mercredi 17 juillet 2019

Emmène-moi.




Emmène-moi sur tes rivages
Entre tes golfes et tes presqu'îles
Entre tes dunes de sable, tes plages,
Là où tes douces vagues s'abîment.
Emmène-moi dans tes tourmentes,
Aux aurores des nuits perlées,
Lorsque la tempête se campe,
Sur tes éclairs effilochés.
Emmène-moi, partons loin d’ici...

Emmène-moi dans tes beaux ailleurs,
Là où personne ne s'est risqué,
Ton jardin libre et voyageur,
Aux délicats parfums d'été.
Emmène-moi, dans tes poèmes,
Tes rimes, tes vers et tes frissons
Ta poésie comme un bel emblème,
Et tes mots d’amour et de passion
Emmène-moi, partons loin d’ici...

Emmène-moi dans ta ruelle,
Dans les nuits blanches de l'insomnie,
Là où la lune se prend pour l’soleil,
Dans les draps bleus de nostalgie.
Emmène-moi, sur ce trottoir,
Le clair de lune en réverbère,
Une flaque d'eau, comme un miroir,
Dans l'insolence et l’éphémère
Emmène-moi, partons loin d’ici...

Emmène-moi, si tu le veux bien,
Dans les méandres de ton âme meurtrie,
Là où l'amour cherche ses câlins,
Là où les jours ne sont plus nuits.
Emmène-moi, dans tes plus beaux volcans,
Lorsque la lave se fait brûlante,
Rouge vermeil, au couleur du sang,
Où coule la vie, belle et grisante
Emmène-moi, partons loin d’ici...

Paroles et musique: Robert Nicollet.

vendredi 12 juillet 2019

La rencontre









Comme ces amants du soir,
Finissant de « trop tard »
Qui n’ont que le plaisir,
D’avoir su séduire.
Comme ce vent éphémère,
Flirtant avec les mouettes
Au large, il se perd,
Sur l’horizon des « peut être »...
Ce soir, je s’rai au bistrot
A  boire des coups jusqu’à trop
M’imaginant d’être à deux
Heureux.

Ses longs cheveux si noirs,
Qui tombent comme le soir,
Sur sa gorge nue,
Sur ses pointes ingénues,
Ils roulent sur sa peau,
Et sa peau prend des airs
Caressant chaque mot,
Les mots dits pour lui plaire.
Puis, je fermerai les yeux,
J’m’imaginerai tous les deux,
Assis comme deux amoureux,
Heureux.

J’embrasse ses voyelles,
De mes lèvres de voyou
Mes îles sur son elle,
Et ses ailes dans mon cou.
Ses longs cheveux si noirs,
Qui s’allongent sur l’espoir
Réchauffera ma nuit
De douces caresses amies.
Puis, nous quitterons tous les deux,
Ce vieil hôtel miteux,
Cette chambre qu’on dit d’amoureux,
Heureux.

Quand les matins me grisent,
De ses lumières exquises,
Comme un jour en sursis,
N’attendant que la nuit,
Pour draguer les étoiles
En fond d’ébène animale
Lorsque l’illusion renaît
Des alcools imparfaits.
Comme tous les soirs, au bistrot
J’boirai des coups jusqu’à trop
J’m’imaginerai d’être à deux,
Heureux.

Paroles et musique: Robert Nicollet.

dimanche 23 juin 2019

Toi...




Je t’écris cette ballade,
Sur le coin de mon cœur
De Nantes à Stalingrad,
Il y a plus de dix heures.
Dis-moi, quand te reverrais-je, toi.
On s’est connu un soir,
Il pleuvait, tu avais froid
T’étais là sur l’boulevard,
Et moi, j’rentrai chez moi.
Dis-moi, quand te reverrais-je, toi.

T’es partie dans la brume,
D’un samedi d’automne,
La nuit faisait la brune,
Moi, je jouais du trombone,
Dis-moi, combien tu m’aimes, toi.
Il n’y a plus ta douceur
Dans cette chambre, le soir.
Il n’y a même plus de cœur,
Dessiné, là, sur le miroir.
Dis-toi, combien je t’aime, toi.


Le temps devient futile,
Dans cet appartement,
Une vie bien trop stérile,
Une vie où l’on se ment,
Et, tu sais bien, combien je t’aime, toi.
Combien encore de nuits,
Faudra-t-il patienter,
Combien de fois l’ennui,
Sera à mes côtés,
Et, tu sais bien, combien je t’aime, toi.

