jeudi 20 juillet 2017

"Je n'ai plus vingt ans" et "Rêve à Nathalie" en public au Centre Européen de la poésie.








Je n’ai plus vingt ans.

La peau des années qui se ride,
Comme les vagues de la mer
Quand la tempête hurlante vide,
Les cris tonnants, les gros éclairs.
Sur l’horizon, la lune quitte,
Le temps voilé par l’éphémère.
Et ce chrono météorite,
Me vend des années aux enchères.
Et, les années qui s’accélèrent,
Elles passent plus vite que les premières
Elles m’font la gueule, elles m’font leur guerre,
De se faire vieux, à quoi ça sert?
J’préfère m’asseoir sur l’air du temps,
Les fesses sur le bois froid du banc,
A regarder passer l’passant,
Lui faire sourire de temps en temps.
J’n’ai plus vingt ans, tu sais, j’n’ai plus vingt ans .
C’est comme une plume qui s’étire,
Sur le corps nu d’un bout de papier,
J’ai envie d’caresser Elvire,
Elle a vingt ans, j’ai mes années.
Elle a des jambes comme des pinceaux,
Des doigts à t’offrir les étoiles,
Mon rêve, c’est d’en faire un tableau,
sur les rondeurs qu’elle me dévoile.
Se rappeler le temps passé,
Quand les filles, se cueillaient en mai
Quand leurs jupons, de fleurs d’été,
Aux doux regards se soulevaient,
Puis l’air de rien, le cœur en fête,
J’allais draguer la plus coquine,
Celle qui s’laissait conter fleurette,
Le soir, au frais, près d’la roubine.
Y’a plus de vingt ans, tu sais, y’a plus de vingt ans.
Souvent le soir dans mes poèmes,
L’envers d’mes vers parle d’amour,
Ils se cachent derrière tes “ je t’aime ”,
Parce qu’ils ont peur, de te faire la cour.
Tu sais, mes mots souvent se glissent,
Le long d’ton corps pour que t’ai chaud,
Avec ces mots, mes rêves fleurissent,
J’imagine ma peau sur ta peau.
Je n’suis qu’un rire qui s’fait pleurer,
Un clown de cirque démaquillé.
Mon âge dépasse mes années,
Ma vie s’dégonfle au verbe aimer,
Est-ce le trop vieux qui s’écoute,
Ou le vivant qui est fatigué,
J’connais l’vertige de mes doutes,
Et j’ai trop peur de t ’aimer.
J’n’ai plus vingt ans, tu sais, j’n’ai plus vingt ans .

L'entrée au CEP


Rêve à Nathalie

Je m'allongerais bien
Sur les plages de ton corps.
Pouvoir prendre un bain,
Dans tes yeux que j'adore.
Frôler puis inonder
De rivière de baisers
Tes lèvres magiciennes
Aux allures comédiennes
Qu'est-ce que t'es belle dans tes vingt ans,
T'as plein de merveilles,que j'aime tant.

Partir en vadrouille,
Sur des montagnes de décor
Découvrir si je fouille
Des milliers de trésors.
Goûter partout en toi,
La douceur de ton miel,
Puis promener mes doigts,
Sur ton corps en sommeil.
Qu'est-ce que t'es belle dans tes vingt ans,
T'as plein de merveilles,que j'aime tant.

J'aimerais te dire aussi,
Des  choses pleines de follies,
De celles qu'on imagine
Dans les nuits blanches de Justine.
Ce n'est pas dans cette ballade
Ni dans toutes mes salades?
Que je pourrais te raconter,
Tous mes délires éveillés.
Qu'est-ce que t'es belle dans tes vingt ans,
T'as plein de merveilles,que j'aime tant.

J'aimerais avant de finir,
Pouvoir te séduire,
Coller mes sentiments
Sur tous mes dépliants,
Ceux que tu distribues
A tous les gens venus
Voir le théâtre joué,
Par des artistes sous-payés.
Qu'est-ce que t'es belle dans tes vingt ans,
T'as plein de merveilles,que j'aime tant.

