samedi 25 août 2018

J’irai là, chercher le bonheur




Dessine-moi un arbre qui ait des feuilles et des fruits
Un oiseau sur la branche, qui chante l’amour et la vie
Dessine-moi le ciel, un cœur, dans les nuages,
La chaleur du soleil, du sable fin sur la plage.
Je t’en prie, laisse moi rêver,
Au gré du vent, des marées
J’irai là, chercher le bonheur…
Parce qu’il n’est pas là, dans mon cœur…

Parle-moi de la mer, quand elle fume à l’automne,
Que les marins reviennent fiers, d’une pêche qu’ils nous disent bonne
Parle-moi de tes rêves, le soir sur la lagune,
Lorsque tes yeux s’éclairent comme des éclats de lune
Je t’en prie, laisse moi rêver,
Au gré du vent, des marées
J’irai là, chercher le bonheur…
Parce qu’il n’est pas là, dans mon cœur…

Quand la nuit se découvre, des lumières de pourpre,
Que le noir étoilé, nous fredonne à l’amour,
Quand la lune se fait belle, dans ses draps de soie, blancs,
Qu’elle caresse le ciel, jusqu’au plus beau des moments.
Je t’en prie, laisse moi rêver,
Au gré du vent, des marées
J’irai là, chercher le bonheur…
Parce qu’il n’est pas là, dans mon cœur…

Peut-être qu’un jour, j’quitterai le port, sur un deux mâts, toutes voiles dehors,
Découvrir un nouveau monde, pour nos âmes vagabondes
On y verra, des sourires, aux visages des enfants,
On y verra du bonheur, dans le cœur des braves gens…
Je t’en prie, laisse moi partir,
Je t’emmène, si tu veux venir
On ira là, chercher le bonheur…
Parce qu’il n’est pas là, dans nos cœurs…

 Paroles et musique: Robert Nicollet.



jeudi 16 août 2018

Le blues du citoyen




Assis sur leur trône,
Le regard souvent méprisant,
Sur notre hexagone,
Ils ont l’air tout puissant,
La tête dans les étoiles,
Ils fricotent avec le vent,
Ils lèvent leur grande voile
Voyagent avec notre argent…
Ils aiment les nantis,
Et détestent les petites gens
Ceux qui s’lèvent le lundi,
Très tôt, pour une poignée d’argent.
Ils haient les retraités,
Ces vieux, qui sont leur désespoir
Ils préfèrent les ponctionner,
Pour donner aux jeunes, un peu d’espoir.

Ils nous grignotent
Ils nous taraudent
Ils nous barbotent,
Ils nous ballottent
Ils s’la jouent, à la 'despote'
Mais on n'a plus d’un sou dans la cagnotte

De droite à gauche,
Les cendres ont tout asphyxié,
Leurs projets, c’est bien moche,
Ont le goût du réchauffé,
Nos aristocrates
Ont perdu de la perruque,
Qu’ils nous narguent ou qu’ils se flattent,
Ils garderont leur statut…
Ils ont toujours le mot,
Pour critiquer un scandale
Des discours de bistrot,
Digne du roi du carnaval.
Alors devant les micros,
La télé ou la radio,
Ils nous parlent de haut,
De démocratie godillot.

Ils nous grignotent
Ils nous taraudent
Ils nous barbotent,
Ils nous ballottent
Ils s’la jouent, à la 'despote'
Mais on n'a plus d’un sou dans la cagnotte

Paroles et musique : Robert Nicollet.

vendredi 27 juillet 2018

Il pleut sur Avignon






(La petite goutte de pluie)

Errant seul, sous la pluie,
Un dimanche après-midi,
Sur les pavés du trottoir,
Des flaques d’eau comme des miroirs,
Reflétant les nuages,
Des amants de passage…
Pas un chat dans les ruelles
La ville est vide et sans soleil
Le bistrot de la rue
Accueillent les amants perdus
Aux vitrines de l’hôtel,
Une femme en aquarelle.
Si tu m’entends, petite goutte de pluie,
Mets du soleil, à ce jour maudit.
Et, si la tristesse, effleure tes pensées,
Ne cherche plus à les arroser.

