vendredi 23 octobre 2015

Le Faussaire








C’était un vétéran de la fausse monnaie,
Un roi de la mistoufle, de la pièce et du billet,
C’était un magicien pas moins faux que les plus vrais
Un gars qui sur le flouze, en disait moins qu’il en sait.
Il vivait chez une femme, qu’il troquait très souvent
Pour celles du macadam, filles à lover l’argent,
Il buvait sans limite, cul sec, du rouge au blanc,
Dans le bar à Judith, près du quartier Saint Jean.
Méfiez-vous du bonhomme, c’est un drôle de guignol,
Roublard  et sans vergogne, la bouille d’un branquignol.

Il s’inscrivait en faux, créateur de mensonges
Il ralait en trois mots, ensuit’il passait l’éponge.
Ce voleur peu galant, emprunteur de jupons,
Traînait des nuits durant, dans des bordels à cons.
Il plantait ses copines, leur posait des lapins
« Sur l’trottoir, elles tapinent, c’est toujours mieux que rien ! »
Pornographe d’la fausse note, humberger du discours,
Il excellait au rote, mais pétait bien trop court !
Méfiez-vous du bonhomme, c’est un drôle de guignol,
Roublard  et sans vergogne, la bouille d’un branquignol.

Un faux air de gentil, déguisait son visage,
Arnaqueur sous l’habit, et croqueur de grands sages,
-« Méfiez-vous du bonhomme, il a l’art d'un faussaire,
Pas plus haut que trois pommes, plus faux qu’il n’en a l’air » !
C’est ce que racontait, les victimes du faussaire,
Avant que cet été, on ne le retrouve à terre,
Mort à coup de couteau, sous une nuit de pleine lune,
Le regard dans le faux, l’air de dire : « sans rancune! ».
Méfiez-vous du bonhomme, c’est un drôle de guignol,
Roublard  et sans vergogne, la bouille d’un branquignol.
Méfiez-vous des faussaires, de ces drôles de bonhomme,
Roublards  et sans vergogne, la bouille de branquignol.

Paroles et musique: Robert Nicollet.

lundi 19 octobre 2015

La Princesse des Sables






Festival d'Avignon 98 à "Espaces perspectives"


Elle rêvait de retourner dans pays,
De revoir ses frères et ses amis.
Elle avait longtemps chercher ses racines,
Qu'elle avait perdu en venant ici,
Qu'elle avait perdu en venant ici.

Elle avait trouvé un drôle de boulot,
Elle travaillait la nuit dans un bistrot,
Où venaient des dizaines de matchos,
Boire des rêves et se croire des héros,
Boire des rêves et se croire des héros.

Elle a renoncé aux emblèmes de sa culture,
Aux oasis, aux mosquées et aux voilures.
Elle a tout quitté pour vivre avec toi,
Toi société, qui la rejette à chaque fois,
Toi société, qui la rejette à chaque fois.

Et dans ses yeux flottent les vagues de la mer,
Sur son visage le sable du désert.
Et sa peau fine, tapisse sa figure,
De traits parfaits, comme ceux de l'azur,
De traits parfaits, comme ceux de l'azur,

Sa voix brode des mots de tous les jours
De la dentelle, jusqu'aux versets d'Amour.
Et quand elle chante, rêve le troubadour,
Il ne reste plus qu'une princesse, en haut d'une tour.
Il ne reste plus qu'une princesse, en haut d'une tour.

Si je t'écris ces quelques mots, dans cette chanson,
C'est pour te dire que j'comprends ta déception.
Qu'un mot de toi, et j't'emmène dans ton pays,
Un mots de toi, et je réapprends la vie.
Un mots de toi, et je réapprends la vie.

Paroles et musique: Robert Nicollet.






mardi 13 octobre 2015

Prélude à l'Amour

Prélude à l'Amour

Un texte intimiste, une musique qui le porte. J'ai trouvé une guitare électrique ( année 1980 
dans un vide grenier, je l'ai restauré. c'est elle qui est enregistrée dans ce morceau. Elle sonne comme une jeune!




Sur les étoiles lactées de ton corps embrumé
Sur les planètes de ta peau, si finement sculptée,
Au cœur de ton âme, au pic de ton souffle
Sur le bord de tes lèvres, aux baisers en maroufle.
Sur tes épaules endormies sur mon ventre assoupi,
Le temps s’est enfui, nous laissant l’infini.
Sur l’espace sans heure, confondu dans la nuit,
Sur nos longues caresses, sur nos deux corps meurtris.

