mardi 8 août 2017

Hypnose.



« Aux pensées de cristal… »


Belle hypnose solaire aux blancheurs de l'azur,
Murmurante atmosphère au sublime de l'obscur.
Sous mes balades insolites à l'ébène entaillé,
Aux fissures en orbite, aux ultimes décriés.

Dans mes veines, mes artères, où saigne la mémoire
Je couche sur la mer, mes cris et mes espoirs...
Extrême nostalgie, ancrée, aux mains du vide,
Où le rien, c'est l'histoire, où l'histoire est livide.

Image volatile aux ailes majuscules,
Virée dans le cyanure aux immenses tentacules
Caressant l'entre-moi, ses suprêmes blessures,
Se livrant, inlassable, aux paroles qui torturent.

Un soleil en pépite, panaché de pensées,
Un torrent où les mots, chavirent d'éternité,
Une conscience allongée, sur le sable endormi,
L'inconscient qui me ronge, aux lumières de la nuit.

Ce noir éblouissant, comme un gouffre dans l'espace,
Ce rien de nulle part, qui se cherche, qui me glace,
Fissure mon univers, mon inconnu conté,
Comme une gerbe de vie, aux essences sublimées.

Un geyser en panache, dans mon âme en voyage,
Drague mes chemins, mon histoire, mes naufrages,
Dérange mes secrets, ceux que je ne veux pas voir,
Bien cachés, aux replis des rides de l'espoir.

Elle sait mieux que moi, le silence des paroles
Les murmures indiscrets posés sur les épaules,
Les veilles de solitude, quand je veux faire semblant,
Quand je ne veux plus croire, aux yeux bleus des anges blancs.

Le regard tourné vers ce miroir embué,
Où chaque jour compte, chaque jour a compté.
Libéré, en apnée, porté jusqu'à la cime
Je navigue en moi, naufragé de l'intime.
Aux vitrines lumineuses des ombres de l'esprit,
Aux tourmentes nouées, aux cordes du sursis,
J'erre dans les ténèbres, mon radeau en cavale,
Porté par le courant, d'un déluge infernal.
Où les remous submergent, les chemins du sensible,
Où de violentes écumes, fabriquent leurs possibles,
Leurs bulles, couvertes de remparts transparents,
Explosant la mémoire, déliant les sentiments.

Une cascade de cristal, se couche dans la lumière,
Elle scintille, illumine, la complainte des hiers,
Sur des larmes, aux sueurs froides des regrets,
Sur de douces nappes d'Amour, de caresses brodées,
Sur l'infiniment fin, sur l'ailleurs en suspens,
Sur l'espace explosif, accouchant du néant.
La raison s’est assoupie, dragué par son éclat,
Elle lave mes blessures, cicatrise mes faux pas,
Dans la brume matinale, d’un été maquillé,
La clarté blanchit les âmes aux sentiers égarés…

Je remonte au grand bang, la naissance originelle,
Une mouvance rougeoyante, baignée d'intemporel
Là, où rien n'est vraiment, là, où tout est à naître,
Pas un bruit, pas un souffle, pas d’amour, pas un être,
Rien, rien, c’est déjà trop, le reste est à venir…
On naît de pas grand-chose, (monsieur) on peut naître du pire,
On naît, c’est déjà ça, les mots ça ne veut rien dire,
Les mots ça vous fusille, ça vous ruine un empire…
Les mots ça vous fusille, ça vous ruine un empire…

Sur les rampes du temps, et les marches des secondes,
Mon esprit dans mes veines, en silence vagabonde,
Découvrant les mystères, les douleurs rencontrées
Les plaisirs ensevelis par des vagues sublimées.
De déceptions d’amour, à l'amertume étouffée,
Des joies et des rencontres, des soleils éclatés,
Tissant sa toile, ses liens, révélant ses faiblesses
Explosion de tendresse, de moments d’allégresse.

Un bouquet d’émotions, aux couleurs en folie
Drague les étoiles, enveloppe la galaxie
L’amour se dévoile aux creux d’une larme
Et l’on entend ses cris au silence du vacarme.

Ma belle je t’entends, aux draps des anathèmes,
Dans ce lit si froissé, par nos envies "bohème",
Lorsque nous caressions, nos plages de solitude,
Sur le grand frisson gorgé de plénitude.
Nous étions éternels aux bras de l’aventure,
La douceur de ta peau sur la mienne en parure,
Ô ma céleste amante, quand le soir mes baisers,
S’éclairent sur ton corps, d’amour et de beauté.
Et l’envie nous effleure d’atteindre les sommets
S’emparer des planètes, aux perles de voie lactée
Et le souffle en vadrouille, sur ta bouche satinée
Aux zéphyrs malicieux, aux rives du verbe rêver.

Et vivre, et vivre, vivre, vivre....


Texte et musique: Robert Nicollet.
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