Le silence, s’habille,
De la fraîcheur, du bord de l’île,
Quelques feuilles, de platane
Sur le parterre du vague à l’âme,
Et le Rhône s’étire,
Entre quai et belle rive…
Les corneilles se baladent,
Aux dessus de Notre Dame,
Cherchant dans le clocher,
Un endroit pour s’abriter
Et, le soir, se fait proche,
A l’écoute des cloches…
Si tu m’entends, petite goutte de pluie,
T’as mis du soleil, à ce jour béni.
Et, si la tristesse, revient dans tes pensées,
Ne cherche plus à les arroser.

Le pont prend sa douche,
Devant les remparts, les bateaux-mouches,
Quelques mouettes
Sur les murs du châtelet, la pluie s’arrête,
Et le ciel est si bleu
De sourires amoureux…
Les touristes sont assis,
Aux terrasses des cafés,
Une chanteuse des rues,
Chante l’amour et la gaieté,
Et je pense à toi
Petite goutte de joie…

Si tu m’entends, ma petite goutte de pluie,
T’as mis du soleil, aux tempêtes de la vie,
Et, si la tristesse, erre dans tes pensées,
Pense toujours à t’en préserver.

Paroles et musique : Robert Nicollet


dimanche 22 juillet 2018

Un beau clin d’œil à l’Amour.




Partir, au p’tit matin
Dans la caresse, de nos lendemains
Et fuir, les hystéries,
Les vents maudits, de ces jours de pluie,
Et, faire de chaque jour
Un beau clin d’œil à l’Amour.

Partir, loin des infos,
Loin de la télé et de la radio,
De tous ces médias sinistres
Qui nous rendent triste
Et, nous envahissent.
Et, faire de chaque jour
Un beau clin d’œil à l’Amour.

Partir, dans les nuages,
Caresser le ciel, éviter les orages,
Naviguer sur les cirrus,
Prendre le frais, sur un cumulus,
Et faire de notre vie,
Un beau moment d’fantaisie
Et faire de notre vie,
Un beau moment de folie

Aller, viens donc danser,
Et profiter de nos congés
Et s’il fait chaud dans la journée,
Rien n’nous empêche de nous aimer
Puis faire de nos soirées,
De beaux moments de gaieté.

Ecrire des mots de velours
Sur le parfum de nos discours
Murmurer des mots sucrés,
Sur la douceur de l’oreiller,
Et, faire de chaque nuit,
Un bel écrin de nos envies
Et, faire de chaque jour
Un beau clin d’œil à l’Amour.

Paroles et musique: Robert Nicollet.

lundi 2 juillet 2018

C'est peut être demain



Entre un verre à moitié plein et un verre à moitié vide... il peut y avoir quelque chose qui s'installe... pour qu'on le voit plus plein que ce qu'il est vide...

C'est peut être demain
Que je devrais partir,
Ma valise à la main,
Pour un dernier avril.
C'est peut être demain,
Car le temps se fait court,
Pour finir, mon chemin,
Sur l'étoile du toujours.

C'est peut être demain,
Que ma lune s'éteindra,
Celle dont je rêve encore,
Au réveil, dans mes bras,
C'est peut être demain,
Si l'aurore s'affiche,
Que le jour finira,
Alors que la nuit s'enfiche.

C'est peut être demain,
Au coin d'une ruelle,
Que s'achèvera enfin,
La peur du lendemain
C'est peut être demain
Dans un endroit sinistre,
Une impasse sans lumière
Où accouchera ma nuit.



Mais, c'est peut être demain
Au bout de ma lorgnette,
Qu’un soleil attisera
Mon envie du peut être.
Et c’est sûrement demain
Accroché à ma planète,
Celle qui ne plie jamais,
Devant les tempêtes.
On sortira nos rêves,
Nous chanterons nos chansons
Nous allumerons les lumières,
Pour crier nos passions
Notre amour des matins
Le bonheur d’être ensemble
Et qu’importe nos demains,
Quand la vie nous rassemble.

