mardi 24 février 2015

Je te dis "je t'aime".


Chanson extraite de l'album " Faut-il en rire ou en pleurer?..."






Je te dis "je t’aime".



Je te dis je t’aime
Avec les mots que j’emmène,
Sur nos rêves les plus fous,
Nos images en bohème.
Je te dis je t’aime
Et mon Amour t’emmène
Là où le monde se fout
Des gens qui nous enchainent.
Là où le monde se fout
Des gens qui nous enchainent.
Là où nos cœurs vaincront
De tant et tant de haine.
Je te dis je t’aime
Avec les mots que j’emmène,
Pas même un canon,
Fera taire mes « je t’aime ».

Je te dis je t’aime
Avec les mots que je promène,
Sur nos éclats de rire,
Et nos moments de délires.
Je te dis je t’aime
A ton corps de Reine,
L’amour triomphera
Sur leur scène de haine.

L’amour triomphera
Sur leur scène de haine.
Et que la honte fasse taire,
Leur langage mercenaire.
Et, je te dis je t’aime
Avec les mots que je promène,
Notre amour est plus fort,
Que ses redresseurs de tort.

Je te dis je t’aime
Nos larmes ne sont pas veines
Elles se posent sur ta joue
Pour te laver tes peines.
Je te dis je t’aime
Il est tant que reviennent
Nos instants de plaisir
Qu’ils ont voulu détruire,
Nos instants de plaisir
Qu’ils ont voulu détruire,
Ces fous, ces bandits
Qui ont pillé nos vies,
Ces sinistres vautours
Ces briseurs d’amour,
Ces soldats du pire,
N’ont qu’à bien se tenir.

Paroles et musique: Robert Nicollet.

mercredi 4 février 2015

Rêve à Nathalie

Extrait de l'album "Briseurs de rêve"








Rêve à Nathalie

Je m'allongerais bien
Sur les plages de ton corps.
Pouvoir prendre un bain,
Dans tes yeux que j'adore.
Frôler, puis inonder
De rivière de baisers
Tes lèvres magiciennes
Aux allures comédiennes
Qu'est-ce que t'es belle dans tes vingt ans,
T'as plein de merveilles,que j'aime tant.
Partir en vadrouille,
Sur des montagnes de décor
Découvrir si je fouille
Des milliers de trésors.
Goûter partout en toi,
La douceur de ton miel,
Puis, promener mes doigts,
Sur ton corps en sommeil.
Qu'est-ce que t'es belle dans tes vingt ans,
T'as plein de merveilles,que j'aime tant.
J'aimerais te dire aussi,
Des  choses pleines de folies,
De celles qu'on imagine
Dans les nuits blanches de Justine.
Ce n'est pas dans cette ballade
Ni dans toutes mes salades?
Que je pourrais te conter,
Tous mes délires éveillés.
Qu'est-ce que t'es belle dans tes vingt ans,
T'as plein de merveilles,que j'aime tant.
J'aimerais avant de finir,
Pouvoir te séduire,
Coller mes sentiments
Sur tous tes dépliants,
Ceux que tu distribues
Aux personnes venues
Voir le théâtre joué,
Par des artistes sous-payés.
Qu'est-ce que t'es belle dans tes vingt ans,
T'as plein de merveilles,que j'aime tant.
Tu sais ne fais pas gaffes,
Aux conneries que je déballent.
Avant de mettre dans ma poche,
Mon moulin à paroles
Merci pour ton sourire,
Et tous ces bons moments.
J'aimerais avant de finir
Te dire tout simplement,
Qu'est-ce que t'es belle dans tes vingt ans,
T'as plein de merveilles,que j'aime tant.


Paroles et musique: Robert Nicollet




vendredi 30 janvier 2015

Reste près de moi



La terreur est l'arme de l'impuissance...






Reste près de moi


Ils portent leurs mensonges, vernis de mots acides
Des mots à censurer la liberté de l’âme
Des mots qui tuent l’amour d’orgasmes insipides
Des sentiments plaqués aux façades infâmes.
Ils collent de leur verbe, des étiquettes sans vie,
Des trucs que l’on ramasse dans les ruelles obscures,
Qui vous crache à la gueule, en plein froid, dans la nuit,
Quand la pluie ruisselle sur de cristal blessures.