Sur le doux cuir ciselé de tes formes chéries,
Couchées de soie blanchie, de lumières amies.
Sur tes épaules arrondies, dans le creux de ton lit,
Jusqu'à plus de nos souffles, je blanchirai tes nuits.
Sous tes longs cheveux blonds, ta nuque blanche offerte
Aux voyages endiablés, de mes lèvres entrouvertes.
Promenant sur ta peau, mes douceurs cannibales,
Serpentant sur ton dos, tes parures dorsales.

Sur les îles de ton torse, aux pointes nourricières,
Comme un récif dressé sur une mer en soupir,
Des vagues déferlantes aux écumes éphémères
Lissent mes tendresses de douceurs cachemires.
Épanouies rondeurs aux lunes magnifiques,
Attirant mes envies dans le creux de mes mains,
Enserrant tes splendeurs, de touchers magnétiques,
Voluptueux, ondulants, au charme vénusien.

Éternel corps à corps, somptueux cris de lumière
A l'écho fantastique, aux bouquets en éclair,
Ô sublime chaleur, de nous deux en un
Ô admirables cœurs, battant pour ne faire qu'un.
Et moi qui te réclame, et toi qui t'abandonne,
Et nous en plénitude, aux plaisirs qui nous sonnent
Dieu la belle escale, aux plages de nos rêves
Apothéose sublime sur le sable de la grève.

Enivrant breuvage et subtile harmonie,
Que celui de l'amour, élixir de nos vies,
Quand le vent a cessé, quand l'esprit est soleil,
Quand nos âmes météores chantent nos merveilles,
Qu'ils explosent de joies aux yeux de l'immortel,
Au sommet le plus haut, où l'infini se mêle,
Où tout nos cris d' amour, s'envolent au septième ciel
Là, au dessus de tout, parés de blanches ailes.

La marée nous éclaire, et la mer se retire,
Laissant les quelques vagues, à leurs derniers désirs,
Prés de moi, elle s'endort, apaisée et tranquille,
Blottie, abandonnée, à cet instant fragile...

Blottie, abandonnée, à cet instant fragile...

Texte et musique: Robert Nicollet.
Guitare solo: Robert Nicollet.

jeudi 8 octobre 2015

L'absence






Je dépose ces quelques roses,
Sur ton lit de marbre gris,
En ce jour, où tu te reposes,
Dans les bras d’une autre amie.
Ici, toutes les nuits sont blanches,
Ici, les jours ne sont que nuits,
Mon arbre a perdu ses branches
Pour résister à l’infini, l’infini…
Ton ombre est là, en guise d’amour,
Elle me suit au pas, un peu chaque jour,
Souvent, je me retourne, je perçois ta présence,
J’entends ta voix, ton rire, tu es là dans l’absence…
Et, tu ne me dis rien, jamais tu ne me réponds,
Le ciel s’est endormi… recouvrant nos passions

Quand de noires paroles, tiédissent mes soleils,
Emportant poésie et cieux artificiels
Quand le miroir spleené au mirage de tes yeux,
Envahit mon âme de vertiges délicieux.
Quand les mots sont vidés, quand l’horizon s’ennuie,
Livrant de froids matins plus sombres que mes nuits.
Quand le flou m’enivre, aux absinthes subtiles,
Quand le flacon se brise, que la mer se retire,
Quand il ne reste rien, et que rien, c’est encore trop,
Quand l’abîme est refuge, mais qu’il est bien trop haut.
Alors, je me souviens, j’écris ton nom
Ma douce amie, ma belle passion…

Dans la brume insoumise, d’un aurore incertain,
Où l’infini se grise, où la lumière s’éteint,
Un parfum exquis, aux senteurs troublantes
Submerge mon esprit, de folles pensées me hantent.
Et le silence se couche sur des musiques froissées
Ici, le vent ne souffle plus, qu’aux tempêtes déchirées.
Sur des nuages houleux, aux allures de comète,
Où le chant des étoiles, s’habille de paillettes,
Où la lune endormie dans l’ébène absolu,
S’est perdue dans le pire, ton doux sourire n’est plus.
Alors, je me souviens, j’écris ton nom
Ma douce amie, ma belle passion…