Peut être bien qu’un jour,
Juste derrière ma lucarne,
J’te r’verrai dans la cour,
Ton manteau sous le bras.
Parc’qu, tu sais, combien je t’aime, toi.
Alors nous partirons,
A bord de nos poèmes,
Jusqu’au bout, nous irons
Jusqu’à l’ultime, l’extrême,
J’te  dirai, combien je t’aime, toi.

Paroles et musique : Robert Nicollet.


mercredi 19 juin 2019

Liberté







J'aimerais te couvrir de pétales de lotus
Parfumer de baisers tes lèvres de vénus
J'aimerais dans le soir, effleurer l'épiderme,
De ton corps allongé sur la soie du suprême
Liberté, Liberté chérie.
Broder des mots d'amour, en dentelles de soupir
Aiguiser tes envies, jusqu'à l'ultime plaisir.
J'aimerais déguster dans le graal de tes nues,
Le vin chaud et fruité, de l’amour absolu.
Liberté, Liberté chérie.
Le jour s'embrume des caresses du soleil,
Ce frais matin d'hiver, au jardin en sommeil,.
Je ne te vois pas, pourtant je te devine,
Au travers du carreau, alors j'imagine...
Et nous dansons, nous chantons nos libertés
Aux souvenirs des colombes qu’ils ont assassinées.        
Et j’entends encore hurler nos cris de liberté...

Ta silhouette ambrée, aux lueurs vacillantes
Se mouvant subtilement, sur la soie amarante,
D'un canapé en satin, aux plissures embrasées,
Par ton corps en suspend de désirs amourés.
Liberté, Liberté chérie.
Un parfum embaume, le souffle de ton âme,
J'entends ton coeur vibrer, grisé par ta flamme.
Elle te saoule, t'enivre, te transporte infiniment
Lorsque le soir nous vient, perchés au firmament
Liberté, Liberté chérie.
Le jour s'embrume des caresses du soleil,
Ce frais matin d'hiver, au jardin en sommeil,.
Je ne te vois pas, pourtant je te devine,
Au travers du carreau, alors j'imagine...
Et nous dansons, nous chantons nos libertés
Aux souvenirs des colombes qu’ils ont assassinées.
Et j’entends encore hurler ces cris de liberté...

Nous plongeons nos nuits dans le jour de nos lunes.
Aux brumes en sursis d'un soleil nocturne.
Et, nous nous envolons, hirondelles du printemps,
A nicher nos toujours, comme deux jeunes amants.
Liberté, Liberté chérie.
Je laverai tes sanglots, aux plages de tes joues
Aux émeraudes de tes yeux, posés là, en bijou,
J'en baiserai les éclats, les rayons de lumières,
Les ombres endormies au lit de nos hiers.
Liberté, Liberté chérie.
Le jour s'embrume des caresses du soleil,
Ce frais matin d'hiver, au jardin en sommeil,.
Je ne te vois pas, pourtant je te devine,
Au travers du carreau, alors j'imagine...
Et nous dansons, nous chantons nos libertés
Aux souvenirs des colombes qu’ils ont assassinées.
Et j’entends encore hurler ces cris de liberté...


Aux sonates de tes vers, j'entends des harmonies,
Des larmes qui dégoulinent, sur les froideurs de la nuit
Cette mer en cavale sous les pluies de l'hiver,
Et ta voix qui sublime les chants de l'éphémère.
Liberté, Liberté chérie.
J'inventerai des cieux, au bout de l’infini,
Où nos jours couleront des plus belles rivières.
Où tes ailes coupées, par des hommes en folie
S’ouvriront à nouveau, pour reprendre les airs.
Liberté, Liberté chérie.
Le jour s'embrumera des caresses du soleil,
Ce doux matin d'été, au jardin en réveil,.
Je te verrai à nouveau, toi, sublime et divine
Au travers du carreau, alors j'imagine...
Et nous danserons, nous chanterons nos libertés
Aux souvenirs des colombes qu’ils ont assassinées.
Et j’entendrai toujours hurler ces cris de liberté...
Liberté, Liberté chérie.

Paroles et musique: Robert Nicollet.




jeudi 23 mai 2019

Laisse-moi partir,







Laisse-moi rêver,
Laisse-moi contempler la mer
Laisse-moi errer,
Et m’en aller solitaire.
Laisse-moi marcher,
Entre les vagues et la terre
Les pieds mouillés,
Et la tête dans les éclairs
Laisse-moi partir
J’ai besoin d’oublier notre histoire
Ça m’fait si mal,
Je veux m’en aller seul, dès ce soir.