Dans leurs lits de draps noirs, messagers du pire
Ils s’inventent des rêves, pour cacher leur cauchemar,
Et sur la grève, le soir, la mer se retire,
Laissant la solitude errer sur le trop tard.
Au loin, passent des mouettes aux ailes argentées,
Qui cueillent des soupirs aux regards de lune,
Et, les vagues me ramènent cette question hantée
Où est l’amour, mon Dieu, dans cette immense brume.

Les nuages gonflés du néant du déni,
Des souvenirs glacés, d’éclairs obscurcis,
Déversent leur haine profonde sur nos âmes en sursis
Ô toi mon bel amour, qu’a-t-on fait de nos vies ?
Et la nuit se cavale, dans des cieux noirs aveugles,
Où l’on fête l’illusion de savoir plus qu’on ne dit,
Et l’on croit ses discours, ces mensonges que beuglent,
Ces infiniment faibles, ces infiniment petits.

Cette mer amarrée aux coques des navires,
Cette terre atterrée enterrant son empire,
Où est l’amour, mon Dieu, aux frontières du pire,
On trouble l’innocence, en jouant aux martyrs.
Et filent les étoiles, de toiles magiciennes,
Éclairant l’univers, ta poésie limpide,
Et leurs rythmes balancent leur fougue dans l’arène,
La mise à mort est proche, peut être ce Samedi.

Ils annoncent la tempête, les marins rentrent au port,
Leur pêche est incertaine, et le danger trop fort,
Viens,  reste près de moi, tes lèvres proches des miennes,
Dans l’ivresse du matin, tes caresses sur les miennes.
Ils ont tout essayé, du mensonge à la haine,
De leur esprit crochu aux griffes des vautours,
Ils ont tout essayé, mais leur guerre fût vaine,
La résistance est maître, aux sourires de l’Amour.

Il est des mondes charmants, où la parole s’éclaire,
Où l’âme et sa mémoire, ne sont que douce lumière
Cracher encore paroles, votre langage amer,
Mais le vent de la mer saura les faire taire.
Ils annoncent la tempête, les marins rentrent au port,
Leur pêche est incertaine, et le danger trop fort,
Viens,  reste près de moi, tes lèvres sur les miennes,
Jusqu’au petit matin, reste ma douce sirène.

Paroles et musique: Robert Nicollet




mardi 20 janvier 2015

Ballade pour Aline




Extrait de l'album 
" LES BRISEURS DE RÊVES".

"Ballade pour Aline" a remporté le premier prix de la classe "auteur compositeur interprète" aux 
Rencontres de la Chanson 1997.





Ballade pour Aline


Elle chantait des poèmes
Sur les trottoirs mouillés,
Elle écrivait des « je t’aime »
Sur les portes du lycée,
Et sur son jeans délavé,
Il y avait toutes ses idées,
C’était une grande copine,
Elle s’appelait Aline.

Elle s’était mise en marche,
Pour la paix au vietnam,
Pour les bonzes qui cramaient,
Là-bas sur le macadam,
Contre les « B-52 »,
Et tous ces militaireux,
C’était une grande copine,
Elle s’appelait Aline.

Elle piquait Charlie hebdo,
Dans les kiosques à journaux,
Il y avait des dessins de Reiser,
Plein ses étagères,
Quand elle ouvrait le Figaro,
C’était pour la chasse d’eau.
C’était une grande copine,
Elle s’appelait Aline.

Une fois le bac dans le sac,
Elle partit à la Fac,
Ses cours d’économie,
Lui bouffaient toute sa vie,
Puis à minuit et demie,
Elle me rejoignait au lit,
C’était une grande copine,
Elle s’appelait Aline.
  
Elle travaille aux finances,
Service des contredanses
Elle commence à huit heures,
Rentre chez elle à cinq heures,
Puis elle allume la télé,
Et elle va se coucher
C’est ce qu’on t’a enseigné
A l’université.

Mais où est ma copine,
Des « Martin Luther King »,
Des combats passionnés,
Où sont tes grandes idées?
Excuse moi quand même,
Si je t’ai fait de la peine,
A manier les souvenirs,
On se rend compte du pire.

Mais, tu chantais des poèmes
Sur les trottoirs mouillés,
Tu écrivais des « je t’aime »
Sur les portes du lycée,
Et sur ton jeans délavé,
Il y avait toutes tes idées,
Tu restes une grande copine,
Toi que j’appelle Aline.


