.
 
Combien de temps, faudra-t-il, ma belle,
Combien de jour, combien de semaine,
Faudra-t-il encore, attendre nos baisers,
Attendre nos caresses, attendre pour s’aimer.
Mon bel amour, il est temps tous les deux
Rendez-vous ce jour, chambre 322,
Pour que nos rêves d’amour, deviennent réalité
Qu’l’on conjugue au présent, le fait de nous aimer.
Mais quel beau rêve, ce soir d’été,
J’ai senti tes lèvres, et nos doux baisers.
Dans cette mer nous nous sommes baignés
Puis, sur cette plage, nous nous sommes aimés, aimés, aimés.
 
Paroles et musique: Robert Nicollet.


vendredi 5 mars 2021

L'écharpe blanche

 


Pour les téléphones portables, cliquez sur ce lien
https://youtu.be/5dwaVgb6h98

 A notre éternel amour...


Cette belle écharpe en laine blanche
Où ton doux parfum, se blottit
Un peu de toi, en ce dimanche
Qui m’amène là, au paradis.
Elle me caresse, dans le cou,
Et me tient chaud sur les épaules,
Mais c’est au fond du cœur, surtout
Qu’elle me réchauffe, qu’elle me cajole.
 
Elle se faufile, effleure ma peau,
Comme une tendresse, comme un cadeau
Sur un « je t ‘aime » en bas du dos,
Pour me garder les reins bien chaud.
C’est un peu de toi, tout près de moi
La nuit arrive, les rêves viennent,
Elle est ici, pour qu’tu sois là,
Je te respire à en perdre haleine.
 
J’ai mis ton écharpe près de moi,
Dans ce grand lit toujours si froid,
T’imaginer, là, dans mes bras,
Et te serrer, jusqu’à l’émoi.
Et quand ton élixir d’amour,
Dévoile en moi tous ces arômes,
De forts désirs, naissent comme le jour,
Et tous les soirs, ils embaument.
 
Je suis grisé de tant d’amour,
L’esprit chavire, mon âme vacille,
Il m’emporte sur tes contours,
Dans la rosée de tes Antilles.
Dans la lumière de nos envies,
Dans la chaleur de nos plaisirs
Dans la flamme de nos délices,
Et la splendeur de nos désirs.
 
Je sens la douceur de ta laine,
Se poser sur ma peau tendue,
Je sens tes torrents de je t’aime,
Sur mon torse mis à nu.
Et je te rêve, dans les étoiles,
Nous partons loin, dans une autre île,
Ce radeau accroché à sa voile,
Et nous si forts, et si fragiles.
 
Que l’amour nous porte sur les mers
Nous surmonterons toutes les tempêtes,
Tous les tonnerres, tous les éclairs,
Les vagues deviendront vaguelettes.
Et les vents fous, sauront se taire…
Parce que l’amour est le plus fort,
Tout le reste n’est que sornette,
On s’aimera toutes voiles dehors.
 
Viens, mon bel amour, je t’emmène,
Nous porterons loin nos baisers,
Notre amour, sur des îles lointaines,
Là où nous pourrons, nous aimer.
Viens, les alizés nous attendent,
Nous volerons à leurs côtés,
Nous traverserons les océans,
Les mers du sud, les continents.
 
Ô, mon bel amour, je t’emmène,
Partons ailleurs, sur notre planète
Donne moi la main, ma douce reine
Partons l’amour sera notre quête.
Loin des regards et des routines
Loin de la haine, de la bêtise
S’aimer toujours sera notre hymne
Et l’on vivra en gourmandise…
 
 
Nos écharpes, nous deux…
 
Sur tes lèvres de soie, légèrement ouvertes,
Je dépose les miennes, pour t’offrir ma chaleur.
Je voyage dans ton cou, j’erre à la découverte,
Et, je butine tes dunes, j’en caresse la rondeur.
 
Leurs pointes raidies se dressent, et ta peau se tend,
Ta poitrine resplendit, et dévoile ses trésors,
J’en caresse les formes, en prenant tout mon temps,
Cet instant est heureux, mon désir est si fort.