Tu sais ne fais pas gaffes,
Aux conneries que je déballent.
Avant de mettre dans ma poche,
Mon moulin à paroles
Merci pour ton sourire,
Et tous ces bons moments.
J'aimerais pour en finir
Te dire tout simplement,
Qu'est-ce que t'es belle dans tes vingt ans,
T'as plein de merveilles,que j'aime tant.

Paroles et musique: Robert Nicollet.




jeudi 15 juin 2017

Les bourgeoises en public


Un petit souvenir du Festival "Le pont des arts", avec Serge Largeron à l'accordéon...







Les bourgeoises se faufilent
Dans les rues animées des villes
Leurs beaux tailleurs, talons aiguilles
Et leur sac noir en crocodile.
Elles promènent leur derrière
La tête haute, le regard fier,
Devant les yeux souvent blasés
De leurs amants trop fortunés

Les bourgeoises s’abandonnent
Dans les draps de leur journée
Parce qu’elles ont eu de leurs hommes
Leurs doux plaisirs non satisfaits.
Ces belles dames souffrent en silence
De peur d’ébruiter leur détresse
Elles vont d’amour en abstinence
De leur salon jusqu’à confesse.

Les bourgeoises s’enfrivolent
Aux lueurs des petits matins,
On les retrouve dans leur bol
Le cœur tartiné sur du pain.
Elles ont l’sourire des grands regrets,
Et quelques larmes pour noyer,
Cette belle vie, qu’elles ont rêvée,
Et, n’ont pas su en profiter.

Les bourgeoises enfin s’éteignent,
A l’ombre froide de leur grand lit,
Elles ont encore le cœur qui saigne
Sur les photos, de leur pauvre vie.
Elles referment leurs souvenirs,
Dans cet album des années
Puis, elles versent un dernier soupir
Enfin, finissent par s’en aller.

Les bourgeoises se faufilent
Dans les rues animées des villes
Leurs beaux tailleurs, talons aiguilles
Et leur sac noir en crocodile.
Elles promènent leur derrière
La tête haute, le regard fier,
Devant les yeux souvent blasés
De leurs amants trop fortunés.

Paroles et musique: Robert Nicollet.

vendredi 9 juin 2017

Parenthèse

…Dans cet océan tout drapé
De leurs ébats, comme une marée
Musclée par la lune crachée
Au milieu de l’éternité,
Ils s’aimaient; en toute transparence,
Plantés là en plein cœur du monde.
Ils s’aimaient; en toute dépendance
Dans une chaleur si vagabonde…








Je suis parti au petit matin
Sans connaître le bout du chemin,
J’ai marché toute la journée,
Sans savoir où j’voulais aller,
La tempête a souvent soufflé,
Dans ma tête, il n’y a plus d’été,
Pour chanter de doux mots d’amour…

Il fallait qu’j’entende mes silences,
Au milieu de ces turbulences
Résonner au souffle du vent,
Souffler au dessus des volcans,
Il fallait qu’je parle à la lune,
Aux étoiles, de leur infortune,
Pour chanter de doux mots d’amour…

Si le temps rapace nous sépare,
Par je ne sais quel jeu du hasard,
Si l’histoire ne veut plus s’écrire,
Qu’à la plume de nos souvenirs
Quand l’encre rouge de nos soupirs
Ne porte plus le parfum du désir,
Pour chanter nos doux mots d’amour…

Peut être qu’un jour on finira
Par mettre les pieds dans le même drap,
Peut être qu’enfin au dernier soir
Lorsque pour vivre, c’est un peu tard,
On chantera aux portes des cieux
Des ballades à nos tendres aïeuls…

Et chanter des doux mots d’amour…


Paroles et musique: Robert Nicollet.