Paroles et musique: Robert Nicollet.

samedi 3 janvier 2015

Madame Christelle.



Le monologue du Mendiant


Introduction


Au XVI ième siècle, en principauté d’Avignon, un troubadour nommé José est recherché par les soldats du Pape pour incitation à la rébellion. Il est arrêté, puis mis aux fers dans la prison du palais des papes, en attendant son exécution.
Là, il découvre son compagnon de cellule, Eliope, alchimiste, condamné pour sorcellerie. Un matin, en entendant les pas du geôlier et des bourreaux, il décide de lui sauver la vie. Il récite une formule expérimentale permettant de voyager dans le temps…
Sous une tempête diabolique accompagnée d’insoutenables claquements de tonnerre et d’une déferlante d’éclairs, José disparaît, transporté dans la spirale du temps.
Après un long périple, découvrant un univers encore inconnu, José arrive au XXI ième siècle dans une rue du vieux port de Marseille.
C’est l’automne, des feuilles de platane jonchent le parterre…




Extrait du "Monologue du Mendiant"



 LA RUE - Acte III - scène 2 .


José a trouvé du travail ; il fait ce qu’il sait bien faire, chanter. Il se produit chez « Madame Christelle » un bar de nuit. Cela permet, à Elinda et lui, de manger à leur faim… Elle, elle ne vend plus son corps ; la voici rentrant dans ce bar pour rejoindre José , il est une heure du matin, et la salle est encore pleine. José sous le charme de sa belle, saisit le verre de vin qu’il avait à portée de lui et dit: « Eh, je lève mon verre aux «Christelle» des faubourgs, une nuit, une bouteille, un voyage et l’amour !… »









MADAME CHRISTELLE

C’était au bar de mon quartier,
Que la bouteille la caressait.
Une clop au bec, son mec barré,
Un verre dans l’autre elle s’enivrait.
C’était au bar, un beau matin
Entre un bonjour, et beaucoup de vin
Madame Christelle me tendait la main,
Du fond de mon verre, je buvais ses seins.
C’était au bar, comme un bordel,
Comme un polar en jarretelles,
Une blague à vin, mais combien belle,
La poitrine de Madame Christelle.

Ronde comme une boule de billard
Saoul comme un ivrogne de marin
Çà tanguait fort jusqu’au grand large
Y’avait de la houle, y’avait du chien.
J’voulais la boire jusqu’au matin.
Nos gueules à gober les étoiles,
De la grande ours aux cuves à vin
A s’en noyer les amygdales.
C’était au bar, comme un bordel,
Comme un polar en jarretelles,
Une blague à vin, mais combien belle,
La poitrine de Madame Christelle.

Nos coudes accrochés au comptoir 

A se raconter nos comédies
A s’embarquer pour un nulle part
Une chambre en haut, dans un grand lit.
Les mains à effleurer nos sens,
La gorge sèche comme un désert.
Et sa poitrine qui se balance
Deux belles cerises sur mon dessert.
C’était au bar, comme un bordel,
Comme un polar en jarretelles,
Une blague à vin, mais combien belle
La poitrine de Madame Christelle

Paroles et musique: Robert Nicollet


tA suivre...


lundi 29 décembre 2014

Femme à Cuba.










Mes yeux perchés sur tes soleils,
J’entends ta voix, ton cœur chanté
Femme de Cuba, femme du réveil
Tes mots, ta joie, tes libertés.
De Santiago à La Havane,
Ondule tes rythmes, marque tes pas
Sous ton ciel bleu, lumières safranes
Ouvre ton âme, ouvre tes bras.
Cette chanson, elle est pour toi,
Femme d’Amour, et du combat
Démocratico, y Libertad.
Femme infinie, femme à Cuba.

Sur ta musique, la magie sonne
Dans mes entrailles, mes convictions
A tes paroles, mon cœur résonne,
Femme de charme, femme des passions
Dans ton combat, la vie est dure
Mais ton sourire, est des plus beaux
Femme de Cuba, Femme d’azur
Montre-moi la route, je ne sais plus trop.
Cette chanson, elle est pour toi,
Femme d’Amour, et du combat
Démocratico, y Libertad.
Femme infinie, femme à Cuba


Les enfants jouent dans les ruelles
Leurs rires les portent jusqu’à la nuit,
Il n’y a pas d’ombre, ni sentinelle,
Le jeu, la vie, sont grands amis,
Si le silence des clairs de lune
Trouve tes beaux yeux, ange du soir
C’est pour effeuiller une à une,
Les phrases d’amour, les cris d’espoir.
Cette chanson, elle est pour toi,
Femme d’Amour, et du combat
Démocratico, y Libertad.
Femme infinie, femme à Cuba.