Laisse-moi chanter,
Ces quelques mots de travers,
Un peu largué,
Malmené, titubant et lunaire.
Laisse-moi crier,
Hurler jusqu’à la dernière,
Laisse moi m’envoler,
Emporter, aspirer dans les airs.
Laisse-moi partir
J’ai besoin d’oublier notre histoire
Ça m’fait si mal,
Je veux m’en aller seul, dès ce soir.

Laisse-moi aimer,
Laisse-moi caresser la lune,
La douceur d’un baiser,
Et les rondeurs de l’écume
Laisse-moi brûler,
Ce dernier instant d’amour,
Blessé, écorché
Et, touché dans son toujours.

Laisse-moi partir
J’ai besoin d’oublier notre histoire
Ça m’fait si mal,
Je veux m’en aller seul, dès ce soir.
Laisse-moi partir... Laisse-moi partir...

Paroles et musique: Robert Nicollet.

vendredi 17 mai 2019

Le rendez-vous des poètes





Dans la rue des poètes
Non loin des cafés bars,
Elle est là, elle est chouette
Elle marche sur le trottoir.
La pluie n’y fait plus rien,
C’est comme ça tous les soirs,
On noie là notre chagrin,
Jusqu’au dernier cafard...

J’suis venu te retrouver,
Pour la nième fois,
J’voulais te dire des « je t’aime »
Et t’serrer fort dans mes bras

Rendez-vous chez Pedro,
Au menu quelques tapas,
Le Mexicain du bistrot !
Amateur de téquila
Et, l’ambiance se fait belle,
L’accordéon se fait roi
Juliette joue à la rebelle
Au rythme de ma voix.

J’suis venu te retrouver,
Pour la nième fois,
J’voulais te dire  des « je t’aime »
Et t’serrer fort dans mes bras

Mes amis d’la bohème,
Artistes et musiciens,
De guitares en poèmes
Jusqu’au cœur des magiciens.
Sans un sou dans les poches,
Nous chanterons toute la nuit,
Jusqu’à la dernière croche,
Nous serons là, mes amis.

J’suis venu te retrouver,
Pour la nième fois,
J’voulais te dire des « je t’aime »
Et t’serrer fort dans mes bras.

Paroles et musique: Robert Nicollet.


vendredi 9 novembre 2018

Madame Lune




Un soir d'été, en bordure du canal de Sète, un homme rentre de voyage. Il rejoint sa péniche accostée prés du quai Philippe Le Bel...il marche lentement, sa valise est encombrante et lourde. Il s'arrête pour changer de main son bagage, et regarde le ciel étoilé... il découvre alors, une lune ronde et superbe...


Voici le conte dans sa totalité:




Ou en séquences plus courtes:


Une nuit, une rencontre...



La lune messagère



Le cri de la lune



Amour de lune



Madame Lune (la chanson)



Et, voici le texte du conte:


Une nuit, une rencontre...

J’ai posé mes valises, sur le bord du canal,
Les pieds dans une flaque d’eau, la tête dans les étoiles
Fixant  la lune, blanche comme la neve des cimes,
Vierge, pure, lumineuse, aux frontières de l’intime.
Elle était là, un soir, comme un mois de septembre,
A cacher ses humeurs, derrière l’ombre des pampres,
Que le vent chatouillait de sa douceur invisible,
Transparente, mais câline, savoureuse et sensible.

La lune ronde comme vénus, au fœtus nacré,
Se dressait dans le ciel, en déesse sacrée,
Elle semblait me parler, et je ne voyais qu’elle,
Ses formes envoûtantes, ses cratères en dentelles
On voyait derrière elle, des poussières de vie,
S’illuminant de feu, jaillissant de la nuit,
Que sa voix était douce, une caresse sur ma bouche,
Un discours en sourdine, une mélancolie qui accouche…

Chaque mot, chaque tirade, ponctué de sanglots longs,
Me parlait d’amour, de son être le plus profond,
Elle me contait son histoire, lorsqu’elle vivait sur terre,
Puis, la grande explosion, la rupture, son calvaire,
Séparée de sa sœur, devenue si lointaine,
L’une, la planète bleue, l’autre boule inerte,
Mais toujours attachée à cette sœur, pleine de vie,
A cette sœur, à sa beauté, ses merveilles en sursis.