Ton ciel couvert d’azur, et ton corps de déesse,
Me laisse porter l’amour, dans tes jardins secrets
Ta peau fine et lissée, accueille mes promesses,
Tes frissons amoureux, absorbent mes pensées.
 
Mes mains sont de velours, elles se posent sur ton dos,
Mes baisers sont sucrés et descendent doucement,
Vers tes reins en attente, de sentir mes cadeaux,
De goûter à l’ivresse, d’un voyage charmant.
 
Puis, nous nous unissons, nos chaleurs se soudent,
Nos corps ne font qu’un, et nos âmes se rassemblent,
Nous nous enlaçons, nos baisers nous saoulent
Et dans un infini plaisir, nous nous embrasons…
 
O, ma reine d’amour, la splendeur de mes nuits
Comme le temps se fait beau, quand nous sommes là, unis.
L’espace s’efface, et l’univers s’enfuit
Il ne reste que nous, au sommet du Fuji.
 
Il ne reste qu’amour, notre amour infini
Nos caresses tourbillonnent, virevoltent,
Nos mains se joignent, se serrent, s’agrippent
Nos esprits se libèrent en torrent, s’abandonnent.
 
Les anges de cupidon, nous fredonnent leur hymne
A nos baisers de flamme, à nos lumières de cristal,
A nos envies en tornade, aux passions de nos rimes,
Telle une poésie en fleur, qui offrirait ses pétales…
 
Nous nous aimerons si fort sous la lune arrondie
Arrondie, de nos mots écrits sur voie lactée,
Aux déliés de plume, écritoire de la nuit,
Où je baise ta peau, de mes lèvres affamées.
 
J’en déguste chaque fruit, appréciant leur bouquet,
Je croque à pleine chair, tes joyaux de déesse,
Dévorant du regard, tes yeux aux lacs perlés,
Où les torrents s’y jettent, en diamant d’allégresse.
 
Ils se dressent comme un phare, allumant l’horizon,
D’immenses soleils d’amour, en forme de cœur
Nos foudres libérées aux couleurs de passions,
Explosent dans l’ivresse, de nos corps vendangeurs.
 
Puis, nous nous endormons sur le lit des étoiles,
Enlacés dans les bras comme soudés à nos corps,
Le souffle à l’unisson, comme peint sur une toile,
Par un artiste peintre,  aux sublimes pinceaux d’or.
 
J’ai mis ta belle écharpe, ton écharpe d’amour
Je la mets à mon cou, contre moi, tous les jours.
 
Cette belle écharpe en laine blanche
Où ton doux parfum, se blottit
Un peu de toi, en ce dimanche
Qui m’amène là, au paradis.
Elle me caresse, dans le cou,
Et me tient chaud sur les épaules,
Mais c’est au fond du cœur, surtout
Qu’elle me réchauffe, qu’elle me cajole.
Mais c’est au fond du cœur, surtout
Qu’elle me réchauffe, qu’elle me cajole.


Paroles et musique: Robert Nicollet.


lundi 22 février 2021

Ils rêvent qu'ils s'aiment...

 


Pour les téléphones portables, cliquez sur ce lien


Ils ont d’l’amour au bout des lèvres,
Au bout des mains, au bout des doigts,
Quand ils se retrouvent, ils ont la fièvre
Et les frissons d’une première fois.
Ils ont souvent des solitudes,
Accrochées pas trop loin du cœur,
Qui les chiffonnent d’incertitudes,
Et souvent même, ils en ont peur,
Ils rêvent, ils rêvent, qu’ils s’aiment...


Ils ont une âme, dans la tourmente,
Et leur amour, sur un récif,
Quand la tempête surgit ardente,
Derrière une mer blessée à vif…
Le manque de l'autre, qui les enchaîne
Aux doux maillons de leurs envies
Ils s'emprisonnent d’idées d’ébène
Un profond vide les envahit,
Ils rêvent, ils rêvent, qu’ils s’aiment...


Quand un je t'aime se promène
Sur les boulevards de leurs baisers
Ils les dégustent, comme du Verlaine,
Leurs livres ouverts de volupté.
Puis, ils en boivent chaque vers,
Jusqu’à l’ivresse de leur passion,
Leurs corps enlacés, ils se serrent,
Le souffle en pleine suspension.
Ils rêvent, ils rêvent, qu’ils s’aiment...