samedi 27 mai 2017

Les oubliés des tours en public






La tête dans son manteau, le col noir relevé
Errant incognito, dans les rues de sa cité.
Il s’isole, il se cache, le cœur comme une béquille
La main comme une hache, à bâtir son exil.
Il tague sa souffrance, au mur de ses problèmes
Crie son indifférence, pour évacuer sa haine
Et, si l’on dit parfois, qu’il n’est que peu de chose,
C’est au bout d’ses dix doigts, qu’il met nos vers en prose.
Je crie aux cœurs des gens, aux parents, aux passants,
Je crie pour ses enfants, je crie pour qu’on n’entende
Ses oubliés de l’amour, ses condamnés des tours
Qui comptent chaque jour, mais qui comptent à rebours,
Et qui comptent à rebours.

Il sommeille en plein jour, mais se réveille la nuit
Ses rêves sont des velours, où s’allonge son ennui.
Il drape son plumard, de couvertures miteuses,
S’inventant un hasard, à jouir de ses berceuses.
Il est seul, en péril, dans ce monde qui l’entoure,
Dans cet amas stérile, de tours et de contours
La tête à chavirer, réfugié Don Quichotte,
Dans cette immensité, où son amour grelotte.
Je crie aux cœurs des gens, aux parents, aux passants,
Je crie pour ses enfants, je crie pour qu’on n’entende
Ses oubliés de l’amour, ses condamnés des tours
Qui comptent chaque jour, mais qui comptent à rebours,
Et qui comptent à rebours.

On peut le voir partout, son corps tout en lambeaux
Dans des cités-faubourg, aux airs de ghettos,
On peut le voir aussi, ses bras comme la misère
Au fond de ses soucis, à ne plus savoir que faire
Si un jour vous croisez, son regard de l’ailleurs,
Ses yeux à ne plus chialer, tant ils ont eu de pleurs,
Si vous reconnaissez, cet arraché du cœur
Offrez lui un sourire, un p’tit bout d’votre bonheur.
Je crie aux coeurs des gens, aux parents, aux passants,
Je crie pour ses enfants, je crie pour qu’on n’entende
Ses oubliés de l’amour, ses condamnés des tours
Qui comptent chaque jour, mais qui comptent à rebours,
Et qui comptent à rebours.


Paroles et musique: Robert Nicollet.




jeudi 11 mai 2017

La chanson de rue







J’ai perdu des amis, poètes et musiciens
Des gens qui dans la vie, savaient tendre la main,
Des sourires malicieux, qui ne doutaient de rien.
A l’esprit si modeste, se foutaient des lendemains.
Leur belle âme rebelle, leurs guitares comme un poing,
Ils chantaient dans la rue, pour une bouchée de pain.
J’ai le coeur dans les étoiles, tu sais,
En entendant leurs voix, chantées, chantées, chantées.

Certains ont disparu, d’autres ont changé de voie,
Cherchant un idéal, un amour je ne sais quoi,
Où sont-ils tous partis, ces copains, ces amis.
Où sont ces grands moments, où la vie c’n’était pas rien…
On prenait du bon temps, sur nos années de chien
On refaisait le monde, même si ça ne changeait rien
J’ai le coeur dans les étoiles, tu sais,
En entendant leurs voix, chantées, chantées, chantées.

Quand le soir se couchait, on rentrait sans fortune,
Dans la brume du matin, recherchant une lune,
Cet amour qui nous tient, quand la vie est trop brune.
Cette dame aux croisés des chemins du hasard
Qui deviennent des chansons, des poèmes du trop tard,
Aux murmures des « je t’aime », aux froideurs du départ.
J’ai le coeur dans les étoiles, tu sais,
En entendant leurs voix, chantées, chantées, chantées.

Puis, le temps est passé, les années envolées,
On se retrouve seul, un silence s’est posé
Au bord des souvenirs, sur nos rêves emportés.
Ils ne chantent plus pour vous, la rue n’les accueille plus,
Dans le coeur des centres villes, les trottoirs se sont tus,
Interdits de chansonniers, leurs chansons censurées,
J’ai le coeur dans les étoiles, tu sais,
En entendant leurs voix, chantées, chantées, chantées.