C’est peut être demain,
Un matin, dans l’été,
Qu’après avoir été,
Vivant, je redeviens.
Et c'est bien aujourd'hui,
Dans la soie de nos nuits,
Dans le velours du jour,
Je me réveille à la vie.

Et levons nos verres,
Puis chantons nos chansons
Allumons les lumières,
Pour crier nos passions
Notre amour des matins
Le bonheur d’être ensemble
Et qu’importe nos demains,
Quand la vie nous rassemble.

Paroles et musique : Robert Nicollet

mardi 5 juin 2018

J’attends le silence pour m’endormir.


(Lettre à une amie…)





Dans mes nuits blanches souvent je pense
A nos années d’adolescence
Quand l’insouciance nous habitait,
Nous rêvions, faisions des projets.
Vouloir partir, sur la planète,
Chanter nos chansons, faire la quête,
Et vivre d’amour et d’amitiés,
Belle innocence que ces années.
Parfois le soir par ton absence
Se déroulent des tas de souvenirs,
Si la mémoire quelques fois flanche
J’attends le silence pour m’endormir.

Je me souviens de cet été,
Où nous rêvions, de liberté,
Nous manifestions pour la paix,
Et nos parents nous engueulaient,
Alors nous sommes partis en stop,
Au bord de mer, près de Saint trop,
Nous chantions des textes de Ferré,
Nos deux voix, nos guitares mêlées.
Parfois le soir par ton absence
Se déroulent des tas de souvenirs,
Si la mémoire quelques fois flanche
J’attends le silence pour m’endormir.

Passé l’été, nous sommes revenus,
Reprendre la fac, et nos études,
Mais la guitare est bien restée,
Chez l’un et l’autre à nos côtés,
C’est vrai qu’il y a toujours la guerre,
Sur la planète et dans nos têtes,
La liberté a reculé,
Nos chansons restent d’actualité
Parfois le soir, je pense à toi,
Et se déroulent mes souvenirs,
Dans mes chansons, j’entends ta voix
J’attends le silence pour m’endormir.

Parfois le soir, je pense à toi,
Et se déroulent mes souvenirs,
Dans mes chansons, j’entends ta voix
J’attends le silence pour m’endormir.

Paroles et musique
Robert Nicollet

lundi 21 mai 2018

Voyage en terre d’Opaline



Je voulais écrire quelque chose pour les cinquante ans de Mai 68...

Alors voilà...

- Le conte en totalité...

Voyage en terre d’Opaline





- Ou bien vous pouvez écouter certaines parties du conte...

Divine rencontre



Terre d'Opaline



Théo, le voyageur



Les souvenirs



Balade en Opaline




- Et, enfin les textes du conte...


L’étang embrumé


Sur l’étang embrumé
A l’aube encore pudique
Un cygne en majesté
Se présente olympique

Blanc comme pureté,
Sous la légère bruine,
Sur l’onde, il nage en paix
Sans un bruit, comme un signe

De longues prêles se dressent,
Comme des baguettes de chine,
Sur la rive, elles caressent
Quelques fleurs d’aubépine.

Au milieu de la mare,
Où le cygne se dirige,
Des feuilles de nénuphar
Humblement s’affichent

Leurs pétales en bourgeon
Aux couleurs divines
S’ouvriront aux chauds rayons
Du soleil du midi.

Dans le silence endolori,
Aux douces vapeurs photographiques,
Un mystère s’épanouit,
Aux aurores chimériques