Ils ont souvent, des larmes d'or,
Qui ruissellent du bout de leurs yeux
Comme une perle qui s’abandonne
Pour y cacher, les jours heureux.
Certaines se meurent, sur leur joue,
Et d’autres finissent au coin d'une lèvre,
Ou se blottissent dans le cou…
Puis, elles s’en vont, alors ils rêvent.
Ils rêvent, ils rêvent, qu’ils s’aiment...


Ils ont une photo près du coeur,
De leur moitié, tant désiré(e),
Ils ont le regard, des doux rêveurs,
Comme si la vie, là s'arrêtait.
Leurs yeux accrochés à leur voile,
A s'éblouir de leursbaisers
Ils errent dans un coin des étoiles,
A se retrouver, à espérer.
Ils rêvent, ils rêvent, qu’ils s’aiment...


Paroles et musique: Robert Nicollet.


vendredi 19 février 2021

Sages regrets

 



Chanson à la maison...


Ballade extraite du Monologue du Mendiant .



L’enfant que tu ne m’as pas fait,
Aura les yeux comme des images,
Il chantera comme je le fais,
Des poèmes à nous rendre sages.
Il nous arrêtera le temps,
Pour une escale à la tendresse,
Il nous protégera du vent, pour qu’on ait chaud dans nos ivresses.
Il nous protégera du vent, pour qu’on ait chaud dans nos ivresses.

L’enfant que tu ne m’as pas fait,
Mettra son cœur dans nos caresses,
Une fillette ou un petit ket,
Un p’tit bout d’choux, aux rondes fesses.
Il nous contera tous les soirs,
Ses rêves et souvent ses cauchemars,
Pour se blottir dans nos bras, et se coucher un peu plus tard.
Pour se blottir dans nos bras, et se coucher un peu plus tard.

Puis, viendra l’âge des conneries,
Des amourettes au bac philo,
Des grandes gueules aux cœurs fragiles,
Des chansons dans les bistrots.
Oh! Bien sûr, tu pleureras,
A ne  plus savoir où il en est,
Puis au matin, sans trop y croire, il reviendra comme tu l’as fait.
Puis au matin, sans trop y croire, il reviendra comme tu l’as fait.


Un jour viendra, on s’en ira,
Et, là finira notre histoire,
Les yeux fermés, le cœur sans voix,
Je sais qu’on lui manquera.
Mais la vie, ça ne s’écrit pas,
Plus on la vit, plus elle s’en va.
Mais la vie, ça ne s’écrit pas,
C’est bien dommage, mais c’est comme ça.
L’enfant que tu ne m’as pas fait,
Ne restera qu’un vieux mirage,
Sûrement pour moi, beaucoup de regrets, à force d’avoir été trop sage.
Sûrement pour moi, beaucoup de regrets, à force d’avoir été trop sage.

Paroles et musique: Robert Nicollet.

mardi 16 février 2021

Le pull over en laine brune

 


Elle balance tous ses chagrins,
Dans les ruelles, de son calepin.
Qu’elle a caché là, au fond d’son tiroir
Juste en dessous, d’un grand bazar.
Elle s’endort, comme une enfant,
Qu’aurait chialer plus de mille ans,
 
Elle habille sa solitude,
D’un pull-over en laine brune,
Qui a des accrocs au coude gauche,
Tout déformé et qui est très moche.
 
Sur le trottoir, à peine mouillé,
Elle se promène à espérer,
Elle guette le sourire du voisin,
Ou de la voisine, ou de leurs gamins.
Mais ils n’savent pas sa solitude,
Personne n’se parle, la vie est dure.
 
Elle habille sa solitude,
D’un pull-over en laine brune,
Qui a des accrocs au coude gauche,
Tout déformé et qui est très moche.
 
Dans son patelin, les murs résonnent,
Du vide d’amour, les âmes frissonnent  
Y’a les souvenirs, l’album photos,
D’la nostalgie, comme seul cadeau…
Puis il y a l’oubli, le froid de la nuit,
Elle ne rêve plus, sa vie c’est qui ?
 