« Ne m’oublie pas », disait-elle, la gorge serrée,
La voix tremblante, une angoisse aux étoiles, lâchée,
Dont l’écho bleu s’entendait dans tout l’univers
Loin, loin, là où la vie n’est que poussière…                             


La lune messagère


La lune fit silence, plus un bruit, autour d’elle
Pas même le sifflement du vent dans les tonnelles.                                                                            
Un épais nuage traversa le ciel étoilé,
Puis, la lune réapparut, toujours plus en beauté.

Magnifique sphère, parsemée de multiples cicatrices,
Ses milliers de cratères, en forme de calice,
Me fixaient ardemment, d’un regard aiguisé,
Tranchant, pénétrant, comme lame de l’épée.

Je restais là. La nuit. Captivé, fasciné,
Par son rayonnement et sa belle clarté,
Par sa fidèle présence, sa splendide féminité
Sublime message de tendresse et de paix.

Habillée d’un long voile, d’une tristesse, infinie,
Douces larmes de cristal, au bord de l’agonie,
Cette pluie fine d’amour, tombait sur notre planète,
Et, la lune me parlait, comme une âme de poète.

Discourant sur l’amour, l’harmonie et la vie,
Que la terre était belle, au grand noir de la nuit,
Mais qu’elle semblait si grise au soleil de midi,
Lorsque le zénith rayonnant sur le bleu assombri
La rendait si fragile, si malade, si meurtrie.
Madame lune portait tant de regrets dans son cœur,
Et l’univers tout entier écoutait ses pleurs,
Alors la frêle ondée, sous des cris de tempête
Se transforma en ouragan, inondant « nos peut être »
La lune criait, pleurait, implorait, suppliait,
Et ses larmes répondaient à nos folies humaines
Nous étions là, nous les hommes si bas, si minables,
Égoïstes inconscients devant l'instant inéluctable…
Et, nous en portions tous, la toute responsabilité.
Nous connaissions aussi, les causes de nos forfaits.
Notre lune, confidente, éclairait le chemin,
Celui d’une nouvelle vie, du respect des demains…

Le cri de la lune

Aux éclats de brume des étés de carbone,
Aux chaleurs brûlantes aux bords de l’amazone
Aux vagues déferlantes sur l’empire des îles
Aux cyclones en démence, sur nos cités, sur nos villes
Aux larmes des vivants, aux espèces ravagées,
Aux forêts décimées, aux fleuves asséchés
Aux rivières polluées, aux terres désertées,
Aux noirceurs du ciel, aux lourdeurs des nuages,
Aux dérives des idées, aux armes fossoyeuses
Aux guerres déployées, aux bombes ténébreuses
Aux glaces en péril, aux icebergs en errance,
Aux cris de la nature, aux morts par ignorance
A l’amour mutilé, où le cœur s’est perdu,
Aux déchirures du temps, aux espaces disparus
Aux discours synthétiques, aux mensonges acharnés,
Des grands de ce monde, des parlottes de palais,
Des schizophrènes aveugles, aux délires versatiles
Aux sinistres maîtres d’un monde en péril
Aux poètes en prison, aux consciences muettes,
Aux maquillages de raison, pour de l’argent à tue-tête…



Amour de lune

Reste près de moi ma lune, murmure moi des mots vrais,
Dis-moi que tout n’est pas fini, que l’on peut vivre en paix,
Sur la planète bleue, sur nos terres, sur nos mers,
Dans les villages, les forêts, dans les vallées, nos rivières.
Les lacs, les montagnes, les villes et les déserts,
Aux creux des canyons, aux plus hauts des belvédères.

Dis-moi un peu d’amour, réchauffe moi le cœur,
Serre moi fort dans la nuit, allume mes noirceurs,
Réveille les idéaux, fais jaillir la lumière,
Dessine le futur, aux nuances de l’éclair,
Qu’elles explosent dans le ciel, comme un feu d’artifice
Imagine une terre aux parfums de délice.
Imagine un ciel pur, aux vents de liberté,
Des colombes argentées, s’envolant, regroupées
J’entends déjà leurs cris, messagères de paix,
Une lettre d’amour à la vie, pour toute l’humanité.
Reste là, veille sur la terre, sur la folie des hommes,
Sur leur prétention, leur orgueil, et leur dogme
Qu’ils ne reprennent jamais, le pouvoir sur le monde.
Qu’ils ne reprennent jamais, le pouvoir sur le monde.