Divine rencontre


Là, derrière de superbes roseaux
Enveloppée d’un drap de brume
Se dressant au dessus de l’eau,
Comme une étincelle à la lune.
Le regard pâle, vers l’infini
Les cheveux fins en soie de Chine
Sur des épaules frêles et blanchies
Par la fraîcheur qui la patine.
Elle se montre, elle s’expose,
Une lumière dans l’ombre transie,
La révèle à peine éclose,
Comme une grâce épanouie.
Dieu, qu’elle est belle, dans sa parure,
Insigne instant, au bord de grève,
Dans le seul voile de la nature
Céleste réalité d’un rêve.
Elle se pose, au cœur de l’étang,
Nymphe étoilée d’un matin assoupie,
Nue, dans le vertige du moment,
Les lèvres exaltant la folie.
Belle folie si souvent enfouie,
Dans l’ombre de nos réalités,
Cachée, rejetée, interdite.
Mise au fer, pour l’éternité.
Cet Amour trop emprisonné,
Dans nos oubliettes mortifères,
Dans nos prisons de la pensée,
S’échoue-là, dans l’éphémère, l’éphémère.
Dieu que ses lèvres sont belles,
En cette clarté grandissante,
Elle se livre aux matins du soleil,
Merveilleuses et renaissantes.
Philtre aux effluves passionnés,
Porteuses des plus beaux mots d’amour
Baiser suprême, suprême baiser,
Où la flamme s'embrase au grand jour.
Son corps tendu tel un drapeau,
Livré au vent des alizés,
Flottant sur l’onde, charmant tableau,
Affichant une silhouette ambrée.
Devant ces reflets de beauté
Le monde n’est plus, il n’y a qu’elle,
Qu’elle. Une si sublime envolée, une si sublime envolée.


Les terres d'Opaline


Ses galbes séraphiques
Aux déesses empourprées
De carmin magnifique,
S’allongent sublimés.

Ses rubis chimériques
Aux rêves enlacés,
S’alignent géométriques,
Éternel magnifié.

Silhouette soyeuse,
Aux reflets de lumière,
Mystique et radieuse,
Libre comme l’éclair.

Ondoyant paysage
Devant l’imaginaire,
Nymphe comme une image,
Nymphe comme l’air.

Le voile cristallin,
Au lever de brume,
S'évapore soudain
Et le matin s’en parfume…

Effluve aux mille sens,
Emportant l’esprit,
Étrange quintessence
Au limite de la vie.

Visage perlé de finesse
Aux regards angéliques
Juste beauté de l’ivresse,
Sculptée dans l’éthylique.

Et, le silence nous parle,
D’esthétique, d’harmonie,
Quand nos sens se cavalent
Dans un cri de folie.


Théo, le voyageur


Assis sur un banc au bord de l’étang,
Le visage immobile et absent,
Plongé dans un rêve, tel l’enfant,
Noyé dans l’innocence de l’instant,
Théo se laisse emporter par la magie,
Hypnotisé par cette sublime muse,
Aux éthers exaltants, il divague,
Son esprit charmé, s’en amuse.

Il se libère, s’envole, s’évade,
L’espace, ni le temps n’y font rien,
Cette blanche dame en balade,
A peine voilée, lui tend la main,
Le bras lancé, comme les amarres
D’un bateau ivre qui s’en irait
Aux frontières infinies de l’espoir,
Là où tout est possible, parfait…

La belle fée, un sourire accroché
A la finesse de son minois,
Ses lèvres aux douces voluptés,
Enveloppées d’un parfum délicat.
Si sublimement dessinées,
Sculptées, des mains de l’Amour,
Tel un interminable baiser,
Sur le ciel pur du toujours
Les yeux, cristallins comme l’azur,
Lumineuses topazes de l’étrange,
Serties d’éclats aux multiples augures
Aspirant aux âmes des anges.

Venait-elle, en messagère
Chargée de paroles de paix
Aux Hommes de notre terre.
Annoncer le jour de clarté…
Ce vieil homme, assis sur ce banc,
Contemple ce magnifique mirage
Troublé par la beauté du moment,
Pour ce si mystérieux voyage…