Elle habille sa solitude,
D’un pull-over en laine brune,
Qui a des accrocs au coude gauche,
Tout déformé et qui est très moche.
 
Bonsoir Madame, vous êtes belle,
Votre regard, deux belles prunelles,
Racontez-moi, un peu d’votre vie,
Un peu d’l’amour, la poésie
Pour que l’soleil, ne s’arrête plus,
Juste à votre porte, en bas d’la rue.
 
Allez, v’nez, prenez ma main,
On va au square, voir les gamins,
Manger une crêpe, s’aérer,
Prendre du bon temps, et rigoler…
Allez, regardez les oiseaux
Ils chantent gai, parce qu’il fait beau.
Et puis les fleurs sur la pelouse,
Ont la couleur à soigner l’blues.
Paroles et musique: Robert Nicollet.

 


samedi 13 février 2021

Maître grégoire (en direct à la maison)

 



Mes chansons toutes seules sans arrangement particulier, une guitare, une voix... dans mon studio, à la maison...



Il mouche dans de la fine soie,
Sa conscience de quatre sous,
Le nez plongé dans l’argent roi,
Dans de vulgaires machines à sous.
Sa vie en rouleau de barbelé
De la poussière sur cent dix mètres
Une pompe à fric de chez Cartier
Un alphabet qui paume ses lettres.
Son “ dit ” pouvoir de basse cour,
Aux doux fric - fracs défroqués,
Son coffre fort à faux discours,
Ses belles usines à gros billets.
Il se cache derrière sa justice
Sa vérité qu’il dit unique
Ses tribunaux de droit factice,
Ses sales prisons, et sa critique.
Le sourire en porte-monnaie,
Le torse bombé, le cul serré,
Maître Grégoire rentre chez lui,
Pour s’endormir sur son mépris.

Il porte le masque des idées,
Qu’il conjugue au conditionnel,
Un artifice qu’il fait cramer,
Sur le corps nu d’une demoiselle ;
Cette fille qui trouve sa transhumance,
Dans les bordels, de matadors,
Là où l’oseille a le goût du rance,
Et le bourgeois, l’odeur des morts.
Sa chienne d’histoire qui désespère,
Ses larmes ont mouillé l’avenir,
Ses gouttes de nuit qui s’entremêlent,
Sur des fantasmes frisant le pire.
La tête haute, il fait sa ronde,
Le cœur nostalgique du soir,
A piétiner la toile du monde.
Il est si fort, qu’il ne sait plus voir.
Le sourire en porte-monnaie,
Le torse bombé, le cul serré,
Maître Grégoire rentre chez lui,
Pour s’endormir sur son mépris.

Sa vie, c’est comme un hall de gare,
Avec l’horloge comme point d’usure,
La petite aiguille pour le départ.
Et la plus grande pour la rupture.
Gravé sur marbre, en majuscules,
Son nom, ses titres, et puis plus rien,
Comme un vide en conciliabule,
Le néant qui lui tends la main.
Le sourire en porte manteau,
Le torse creusé, le cul bedeau
Maître Grégoire est enterré
Au cimetière,au cimetière, des oubliés.

Paroles et musique: Robert Nicollet.

mercredi 10 février 2021

Ballade pour Aline (Printemps de Bourges avec l'agence culturelle de Bourges)

 

Elle chantait des poèmes
Sur les trottoirs mouillés,
Elle écrivait des « je t’aime »
Sur les portes du lycée,
Et sur son jeans délavé,
Il y avait toutes ses idées,
C’était une grande copine,
Elle s’appelait Aline.

Elle s’était mise en marche,
Pour la paix au Vietnam,
Pour les bonzes qui cramaient,
Là-bas sur le macadam,
Contre les « B-52 »,
Et tous ces militaireux,
C’était une grande copine,
Elle s’appelait Aline.

Elle piquait Charlie hebdo,
Dans les kiosques à journaux,
Il y avait des dessins de Reiser,
Plein ses étagères,
Quand elle ouvrait le Figaro,
C’était pour la chasse d’eau.
C’était une grande copine,
Elle s’appelait Aline.