Marchons ensembles, unis, qu’importent nos différences,
Il est des chemins en balade vers l’espérance
Elles nous enrichissent, ce que je n’ai pas en moi,
Toi, tu me l’offres, et j’en ferai autant pour toi,
Comme pour tous, imagine, un monde d’harmonie,
Où l’on scellerait, le mot amour à l’infini.

Tu portes en toi,  la conscience, l’humanité
Chaque regard vers toi, c’est un message de paix,
De respect des vivants, de la vie, de l’amour,
Notre terre restera bleue, comme le bleu du toujours
Comme la clarté des mers, comme la force des océans,
Qu’on accroche ce message, dans le cœur des braves gens,
Tu es la conscience des hommes, la conscience des hommes,
Rappelle toi, Madame lune, la conscience des hommes…

Alors, lorsque la nuit se pose sur un ciel étoilé,
Et que la lune, te fixe, comme pour te parler,
Écoute la, elle a tellement d’amour à t’offrir,
Elle sait les mots, elle sait où te conduire…


Madame lune

Madame lune a le visage humide,
Elle se penche pour regarder la terre
Verse des larmes sur les hommes stupides
Elle a l’cœur, qui se met de travers.

Madame lune raconte la planète bleue,
La vie, juste avant qu’on en soit là
Lorsque le monde était harmonieux,
Quand les hommes marchaient à l’endroit,

Madame lune nous murmure à l’Amour,
A la vie, au respect du climat,
On répond par de faux discours,
Mais le monde ne nous appartient pas

Mais, madame lune, a tout le temps,
Il y a des millions d’années qu’elle attend,
Si elle pleure, c’est pour les vivants,
Et les hommes qui sont inconscients…

Madame Lune, s’endort maintenant,
Sa rondeur sur les épaules du jour
Peut être bien que je verrais vraiment,
Les hommes semer des graines d’amour.

Paroles et musique : Robert Nicollet.


vendredi 5 octobre 2018

La déchirure.




C'est une barque qui s'échoue,
Quelques mots au bout d'une larme,
Qui ruissellent, en coeur de voyou,
Dans le torrent de nos vacarmes.
C'est le matin gris, qui se lève,
Nue allongée, comme "Madame",
Les draps de soie hantés de rêves,
Et les froissures du vague à l'âme.

C'est le noir de ton rimmel,
Qui s'abandonne aux creux des yeux
Laissant la peine, en sentinelle,
Pour s'habiller d'un triste adieu.
C'est le blizzard qui s'est perdu,
Un drôle de soir, en plein hiver
Dans une impasse, une presque rue
Qui voit l'trottoir en plein désert.

C'est du champagne qui coince la bulle,
Au fond d'un verre, le coeur à sec,
Qui jette l'amour au vestibule,
Dans un placard, sans un copeck.
C'est ta vertu pour trois fois rien,
Un verre de plus, au bar machin
Quand le patron quitte le turbin
Aux lueurs de nos petits matins...

C'est une idée, en noir de peau,
Que notre temps a trop tagué,
Une illusion en deux, trois mots,
Et, toi, fantasme d'une mal aimée.
C'est le temps d'l'amour qui s'fout d'la chute
Qui jouit du vide, juste un instant,
Ses heures qui s'mêlent à nos minutes,
Et nos secondes qui foutent le camp.

Ça brûle la gueule, ça crache du feu,
Ça vous emporte au septième der
Comme ces amants, perdus aux creux
De leurs plaisirs de l'éphémère.
C'est une nuit sans les étoiles,
Au ciel de nos derniers "je t'aime",
Le rêve en berne, le coeur en voile,
On s'cache derrière nos théorèmes,

C'est le chagrin, qui t'crève le coeur,
Quand  le soir, l'alcool t'embrumes,
T'as la bouteille qui change d'humeur,
Les verres qui défilent, qui t'enfument,
Puis tu t'endors, la nuit en vrac,
Dans les parfums d'la solitude,
Ta vie, elle tient juste dans un sac,
Mais tu l'oublies, comme d'habitude.

Alors les yeux comme des soupirs,
La tête penchée, sur les épaules,
Tu raccommodes, tes souvenirs,
Tu en rajoutes, et t'en rigoles...

Paroles et musique: Robert Nicollet.