Chantes, Chantes, c’est ta liberté, ta liberté …

Paroles et musique: Robert Nicollet

jeudi 20 avril 2017

Nos rêves naufragés.








Un bateau a quitté le port du Grau,
Dans la cale, nos rêves, nos idéaux
Par la tempête, il a coulé,
Et nos rêves sont morts noyés
Dorment, dorment les sirènes,
Sur la mer bleue des libertés,
Dorment, dorment, toutes les reines,
Qui protègent nos rêves emportés

Amis la tempête est toujours brève
Amis, le vent va tourner,
L’horizon verra nos rêves
Le soleil, un jour va briller
Dorment, dorment les sirènes,
Sur la mer bleue des libertés,
Dorment, dorment, toutes les reines,
Qui protègent nos rêves emportés

Dans la mer pure des libertés,
Où nos songes, se réveillent,
Entends les sirènes chanter,
C'est à nos rêves qu'elles appellent.
Chantent, chantent, les sirènes,
Sur la mer bleue des libertés,
Dansent, dansent toutes les reines
Qui libèrent nos rêves des geôliers.

Quand la brume s'endort sur la mer,
Quand le naufrage se transforme en enfer,
Quand la lune se cache, derrière ses hivers,
C'est le rêve qui nous porte la lumière.
Chantent, chantent, les sirènes,
Sur la mer bleue des libertés,
Dansent, dansent toutes les reines
Qui libèrent nos rêves des geôliers.

Paroles et musique: Robert Nicollet.


samedi 8 avril 2017

La Princesse des sables


Extrait de l'album " les briseurs de Rêves"











Elle rêvait de retourner dans son pays,
De revoir ses frères et ses amis.
Espace perspectives
(Avignon)
Elle avait longtemps chercher ses racines,
Qu'elle avait perdues en venant ici,
Qu'elle avait perdues en venant ici.

Elle avait trouvé un drôle de boulot,
Elle travaillait la nuit dans un bistrot,
Où venaient des dizaines de matchos,
Boire des rêves et se croire des héros,
Boire des rêves et se croire des héros.

Elle a renoncé aux emblèmes de sa culture,
Aux oasis, aux mosquées et aux voilures.
Elle a tout quitté pour vivre avec toi,
Toi société, qui la rejette à chaque fois,
Toi société, qui la rejette à chaque fois.

Dans ses yeux flottent les vagues de la mer,
Sur son visage le sable du désert.
Et sa peau fine, tapisse sa figure,
De traits parfaits, comme ceux de l'azur,
De traits parfaits, comme ceux de l'azur,

Sa voix brode des mots de tous les jours
De la dentelle, jusqu'aux versets d'Amour.
Et quand elle chante, rêve le troubadour,
Il ne reste plus qu'une princesse, en haut d'une tour.
Il ne reste plus qu'une princesse, en haut d'une tour.

Si je t'écris ces quelques mots, dans cette chanson,
C'est pour te dire que j'comprends ta déception.
Qu'un mot de toi, et j't'emmène dans ton pays,
Un mot de toi, et je réapprends la vie.
Un mot de toi, et je réapprends la vie.


Paroles et musique: Robert Nicollet.


dimanche 2 avril 2017

1952 Dame vagabonde.








 Sur ce lac j'imagine des cygnes et des canards,
Des barques en redingote se faufilant le soir
Sur les bords, une passante, au bras un sac à main,
Son manteau grisonnant comme la brume du matin
Ces cheveux frisottants longeant ses épaules fines,
La brise finissante, s'essoufflant en sourdine.