Une fois le bac dans le sac,
Elle partit à la Fac,
Ses cours d’économie,
Lui bouffaient toute sa vie,
Puis à minuit et demie,
Elle me rejoignait au lit,
C’était une grande copine,
Elle s’appelait Aline.
  
Elle travaille aux finances,
Service des contredanses
Elle commence à huit heures,
Rentre chez elle à cinq heures,
Puis elle allume la télé,
Et elle va se coucher
C’est ce qu’on t’a enseigné
A l’université.

Mais où est ma copine,
Des « Martin Luther King »,
Des combats passionnés,
Où sont tes grandes idées?
Excuses moi quand même,
Si je t’ai fait de la peine,
A manier les souvenirs,
On se rend compte du pire.

Mais, tu chantais des poèmes
Sur les trottoirs mouillés,
Tu écrivais des « je t’aime »
Sur les portes du lycée,
Et sur ton jeans délavé,
Il y avait toutes tes idées,
Tu restes une grande copine,
Toi que j’appelle Aline.

Songes sur nuit d’étoiles

 



Pour les téléphones portables, cliquez sur ce lien

Pour celle qui se reconnaîtra...


J'voulais te dire des p'tits "je t'aime".
Des p'tits mots doux, des mots câlins,
De beaux bouquets de mots "bohème",
Pleins de douceur, au bout d’mes mains...
 
J'ai dans mon coeur, de douces caresses,
Qui s'envolent sur ton dos satin,
Mes mains t’effleurent, mes doigts ne cessent,
De voyager, au bas de tes reins.


 
Un doux soupir, ici s’échappe,
Dans cette nuit, aux mille étoiles,
La lune, s'éclaire, enfin se drape,
Sur nos étreintes, comme un fin voile.
 
Je rejoindrai ta voie lactée,
Et j'en boirai ton élixir
A m'étourdir, à m'enivrer,
J'en serais saoul, sur ton navire.
 
Lorsque nos bouches ne feront qu'une,
D’un long baiser, d'éternité
Quand nos corps nus aux creux des dunes
S’allumeront de doux reflets.
 
Dans cette blanche nuit céleste,
Je saurais te garder au chaud,
L’un près de l’autre, toi, ma déesse
Mon bel amour, peau contre peau.
 
Puis, nos regards dans les étoiles
Et nos deux pieds sur notre lune...
Nous nous endormirons sans mal,
Jusqu’à ce que le jour, nous écume.
 
Paroles et musique : Robert Nicollet.

J’aimerai

 




A celle qui se reconnaîtra dans cette ballade...


J’aimerai voyager,
Dans tes yeux émeraudes,
Lire dans tes pensées,
Et, en faire la maraude.
J’aimerai caresser,
Ta chevelure blonde,
Aux douceurs parfumées,
Qui m’enivre et m’inonde.
 



J’aimerai te serrer,
Dans mes bras, ma jolie,
Tendrement t’embrasser,
Te murmurer d’envie,
J’aimerai poser là,
Sur tes lèvres, les miennes,
Puis, goûter aux éclats,
Des frissons qui nous viennent...
 
J’aimerai, effleurer,
Tes sublimes plages cachées,
Ta silhouette, galbée,
Qui se dresse aux baisers,
Déposer sur ta peau,
Des emblèmes d’amour,
Pour qu’à chaque mot,
Je te réponde toujours…
 
J’aimerais découvrir
Tes sentiers escarpés
Dans les canyons du désir,
Là, où l’amour est beauté,
Là, où le soleil se lève,
Au goût de tes baisers,
Au magnifique de nos rêves,
De nos belles échappées.
 
On volera dans le soir,
Sur les mots de Baudelaire,
On allumera nos boulevards
Des poèmes d’Apollinaire,
Et quand le jour s’en ira,
S’habiller de la nuit,
Je t’embrasserai mille fois,
D’un amour infini...
 
On peindra nos envies
Aux jarretelles de nos cœurs,
On chantera jusqu’aux cris,
Nos éclats de bonheur.
Dans le nid où s’abrite
Notre amour, nos liqueurs,
Rien ne peut nous détruire,
Notre force est ailleurs...
 