Dans le silence morne, où le néant s’installe,
Où l’écho se fissure et reprend sa cavale.
Où la fuite vacille, entre maintes crevasses,
Une nymphe dévêtue, dévoile ses audaces.
Elle me charme, me rend fou, puis m’emmène et m’enlace,
Sur mes lèvres endormies, elle est là, elle m’embrasse.
Et son corps enflammé aux envies cannibales
Me pousse à m’en aller, vers un adieu fatal.
Est-ce un rêve, illusion ou ultime précipice,
Est-ce donc ainsi, que le temps se grise ?
Alors, je me souviens,  j’écris ton nom
Ma douce amie, ma belle passion…
  
Elle couche sur mon lit, d’étrangetés exquises.
Que leurs formes invincibles, me caressent puis me brisent,
Faut-il partir un jour, est-ce bien là la devise ?
Mais à quoi bon rester, quand la vie me déchire ?
Au bord de tes yeux, naviguait un pêcheur,
Sa barque était si frêle, naufragé du bonheur.
Faut-il partir un jour, vers un autre demain ?
Faut-il partir un jour, vers un autre destin ?
J’ai tant besoin de toi, tant besoin de t’aimer
D’entendre tes mots d’amour, de t’entendre respirer
Alors, je me souviens, j’écris ton nom
Ma douce amie, ma belle passion…
  
Je dépose ces quelques roses,
Sur ton lit de marbre gris,
En ce jour, où tu te reposes,
Dans les bras d’une autre amie.
Ici, toutes les nuits sont blanches,
Ici, les jours ne sont que nuits,
Mon arbre a perdu ses branches
Pour résister à l’infini.
Ton ombre est là, en guise d’amour,
Elle me suit au pas, un peu chaque jour,
Souvent, je me retourne, je perçois ta présence,
J’entends ta voix, ton rire, tu es là dans l’absence..
Mais tu restes prés de moi, et je reprends mon chemin,
Celui qui est là, juste au bout de tes mains…

Celui qui est là, juste au bout de tes mains…

Texte et musique: Robert Nicollet.

samedi 3 octobre 2015

Mon île.


"Mon île" est un extrait du "Monologue du Mendiant"- 
Acte V.

C'est la fin de l'histoire, José et Elinda vivent ensemble, à Marseille,..





Mon île


C’est un grand cœur au bord de mer,
Une âme sœur, sans éphémère,
De douces vagues qui s’enfuient,
Sur les jarretelles de la vie.
C’est un éclair d’insouciance,
Ne plus savoir ce qu’est l’ennui,
Un clin d’œil à pas de chance,
Sur les rondeurs de la nuit.
C’est un soleil au bord de terre,
Un coin perdu, en belvédère,
Des idées qu’on accroche au vent,
Pour qu’il en parle aux goélands.
C’est l’aventure en parchemin,
Un cri d’amour sur clair de lune
Quand l’infini lui tend la main
Le ciel allongé sur la dune.
Mon île, mon île, mon île…

C’est un délié au fil du temps
Une courbette au bout d’une plume
De la magie pour les enfants
Une illusion en fond de brume.
Mais c’est l’ histoire d’une sans papier,
Une poésie en mal de mer,
De gros silences dans trop de bruit
La  folle fougue du tonnerre.
C’est la force d’un jour naissant,
Où l’espérance s’affiche nue,
Innocente, en marge du temps,
Quand le futur pointe sa virgule.
C’est une révolution docile,
Une caresse sur barricade,
Des mots qu’on crache, indélébiles
A la mémoire des grenades.
Mon île, mon île, mon île…


C’est un  torrent, une cascade,
Un plein d’écumes pour la tendresse,
De l’eau limpide sous une arcade,
Un brin de brise portant l’ivresse.
C’est un regard, qui vous inonde,
C’est le plaisir au bout des doigts,
Des jours qui tricotent les secondes,
Des yeux qui n’en finissent pas.
C’est le rire d’un arc en ciel,
Devant les nuages et la pluie,
Qu’est-ce qui fait bon sur ton soleil,
J’y suis naufragé pour la  vie.
C’est le rire d’un arc en ciel,
Devant les nuages et la pluie,
Qu’est-ce qui fait bon sur ton soleil,
J’y suis naufragé pour la  vie.
Mon île, mon île, mon île…

Paroles et musique: Robert Nicollet.

lundi 28 septembre 2015

Sages regrets.









Sages regrets ( extrait du Monologue du Mendiant ).