Sur les ondes endormies, aux profondeurs voilées,
Une mouette se posait, son plumage argenté.
Les ailes déployées, des ailes de liberté.
Elle regarda cette femme, aux longs cheveux bouclés,
Puis, s'envola, avec force, au loin, dans la nuée,
Au bout de ce vieux monde, disparue à jamais.

Les yeux vers l'infini, profondément absente,
Cet ailleurs en balade où la pensée se campe,
Ce nulle part mystérieux, éternel inconnu,
Qui souvent s'évade, aux limites absolues,
Où l'horizon s'endort, dans l'étoffe du temps
Aux délicieuses rondeurs du soleil levant.

Elle imagine, elle rêve, elle construit ses chimères
Elle s'invente un monde, en tricote un pull over,
Elle a chaud, quand le temps est au froid de l'hiver,
Elle est bien, toute seule, dans son imaginaire,
Les remparts sont si hauts, le monde n'existe plus,
Elle est là dans l'apparence, une réalité perdue.

Sur ce lac, j'imagine, l'eau fumante aux aurores,
Les montagnes éveillées, prenant place aux décors,
L'île aux cygnes, sublimée, comme flottante sur les ondes,
Et, cette barque amarrée, cette dame vagabonde.
Elle est toujours là, son manteau grisonnant
Ses cheveux bruns frisés, le long soupir du vent.

La brume se dissipe, légère et délicate,
Mère nature se révèle, au soleil écarlate,
Un moineau se pose, aux pieds de notre Dame,
Le lac se reverdit d'émeraude et s’enflamme.
Le clapotis des vagues en rythme s'éclaircit,
Le matin se réveille, le jour clame à la vie.

Elle fixait toujours les bords de l'autre rive,
Cette autrement dame, aux prunelles évasives
Le regard hypnotique, l'âme introvertie,
Le visage figée, comme absente et sans vie,
Elle se dressait, debout, droite comme un pic,
Et les mouettes virevoltaient, en spirales romantiques.








J'imagine, l'Indochine, son Amour est parti,
Rejoindre les troupes, et si loin du pays,
Seule, elle venait là, sur le bord du chagrin,
Etre avec lui, tôt, le matin, chaque matin,
De l'hiver à l'été, de l'été à l'hiver...
Le rejoindre en pensée, dans ses rêves lunaires.
C'était l'unique instant, où elle pouvait lui parler,
Où elle le rêvait, l'imaginait, l'entendait,
Le voyait, communiquait avec son âme,
Sa belle âme ouverte à ses rêves de Dame,
Avec ce lointain, pourtant si proche à cette heure.
Le Mékong, Phnom Penh, les bombes, l'horreur.
La guerre, les victimes, les morts et les blessés,
Toutes ces images obscures, lourdes de cruauté,
Son amour était là-bas, son amour passionné,
Elle entendait les cris, toutes ces vies écorchées,
Arrachées de douleurs, d’un monde sans pitié,
Son amour était là-bas : -«  qu’on ne lui fasse pas mal,
Qu’il revienne au plus vite, qu’il me prenne dans les bras. »…

« Dans ses bras, qu’il fait bon, qu’il fait chaud, j’y suis bien
Le matin au réveil, le soir après le gagne-pain
La télé, c’est trop cher, on n'aime pas le bistrot,
Alors on se promène : balade au bord de l’eau,
Il y a toujours une barque, qui nous ouvre nos rêves,
Et on contemple la lune, les étoiles, puis nos lèvres,
Nos baisers nous réchauffent lorsque le jour s’endort,
Et que la bise se promène, sur les ondes près du port,
On écoute les planètes, leurs murmures de velours,
Tandis que la pleine ronde, nous incite à l'amour.
Que j'aimerais rester dans cette barque, toujours,
Pensait-elle, une larme couchée juste au bord de la joue"...

Sur ce lac j'imaginais des cygnes et des canards,
Une barque en redingote se faufilant le soir
Sur les bords, une passante, au bras un sac à main,
Son manteau grisonnant comme la brume du matin…

Texte et musique: Robert Nicollet.