Paroles et musique: Robert Nicollet.

jeudi 4 février 2021

Epilogue ( du Monologue du mendiant )

 


Pour les téléphones portables, cliquez sur ce lien

On me dit margoulin, ou croque mort du plaisir,
Un souillon de basses mains, qui met son mal en soupir.
On me dit bien trop bas, pour regarder en l’air,
Ma tête dans le désarroi, et ma vie aux enchères.
Il y a trop de duperie, dans vos discours infirmes
Bien trop d’hypocrisie, overdose d’égoïsme !
Je jette vos idées aux portails de l’enfer,
Qu’elles y meurent brûlées, envolées en poussière !
Je lance des mots vertiges, des mots forts et lucides,
Des mots de haute voltige, aux bourgeois insipides.
Je gerbe des mots varices, et je défend l’amour,
Protéger des supplices, le monde qui l’entoure.
Je rêve des mots en rose, aux pensées délicates,
Des belles roses écloses, aux couleurs écarlates.
Pour toi, Elinda, et notre belle histoire.
Mais combien faudra-t-il, de poèmes rebelles
Pour sauver notre île, nos rêves et nos soleils ? 
Combien de blessures, combien de souffrance
Combien de moments durs, vécus dans le silence ?
Combien de mains tendues, combien de doux sourires,
Combien d’éclats de rires, de moments de plaisirs ?  
Oh! Qu’j’aimerais écrire, Oh! Qu’j’aimerais chanter,
Des voyelles arrosées de consonnes libérées .
Des ballades d’Amour, nappés de sucre d’orge,
Aux couleurs de pourpre et si douces à la gorge,
Des mélodies qui offrent, leur cœur et leur folie,
Blotties en une strophe, dans le bouquin de la vie.
Pour toi, Elinda, et notre belle histoire.
Enfin, mots après mots, puis ligne après ligne,
Que je peigne au pinceau, le plus beau des insignes.
Des fleurs aux mille pétales, pour toi, belle Elinda,
Des couronnes royales, joyau aux mille éclats ; 
Puis, garder en mémoire, parce que l’on oublie pas,
Ces chemins de l’espoir, qui nous ont conduit là,
Malgré tous ces regards, ces pressions vers le bas.
Malgré ce monde noir, qui n’en finissait pas.
Pour toi, Elinda, et notre belle histoire.
Souviens-toi.
Rappelles-toi la rue, la pluie sur le trottoir,
Le vent, les engelures, le gel quand vient le soir.
Rappelles-toi les nuits, aux tristes solitudes,
La faim pour seule amie, sa présence qui te brûle.
Y’a pas sur ton visage, dans tes yeux, sur tes lèvres,
De plus brillant message, de tendresse et de rêve.
Regardes, tu es plus riche, que tous ces mots d’avoir,
Ces mots, ces mots fétiches, ces maudits mots caviar!
Cet acide dans le sang, qui te rongeait les veines,
C’est le regard blessant, de l’orgueil, de la haine.
Chaque matin, elle te croisait, dans son jardin d’misère,
Déguisée, en bourgeoise, prétentieuse et sévère.
Elle te regardait d’en haut, elle, debout, elle marchait,
Par terre, t’était de trop, alors elle te narguait.
Et là-bas sur ton île, entourée du néant.
Quelques gestes fragiles, le regard d’un enfant.
Seule devant l’absence, devant l’imperturbable,
Devant l’inexistence, devant cet incroyable,
Tu étais belle, mystérieuse, mais au combien si frêle,
Comme une pierre précieuse, dans un écrin rebelle.
Un superbe soleil, dans un monde en tempête,
Un ilôt de merveilles, dans une mer inerte.
Souviens-toi Elinda, souviens-toi
Et tu penses à l’amour, à nos rêves exhaussés,
Au futur du toujours, aux années en projet.
Je te déclare l’Amour sur un lit de drap rouge, 
A nos nuits de plein jours, aux folies qui nous bougent.»
Elinda, pour toi et notre belle histoire.
Souviens-toi Elinda, souviens-toi…

Paroles et musique: Robert Nicollet.