Je garderai de mon voyage
De belles images où tu seras
Femme aventure, femme courage
Je sais toujours que tu vaincras.
Ce grand pays, que tu construis
C’est des sourires, et pleins d’amour,
Cette belle île, un paradis,
Où l’amitié, c’est pour toujours.
Cette chanson, elle est pour toi,
Femme d’Amour, et du combat
Démocratico, y Libertad.
Femme infinie, femme à Cuba.

Cette chanson, elle est pour toi,
Femme d’Amour, et du combat
Démocratico, y Libertad.
Femme infinie, femme à Cuba.
Femme infinie, femme à Cuba.
Femme infinie, femme à Cuba.

Paroles et musique: Robert Nicollet.

mercredi 3 décembre 2014

Petite main tendue




Une petite main tendue, un regard qui demande...






                       ... Et la vie continue, sans rien avoir appris...


Petite main tendue

Petite main tendue au creux d’un long sourire.
Petit sourire ravi au clair de tes yeux bleus,
Drôle d’histoire emporté aux mains du souvenir
Souvenir éternel au plus haut de mes cieux.

Le cœur toujours ouvert, à cette main tendue,
Espérance accrochée aux lèvres inconnues
Deux regards qui se croisent, le premier n’en peut plus,
Quand l’espoir s’est enfui, quand l’espoir n’est plus.

Et la nuit est tombée, et le noir nous inonde
Sur ses habits souillés par l’indifférence du monde
Regarde la trembler, elle a faim, elle a froid,
Elle te ressemble tu sais, mais elle n’a pas de toit.

Pas de toit, pas d’Amour, pas d’histoire, pas de vie
Un grand sac de néant, un grand rien en sursis,
Demain est aujourd’hui, le passé, c’est ailleurs,
La mémoire s’est enfuie, et le temps n’a plus d’heure.

Elle est là, seule, à terre, les chaussures bâillantes de misère
Il n’y a plus de rimes, même les mots doivent se taire.
On a bien trop écrit, pour ne rien vouloir faire,
Habiller de l’oubli, nos discours éphémères.

Trop de mots, trop de phrases, trop d’idées étouffées,
Le temps est bien trop lasse, pour pouvoir patienter,
Le temps, c’est la mémoire, elle n’oublie pas la muette,
Mais il se fait très tard, aux miroirs des alouettes.

Accroche de belles musiques aux misères de la rue
Plante de grands arcs en ciel, dans le cœur des exclus
Et dans la nuit étoilée, explosent des lumiéres,
Ouvrant de lourdes portes aux victimes de nos guerres.

Ils meurent tous sans armes, la tête vers le trottoir,
Sur une grille de métro, ou dans un hall de gare,
Ils meurent sans rien autour, pas même une cigarette,
Ci-gît un être humain qui nous faisait la quête.

Elle, elle est morte ce matin, dans le brouillard des villes,
Un sac plastique comme coussin, un bout d’chiffon comme seule famille
Elle, elle est morte comme un oubli, dans le silence de l’anonyme.
Là où la porte du chagrin, lui ouvrent les chemins de l’abime.

Parles-moi, douce captive parles moi du néant,
Parles-moi qu’il fait froid dans le cœur des braves gens,
Dis-moi qu’on peut tout faire, que rien n’est terminé
Dis-moi des mots d’Amour, j’ai tant besoin d’aimer.

T’es partie bien trop tôt, dans la nuit matinale,
Quand le soleil libère du ciel les étoiles,
Quand le regard de l’autre à peine réveillée,
 Ne te regardes plus, ne sait plus qui tu es. 

Petite main tendue au creux d’un long sourire.
Petit sourire ravi au clair de tes yeux bleus,
Drôle d’histoire emporté aux mains du souvenir
Souvenir éternel au plus haut de mes cieux.

Et le vent souffle encore, le soleil est de glace
Il n’y a que buée sur mes mots de l’impasse,
Il n’y a que nausée, sur les paroles du pire,
Et la vie continue sans rien avoir appris.
Et la vie continue en cultivant l’oubli.