J’étais sur l’quai d’la gare, Et tu n’étais pas là. Y’avait beaucoup de monde Les gens étaient pressés Et je n’te voyais pas. Ma valise était pleine, J’l’avais chargée d’Amour, De tendresse et de joie. Et je me sentais seul, Debout, la pluie tombait, Et je n’te voyais pas… J’avais rêvé, ma belle, D’un week end à l’hôtel, D’une plage au bord de mer J’avais rêvé, ma belle, D’un week end à l’hôtel, Pour te diredes « je t’aime », des « je
t’aime ».
Le train est arrivé,
La pluie n’a pas cessé, Mais où es-tu donc
passée ? Les gens ont pris leurs
places A l’abri dans ce train, Assis bagages rangés. J’ai pris de quoi manger, Des cannettes de bière Du pain et du pâté, Et j’entends le chef de gare, Souffler dans son sifflet, Au bout de ce long quai. J’avais rêvé, ma belle, D’un week end à l’hôtel, D’une plage au bord de mer J’avais rêvé, ma belle, D’un week end à l’hôtel, Pour te dire des « je
t’aime », des « je t’aime ».
Ça y est, le train s’en va, Tu n’es toujours pas là, Sur ce quai du départ, Les gens s’font des saluts, Des sourires, des bisous Le train n’est plus en gare Mais où es-tu ma belle, Que s’est-il donc passé, Et cette pluie est glacée, Je vais rentrer chez moi, Je n’sais plus quoi penser J’ai mal si tu savais J’avais rêvé, ma belle, D’un week end à l’hôtel, D’une plage au bord de mer J’avais rêvé, ma belle, D’un week end à l’hôtel, Pour te dire des « je
t’aime », des « je t’aime », des « je t’aime ».
J'aimerais passer chez toi, Peut être que t’es malade, Peut-être t’as besoin moi, Peut être, je ne sais pas, T’as du louper ton car, C’est pour ça qu’t’es en
r’tard… C’est pour ça… Peut-être, peut-être,
peut-être…
C’était au bar de mon quartier, Que la bouteille la caressait. Une clop au bec, son mec barré, Un verre dans l’autre elle s’enivrait. C’était au bar, un beau matin Entre un bonjour, et beaucoup de vin Madame Christelle m’tendait la main, Du fond d’mon verre, je buvais ses seins. C’était au bar, comme un bordel, Comme un polar en jarretelles, Une blague à vin, mais combien belle, La poitrine de Madame Christelle. Ronde comme une boule de billard Saoul comme un ivrogne de marin Ca tanguait fort jusqu’au grand large Y’avait d’la houle, y’avait du chien. J’voulais la boire jusqu’au matin. Nos gueules à gober les étoiles, De la grande ours aux cuves à vin A s’en noyer les amygdales. C’était au bar, comme un bordel, Comme un polar en jarretelles, Une blague à vin, mais combien belle, La poitrine de Madame Christelle. Nos coudes accrochés au comptoir A s’raconter nos comédies A s’embarquer pour un nulle part Une chambre en haut, dans un grand lit. Les mains à effleurer nos sens, La gorge sèche comme un désert. Et sa poitrine qui se balance Deux belles cerises sur mon dessert. C’était au bar, comme un bordel, Comme un polar en jarretelles, Une blague à vin, mais combien belle La poitrine de Madame Christelle. Paroles et musique: Robert Nicollet.