L’enfant que tu ne m’as pas fait,
Aura les yeux comme des images,
Il chantera comme je le fais,
Des poèmes à nous rendre sages.
Il nous arrêtera le temps,
Pour une escale à la tendresse,
Il nous protégera du vent, pour qu’on ait chaud dans nos ivresses.
Il nous protégera du vent, pour qu’on ait chaud dans nos ivresses.

L’enfant que tu ne m’as pas fait,
Mettra son cœur dans nos caresses,
Une fillette ou un petit ket,
Un p’tit bout d’choux, aux rondes fesses.
Il nous contera tous les soirs,
Ses rêves et souvent ses cauchemars,
Pour se blottir dans nos bras, et se coucher un peu plus tard.
Pour se blottir dans nos bras, et se coucher un peu plus tard.

Puis, viendra l’âge des conneries,
Des amourettes au bac philo,
Des grandes gueules aux cœurs fragiles,
Des chansons dans les bistrots.
Oh! Bien sûr, tu pleureras,
A ne  plus savoir où il en est,
Puis au matin, sans trop y croire,
Il reviendra comme tu l’as fait.
Puis au matin, sans trop y croire,
Il reviendra comme tu l’as fait.


Un jour viendra, on s’en ira,
Et, là finira notre histoire,
Les yeux fermés, le cœur sans voix,
Je sais qu’on lui manquera.
Mais la vie, ça ne s’écrit pas,
Plus on la vit, plus elle s’en va.
Mais la vie, ça ne s’écrit pas,
C’est bien dommage, mais c’est comme ça.
L’enfant que tu ne m’as pas fait,
Ne restera qu’un vieux mirage,
Sûrement pour moi, beaucoup de regrets,
A force d’avoir été trop sage.
Sûrement pour moi, beaucoup de regrets,
A force d’avoir été trop sage.

Paroles et musique: Robert Nicollet.

samedi 26 septembre 2015

"La Ballade du Trottoir" et "Eternelle".

Version public dans une petite salle, pendant le Festival de Barjac... été 2001.








La Ballade du Trottoir

Assise sur le trottoir,
Le trottoir de la rue.
Une rue sans histoire,
Une histoire sans issue.
Le regard dans le vide,
Plein de vide d’Amour.
Amour aux mille rides,
Mille rides de chaque jour.
La main vers l’autre tendue,
Tendue parce qu’elle a faim.
Faim et froid dans la rue,
La rue, sa rue sans fin.
Peut-être, serais-je l’autre,
Cet autre qui la regarde,
Peut-être qu’un jour ou l’autre.
Sans que j’y prenne garde.
Je serais dans l’histoire,
Assis sur le trottoir,
Ce trottoir de la rue,
Cette rue, sans issue.
Alors j’irais cueillir
Des roses d’espérance,
Pour pouvoir en offrir,

Aux femmes dans la souffrance. 

Texte de Robert Nicollet.

Éternelle.         
De tes mains effilées, tu décrochais la lune,
Pour pouvoir éclairer le sable des dunes,
Qu’on recouvre d’un drap, quand la nuit s’éveille,
Quand l’amour prend sa place et devient éternelle.

Elle berçait les vagues, des mers tranquilles
Elle calmait les tempêtes, des océans fragiles,
Sur les ailes des mouettes, elle voyageait souvent,
Accrochée à leur cœur, prisonnière du vent.

Les nuages, blessés par ses yeux de soleil
Arrosaient les enfants de pluie au goût de miel,
Elle vivait dans la colline, loin de ces hautes futaies,
Son cœur était si grand que souvent elle s’y perdait.

Elle venait d’un pays, elle en rêvait parfois,
Où elle imaginait les chemins d’autrefois,
Quand les princes chevaliers se battaient pour elle,
Se donnant tout entier, rien que pour toi ma belle.

Puis un jour, lassée, par trop de rêves déçus,
Par trop de souffrances et d’amour déjà vu,
Elle préféra partir, portée par le vent,
Libérant les étoiles, d’un fardeau brûlant.

Je sais que de là-haut, je sais que tu m’entends.
Je t’envoie de doux “ bonjours ”, avec plein de choses dedans,
J’ai beau m’accrocher aux rocs de granit,
Ta voix, ton sourire, et ton corps les effritent.

De tes mains effilées, tu décrochais la lune,
Pour pouvoir éclairer le sable des dunes,
Qu’on recouvre d’un drap, quand la nuit s’éveille,
Quand l’amour prend sa place et devient éternelle.