Alors, il se lève, d’un seul trait,
Aux forces des lumières de l’éclair,
A la violence du vent mauvais,
A la toute puissance du tonnerre.
Les bras ouverts au firmament
La tête dressée, vers l’éternel
Debout, élancé, grandissant,
Dans sa folie, il s’émerveille
Théo tend la main, rêve insensé,
La fée, étreignant l’homme fou,
Comme pour l’arracher, l’effacer
Aux temps, le gommer pour toujours.
Perte infinie, réalité sublimée,
Où le vide harponne la vie,
Où rien ne résiste à la folie,
Le vent harcèle son esprit.
Il souffle, tempête, hurle, rugit,
Emmène son âme, à la dérive,
Là où les paradis sont d’artifice,
Où le graal déverse ses délices.
Aspirant l’ultime flamme,
Dans le néant de l’asphyxie,
Un ineffable épigramme,
Où les mots se blottissent, transis.
Où la pensée se dissipe dans l’oubli.
Ne laisse rien de tes souvenirs…
Ne laisse rien de tes souvenirs…

Souvenirs

Ce parfum boisé, délicat,
La force de cette étreinte,
Le timbre fragile de la voix,
Ce souffle comme une plainte,
La douceur de sa peau…
Rien ne lui semble étranger,
Il connaît cette femme Théo,
Ce vieil homme, à la peau bronzée.
Une fine larme vient se loger
Dans le creux de sa joue ridée,
Des frissons submergent son âme,
Il renaît, à nouveau s’enflamme
Mais, oui, Théo, tu te souviens,
Les longues plages de sable sans fin,
Opaline courant, les pieds nus,
Dans le cristal des vagues, ingénue
Sa robe d’été aux belles roses rouges,
Flottant dans la brise des discours.
Amante éclatante de merveilles
Aux doux couchers de nos soleils
Au belvédère de nos utopies,
Les soirs de lune ronde, elles sourient
Ses rires éclatants, son amour,
Théo, tu t’en souviendras toujours,
Cette femme que tu as tant aimée,
Cette femme que tu as tant cherchée,
Elle est là, Théo, dans tes bras,
Comme avant, la première fois,
Tu te souviens, Paris, les pavés,
Les manifs au quartier latin,
Les idées Théo, les idées…
Sur les vitrines des magasins…
Tu écrivais tes Libertés
Dans la foule, vous n’étiez qu’un
Te souviens-tu, Théo? 68?
Le rêve n’est pas une fuite,
Il faut toujours s’y raccrocher,
À la cime de tes nuages, grimper.
Qu’ils t’emportent loin, vers Opaline,
Croire, Théo, croire, et imagine,
C’est plus fort que tout, …
Croire, aimer, rêver, c’est la vie,
C’est l’amour aux couleurs 68.
Ne laisse rien de tes souvenirs…
Gardes tout au fond de ton cœur…
Au fond de toi!...
Personne ne pourra te l’enlever
Personne…
Personne, Théo!

Épilogue

Théo a rejoint Opaline,
Sur une terre lointaine,
Tous deux vivent heureux…
L’éternité est leur seule histoire…
Ils savent plus que tout que rien ne s’efface,
Tout se construit du passé,
Et que leurs souvenirs bordent chaque nuit leurs rêves du futur…

Balade en Opaline

Sur ta peau d’opaline,
A l’ivresse du temps,
A tes mots en sourdine,
Caressés par le vent
Sur tes épaules si fines,
Que la nuit s’est couchée
Aux matins embrumés

Sur tes lunes de sable,
Aux rondeurs exotiques
Aux captivantes flammes,
Aux audaces alambics,
Sur ton dos en épigramme,
Où le soleil s’est jeté,
Si tendrement brûlé.

Sur tes lèvres en suspense,
Aux plus beaux des récifs
Aux frôlements des sens,
Étourdissantes et complices,
Elles se posent, se balancent
Aux plus beaux des étés,
Et enfin te croquer.

Sur les dunes enveloppées
Aux douceurs tentacules
Aux sublimes envolées
Aux vapeurs majuscules,
Elles se couvrent de baisers
Et la mer les emmène,
Aux fragiles des « je t’aime ».

Sur la soie constellée,
Aux délicieuses froissures,
Où ton corps apaisé
Au démon d’Épicure
S’embellit, dévoilé
Exposant ses velours
Aux regards de l’amour,


Textes et musique de Robert Nicollet.