Paroles et musique: Robert Nicollet.

mardi 22 septembre 2015

Les bourgeoises

                       

Les Bourgeoises ( Version public - Festival d'Avignon 2001 ).              


Les bourgeoises se faufilent
Dans les rues animées des villes
Leurs beaux tailleurs, talons aiguilles
Et leur sac noir en crocodile.
Elles promènent leur derrière
La tête haute, le regard fier,
Devant les yeux souvent blasés
De leurs amants trop fortunés
Les bourgeoises s’abandonnent
Dans les draps de leur journée
Parce qu’elles ont eu de leurs hommes
Leurs doux plaisirs non satisfaits.
Ces belles dames souffrent en silence
De peur d’ébruiter leur détresse
Elles vont d’amour en abstinence
De leur salon jusqu’à confesse.
Les bourgeoises s’enfrivolent
Aux lueurs des petits matins,
On les retrouve dans leur bol
Le cœur tartiné sur du pain.
Elles ont l’sourire des grands regrets,
Et quelques larmes pour noyer,
Cette belle vie, qu’elles ont rêvée
Et, n’ont pas su en profiter.
Les bourgeoises enfin s’éteignent,
A l’ombre froide de leur grand lit,
Elles ont encore le cœur qui saigne
Sur les photos, de leur pauvre vie.
Elles referment leurs souvenirs,
Dans cet album des années
Puis, elles versent un dernier soupir
Enfin, finissent par s’en aller.
Les bourgeoises se faufilent
Dans les rues animées des villes
Leurs beaux tailleurs, talons aiguilles
Et leur sac noir en crocodile.
Elles promènent leur derrière
La tête haute, le regard fier,
Devant les yeux souvent blasés
De leurs amants trop fortunés

Paroles et musique: Robert Nicollet.

vendredi 18 septembre 2015

A l'hôtel du vieux port







Organisé par "Le tiroir à musique" et "La biennale de la chanson francophone"...


Festival d'Avignon 2001.

A l'hôtel du vieux port (enregistrement public)



A l’hôtel du vieux port, les larmes de la mer,
Caressent d’écume ton corps, de vagues souvent amères.
J’entends le soir les cris, des marins qui enterrent,
Leur chaloupe de l’oubli, sur leurs pêches éphémères.
Ils vident leurs pichets, comme tu vides tes amants,
Ceux que tu as aimés, l’histoire d’un instant.
Dans les draps de ton lit, ils se brûlent trop souvent
A l’ombre de tes nuits, les marins sont enfants,
Et tu danses autour d’eux, tu leur fais tourner la tête,
Ils plongent dans tes yeux, conquérir ta planète.
A l’hôtel du vieux port, les Marins font la fête.
A l’hôtel du vieux port, les nuits sont jours de fête.

Ton cuir noir qui se frimousse, ta jupe à raz de marée,
A noyer tous les mousses, et leurs cœurs embrumés.
Ils t’accostent sur le quai au soleil découchant,
Font l’amour pour gommer leurs tempêtes de l’instant.
Enfin, ta porte s’ouvre, les accueille aux enfers,
Leurs bateaux qui s’engouffrent, naufragés volontaires.
Près du port, dans ton lit, la vie est enivrante,
Près du port, dans la nuit, les marins boivent et chantent.
Et tu danses autour d’eux, tu leur fais tourner la tête,
Ils plongent dans tes yeux,  conquérir ta planète.
A l’hôtel du vieux port, les marins font la fête.
A l’hôtel du vieux port, les nuits sont jours de fête.


Ils lèvent un dernier verre, avant de repartir,
L’allure toujours plus fière, regagner leur navire.
Dans ta chambre en silence, tu pleures trop souvent
Dans le froid et l’absence, des compagnons d’un temps.
Le bateau est parti, et les marins aussi,
Ton cœur s’est endormi, y’a plus d’homme sur ton île,
Alors tu ouvres la fenêtre,  et tu regardes au loin,
Ce bateau du peut-être, pour un meilleur demain.
Tu rêves... que tu danses autour d’eux,
Tu leur fais tourner la tête,
Ils plongent dans tes yeux, conquérir ta planète.
A l’hôtel du vieux port, les marins font la fête.
A l’hôtel du vieux port, les nuits sont jours de fête.
Et tu rêves...

Paroles et musique: Robert Nicollet.